
Les marchés en guerre contre les Etats : jusqu’où ?
Les Etats sont dépassés par des marchés financiers qui veulent leur imposer leur logique de court terme. A force de se projeter dans l’éclatement de la zone euro, les opérateurs ...
Le « made in France », cache-misère industriel des politiques
Compter sur le « fabriqué en France » pour enrayer la désindustrialisation tient du rêve. Bien sûr, c’est utile. Mais il faudrait d’abord manifester une ambition industrielle. Edith Cresson et Francis Mer ...
La SNCF au pied du mur tarifaire
Face à l’austérité annoncée, les utilisateurs du train acceptent mal que la SNCF augmente ses tarifs. D’autant que le train est souvent synonyme de stress. Mais celle-ci pâtit de la ...
Les carburants à la pompe pâtissent du recul de l’euro
Le prix à la pompe des carburants est au même niveau aujourd’hui qu’à l’été 2008, alors que le baril de pétrole vaut 40 dollars de moins. Pourquoi ? L’euro a baissé. Malgré ...
La spéculation hors la loi
Face à la spéculation sauvage qui mord la main qui l’a sauvée, les Etats doivent réaffirmer leur autorité sur les marchés. Dans un premier temps, la spéculation a généré la crise. ...
L’énergie, nouvelle frontière du politique
Dans les programmes des partis, l’énergie fait souvent partie de l’intendance. En réalité, la politique menée construit les modes de vie. Pour des raisons économiques et de sûreté, les partis ...
L’Europe est-elle trop riche ?
L’Europe, région du monde la plus puissante économiquement, a des atouts si elle veut se rassembler. Mais plus elle tarde à les utiliser, plus le redressement sera difficile. Car les ...
TVA sociale contre CSG progressive, le clivage idéologique
Avec l’élection présidentielle, le temps n’est plus à l’analyse économique. Entre hausse de TVA et réforme de la CSG, la gauche et la droite ont choisi leur camp pour mener ...
Les marchés financiers jouissent-ils d’une impunité ?
Une crise de la dette souveraine succède à une crise économique générée par une crise bancaire. On promet l’austérité aux populations… Mais les acteurs à l’origine de la première crise ...
Casse-tête énergétique et contradictions politiques
La situation du Japon fait rebondir le débat du nucléaire en France. Certes, Nicolas Sarkozy, Président de la République, a tranché : la stratégie énergétique française, qui repose sur la prédominance ...
La « démondialisation », fausse piste pour l’emploi ?
Est-ce la mondialisation qui a détruit des emplois, ou les options retenues qui ont entraîné le recul de l’activité industrielle et fait disparaître des entreprises? Dans l’opinion publique, la mondialisation est devenue ...
Le démantèlement nucléaire, au doigt mouillé
Impossible de se faire une idée sur le coût du démantèlement du parc nucléaire, alors qu’il doit normalement être provisionné. Tout dépend de la méthodologie, et du sens donné à ...
Pourquoi les raffineries ferment-elles en France?
Trois usines fermées en 18 mois : les raffineurs désertent-ils l’Hexagone? Le raffinage français n’est pas le seul touché, mais il encaisse. Après la fermeture de la raffinerie Total de Dunkerque en ...
Le désamour industriel français condamne le commerce extérieur
Le déficit de la balance commerciale française enregistre de tristes records. Peut-on revenir sur l’abandon d’une ambition industrielle ? Un record dont on se passerait bien : 69 milliards d’euros de déficit commercial pour la ...
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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE
L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.
ARTICLES ET CHRONIQUES

LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?
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DEUX SIECLES DE DEMOGRAPHIE COMME SEPT FOIS L'HUMANITE
Sept milliards de personnes dans le monde aujourd'hui, contre un milliard au début du XIXe siècle. Faut-il craindre l'avenir? Avec la baisse de la fécondité, la population mondiale pourrait plafonner à 10 milliards d'habitants au tournant du XXIe siècle, puis diminuer. La Terre alors, deviendrait majoritairement peuplée de personnes âgées. C'est peut-être cela qu'il faut craindre.

L'EAU POUR TOUS? DE MOINS EN MOINS...
La consommation d’eau augmente deux fois plus vite que la démographie. Au milieu du siècle, 40% de la population mondiale – qui aura atteint 9 milliards de personnes – seront confrontés à des problèmes de ressources en eau. Le cycle de l’eau est immuable: il ne permet pas de générer de nouvelles ressources, et l’eau douce ne représente que 3% des réserves sur la planète. La proportion d’eau destinée à la consommation domestique et qui constitue un enjeu vital pour un homme sur quatre, ne représente que 8% du total. Car 22% de l’eau utilisée dans le monde est captée par l’industrie et 70% est destinée à l’agriculture pour ses besoins en irrigation. En plus, seulement 2% des eaux usées, collectées et retraitées sont réutilisées. Dans l’attente qu’un système de solidarité internationale se mette en place, le principe de « l’eau pour tous » reste un vœu pieu dès aujourd’hui pour le quart de la planète.

LES PEAGES FLAMBENT
Se déplacer en voiture revient de plus en plus cher. Par exemple, pour un Paris-Nantes sur autoroute, compter entre 40 et 50 euros de carburant selon qu’on utilise une automobile de gamme moyenne consommant du gazole ou du super 95, plus 34 euros de péage. Pour un Paris-Lyon ou un Paris-Strasbourg, entre 50 et 60 euros de carburant et de 31 à 35 euros de péage. En dix ans, le prix du litre de super a augmenté de 50%, et celui du gazole de 70% ! Viennent s’ajouter les hausses des péages (1,5 fois l’inflation en 2011, et toujours plus que l'inflation en 2012) qui ignorent les critiques de la Cour des comptes. Le résultat est là : les péages autoroutiers représentent aujourd’hui 70 à 80% des dépenses de carburant sur autoroute.
