La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

Après la révélation d’un nouveau fichier d’exilés fiscaux français, belges et allemands au Luxembourg, des questions se posent sur la politique du Grand Duché avant qu’il ait consenti à la ...

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Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Une carrière fulgurante, des résultats mitigés. Maintenant, Emmanuel Macron va devoir convaincre qu’il peut être un leader politique autrement qu’avec des petites phrases douces et assassines.   Macron président ? Que l’ex-ministre de ...

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Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Pour revenir à la situation de mi-2012, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse d’un quart en un an. Impossible, même avec un plan massif pour l’emploi, bien tardif mais ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Transports

La SNCF commercialise les billets TGV des nouvelles lignes à grande vitesse sur Bordeaux et Rennes qui seront exploitées à partir de juillet prochain.

 

Avec des hausses de tarifs importantes, mais des possibilités de prix cassés.

 

La vitesse a un coût, donc un prix. Et lorsque la vitesse augmente, les tarifs suivent. Il était donc prévisible que la mise en service en juillet prochain des TGV de la ligne Océane sur Bordeaux et de la ligne Armorique sur Rennes, vingt huit ans après le TGV Atlantique, se traduise par une augmentation des tarifs sur ces destinations.

 

Pour un gain de temps de 35 minutes entre Paris et Rennes et de 70 minutes entre Paris et Bordeaux, la… SUITE

Les périodes pré-électorales sont propices à l’émergence de revendications que les futurs candidats auront à cœur de satisfaire.

 

Bien que leurs dossiers n’interpellent pas directement le gouvernement, les chauffeurs de VTC qui bloquent les aéroports et les autocaristes dans leur récente opération escargot, ouvrent le bal.

 

A l’occasion des fins de mandat, les groupes de pression réfléchissent toujours à réactiver leurs revendications, dans l’espoir que l’équipe sortante au pouvoir sera bienveillante à leur égard pour éviter des conflits qui nuiraient au résultat de leur écurie à la prochaine élection. C’est l’époque des concessions qui n’ont pas été accordées auparavant, des chèques en blanc dont la future équipe supportera le poids, des cadeaux fiscaux qui ponctionnent les caisses de… SUITE

Le manque de cohérence entre les politiques de Paris et de la région Ile de France accroit les effets d’une pollution aggravée par une situation anticyclonique.

 

Les émissions locales de polluants s’ajoutent aux flux de gaz à effet de serre flux qui circulent autour de la planète.

 

Au départ, l’épisode de pollution atmosphérique que connaît la région parisienne depuis plusieurs jours trouve son origine dans une configuration météorologique fort courante. Un anticyclone stationne actuellement sur l’Europe occidentale, caractérisé par l’existence d’une masse d’air froid qui tend à descendre vers le sol en y créant une zone de haute pression. Cette pression repousse les vents à l’extérieur de cette zone, de sorte que la circulation d’air est relativement faible.… SUITE

Après l’emballement du lancement des « cars Macron », la rationalité économique reprend le dessus. Douloureusement.

 

Seize mois après la promulgation de la loi Macron d’août 2015, la libéralisation du transport interurbain par autocar est confrontée à ses premières contradictions. Et les déconvenues ont un goût amer pour les salariés de l’opérateur Megabus qui en sont les premières victimes.

 

Au plan social, les projections avancées à l’occasion du débat à l’Assemblée nationale début 2015 se révèlent pour l’instant fort optimistes. France Stratégie, le commissariat à la stratégie rattaché à Matignon,estimait sur la base de l’exemple britannique que cette déréglementation « aboutirait à la création nette de 22000 emplois » à terme. La tendance est tout autre : on n’en relevait guère que… SUITE

En contournant Guillaume Pépy pour négocier une sortie de crise avec les syndicats, le gouvernement torpille l’autorité du président de la SNCF pour préparer la libéralisation du chemin de fer à laquelle ces syndicats s’opposent.

Guillaume Pépy peut-il rester à la tête de la SNCF ? De quelle autorité peut-il encore se prévaloir pour faire évoluer l’entreprise après les propos tenus par Manuel Valls, amplifiés par ceux d’Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports ?

« M. Pépy ne peut pas avoir de problème avec le gouvernement », a rétorqué le Premier ministre à ceux qui s’étonnaient que le secrétaire d’Etat ait pu concéder aux syndicats de cheminots des dispositions contraires à celles que le patron de la SNCF voulait introduire dans le projet de… SUITE

Même si les préavis de grèves n’ont pas tous le même objet, ils font courir un risque de blocage de l’économie.

 

L’heure n’est plus à la pédagogie, mais à la recherche d’une solution d’apaisement.

 

La contestation sociale s’emballe. Après les grèves tous azimuts lancées à partir de cette semaine dans les transports par la CGT, FO et SUD-Rail, la CFDT et l’UNSA ont décidé à leur tour de déposer des préavis de grève reconductible à partir du 31 mai.

 

Dans le détail, les motifs sont distincts : les deux derniers syndicats cherchent seulement à exercer une pression sur les négociations qui se tiennent actuellement à propos de la future convention collective des cheminots qui concernera aussi bien la… SUITE

La CGT prend la tête d’un mouvement contestataire pour marquer son retour à une ligne dure et défier la CFDT réformiste.

 

Les grèves dans les transports, d’une forte capacité de nuisance avec l’Euro et les prochaines vacances, peuvent être la première étape d’une stratégie à tiroirs.

 

C’est par les transports que certains syndicats, CGT en tête, comptent  allumer la mèche d’un mouvement de grève nationale, dans lequel seraient brassés divers types de revendications et en utilisant la toile de fond de l’Euro de football et des futurs départs en vacances pour accentuer la pression sur le gouvernement. Avec, comme éléments détonateurs, la loi Travail et le court-circuitage du débat parlementaire par le gouvernement pour l’adopter.

 

A neuf… SUITE

Entre les files de voitures, l’attention du motard est à son maximum. Pas celle de nombreux automobilistes qui lisent et envoient des tweets et des textos.

 

La chance en plus de la prudence, c’est tous les matins à moto dans les embouteillages.

 

A moto, le moindre accrochage qui se solderait en voiture par juste un peu de tôle froissée, peut avoir de tragiques conséquences. Et aujourd’hui, il faut bien parler de chance pour parvenir à éviter tous les écarts et erreurs de conduite des automobilistes drogués aux tweets et aux textos qui consultent leurs messages et y répondent tout en conduisant. Pour les motards dans les embouteillages de voitures, la circulation inter-files est autorisée à titre expérimental depuis… SUITE

Des salariés de la SNCF et de la RATP sont suspectés de radicalisation.

 

Discrètement, ils sont sous la loupe les directions des sociétés, et éventuellement mutés sur des postes non sensibles.

 

Après les déclarations du président de la SNCF Guillaume Pépy sur RMC déclarant que la SNCF « ne dispose pas des fiches S, mais peut avoir l’info qu’une personne est suspecte », et après que des soupçons de radicalisation – relativisés par la présidente Elisabeth Borne – circulent de plus en plus dans les médias,  un éclairage plus précis s’impose. Notamment pour éviter toute manipulation de rumeurs qui pourrait aboutir à une psychose.

 

Des sociétés comme la SNCF  employant 150.000 personnes (240.000 pour le groupe) ou la… SUITE

Après un crash, les autorités impliquées cherchent toujours à dégager leur responsabilité pour protéger leurs intérêts économiques.

 

Leur maîtrise de la sécurité constitue un autre enjeu dans le cas d’un risque terroriste. La communication entre en jeu.

 

Dans les enquêtes sur les accidents d’avions, les pouvoirs s’affrontent au moment des conclusions. Plus les informations recueillies pour établir les circonstances d’un crash laissent la place à l’interprétation, plus il est difficile de parvenir à un consensus sur les causes de l’accident. C’est alors le bras de fer.

 

Acte volontaire sur le vol EgyptAir en 1999?

 

Un exemple en est donné avec la disparition du Boeing 767 d’EgyptAir, le 31 octobre 1999 avec 217 personnes à bord,… SUITE

La tragédie de Puisseguin oblige à s’intéresser aux conditions de la libéralisation du transport par autocar.

 

Et de la sécurité dans le partage de la voie publique avec les camions, les voitures et les deux-roues.

 

Le tragique accident d’autocar qui, suite à la collision avec un poids lourd à Puisseguin en Gironde, a causé la mort de 42 personnes, oblige à porter une attention particulière sur la façon dont la libéralisation du transport interurbain par autocar de longue distance, va s’appliquer avec la loi Macron.

 

Grâce à cette loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances adoptée le 6 août dernier, le transport par autocar – qui n’en est qu’un des volets – a connu un… SUITE

Une compagnie aérienne fonde sa réputation sur la confiance de ses passagers.

 

Après l’explosion de colère, Air France doit impérativement relancer le dialogue social pour restaurer son image auprès de ses salariés comme de ses clients.

 

Ce qui passe par d’autres méthodes de négociation.

 

En laissant les syndicats des différentes corporations se dresser les uns contre les autres, la direction d’Air France s’est livrée à un jeu dangereux qui peut lui coûter bien plus cher qu’une chemise, fût-elle celle d’un directeur des ressources humaines.

 

La méthode avait déjà été utilisée lors de la précédente confrontation avec les pilotes en septembre 2014, lorsque ceux-ci refusaient les efforts réclamés par la direction pour voler sur la compagnie low-cost… SUITE

L’autocar et le low-cost bousculent le concept de « TGV pour tous » des origines.

 

La SNCF en profite pour s’émanciper de la condition d’opérateur ferroviaire classique.

 

La réforme du système ferroviaire, effective depuis juillet 2015 et qui a réuni l’ancienne SNCF et Réseau ferré de France (RFF) dans un même groupe, a servi de cadre à un changement profond de stratégie. En devenant SNCF Mobilités, l’ancienne entreprise de services ferroviaires signifiait clairement qu’elle ne se cantonnerait plus au seul chemin de fer, et qu’elle s’ouvrait à toutes les formes de déplacement sur rail ou sur route.

 

Le pli était déjà pris puisque certaines liaisons sur des lignes régionales sont déjà assurées par autocar lorsque le train devient… SUITE

Les actions avec blocages à l’appui se succèdent dans les transports. Un début d’été difficile à la veille de la grande saison touristique.

 

Sur terre comme sur mer ainsi que dans les airs, les mouvements sociaux dans les transports se multiplient, et la perspective d’un déplacement génère d’autant plus d’inquiétude que la période estivale avec les départs en vacances est propice aux grèves.

 

Poussée de fièvre

 

On a vu, le 25 juin, la capacité de nuisance de 2800 taxis dans l’ensemble de l’Hexagone, bloquant les périphériques parisiens et les accès à l’aéroport de Roissy, mais aussi d’autres points stratégiques à Marseille, Lyon, Toulouse…. Avec les conséquences désastreuses sur l’image de Paris et de la France, première destination… SUITE

 Le potentiel portuaire de la Grèce n’est pas entièrement exploité.

 

La privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique, gelée par le gouvernement Tsipras, est finalement débloquée. Le Pirée pourrait devenir un hub maritime de tout premier plan.

 

Qu’Athènes reste dans la zone euro ou en sorte, la Grèce va devoir faire fructifier son potentiel maritime. Car c’est une richesse dont l’économie nationale ne profite pas suffisamment aujourd’hui, comparativement à d’autres pays. A tel point que des opérateurs privés étrangers sont prêts à prendre le relais dans la mise en valeur des ports.

 

Pourtant, la mer est au cœur de la culture grecque. Par la géographie d’abord, avec quelque 120 îles habitées baignant surtout dans la… SUITE

guerillero

PATRIOTES ? Les électeurs frontistes souhaitent le rétablissement des frontières et des taxes à l'importation. Mais les mêmes, comme consommateurs, choisissent-ils d'eux-mêmes des produits made in France lorsqu'ils ont le choix ? Pas sûr! On pourrait regarder s'ils ne possèdent tous que des voitures françaises, par exemple. Avant de rétablir des taxes qui augmenteront les prix des produits importés et qui, en retour, pénaliseront les exportations, que ces consommateurs qui se disent patriotes commencent par privilégier les marques françaises, sans forcément cadenasser l'Europe ni verrouiller le libre échange.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.
Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.
Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.
Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.
En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.
Mais il n’existe pas de remèdes miracles pour réduire les coûts. On le voit dans le cas des taxis : les baisses de tarifs dont profitent les clients ne deviennent possibles que par le biais d’une plus grande flexibilité du travail associée à une plus grande précarisation des chauffeurs. Les argumentaires peuvent vouloir démontrer le contraire, il n’en demeure pas moins vrai que, une fois compressés les coûts de structure et les charges sociales, c’est sur les rémunérations que des économies sont trouvées…
Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: TROIS ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.
Dans l’intervalle, les élections nationales seront des tests déterminants : « En France, l’élection présidentielle sera un référendum sur l’Europe », a commenté l’ex-ministre français de l’Economie en faisant allusion à la percée du Front national dans les sondages.
Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.
Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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LE DECROCHAGE DE L'ECONOMIE FRANCAISE EST-IL IRREVERSIBLE?

Certes, un PIB ne fait pas rêver. Mais il peut faire réfléchir, car son évolution est aussi une photographie d’une économie. De 2.134 milliards d’euros en 2014 selon l’Insee, la totalité des biens et services produits sur le territoire français a progressé de 1,1% en 2015. C’est moins que pour l’ensemble de la zone euro qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) , a connu une croissance de 1,6%. Si on considère que la hausse des productions a atteint 1,9% cette année-là pour le peloton des pays avancés, la France est décrochée.
L'économie française subit l’une des plus fortes corrections alors que croissance est trois fois plus élevées pour la Suède, près de deux fois pour la Grande Bretagne et supérieure de 30% pour l’Allemagne.
On peut établir une relation directe entre ces agrégats et les niveaux de vie. Pire: lorsqu’on s’intéresse au PIB par habitant exprimé en PPA, la France ne pointait plus qu’au 24e rang en 2014 selon les statistiques établies par la Banque mondiale. Et si on se focalise sur l’Europe, la Banque de France montre que le PIB français par habitant en PPA est à peine au niveau de la moyenne de la zone euro, et n’arrivait qu’au 11e rang en 2014 de l’ensemble des membres de l’Union européenne.
Ce n’est pas une surprise : le ministère de l’Economie constate que le PIB français décroche depuis 40 ans avec une progression par habitant inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui impacte très directement l’évolution des conditions de vie des Français.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.
Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.
Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.
Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).
Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.
Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !
Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

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