Social

 

Au-delà des 35 heures, les accords compétitivité-emploi en cours de négociation peuvent remettre en cause le contrat de travail.

 

Il y a longtemps que le Medef ne monte plus au créneau contre les 35 heures. En revanche, dès que Nicolas Sarkozy a fixé pour objectif l’ouverture de négociations d’accords  compétitivité-emploi, le 29 janvier dernier, le syndicat patronal a applaudi au nom de la capacité à «  faire face avec souplesse et dans le dialogue social à toutes les évolutions de conjonctures ».

 

Quel est donc l’enjeu de ces négociations pour que le Medef, entraîné par sa plus grosse fédération, l’UIMM (métallurgie), embraie si vite ?

 

Le dossier des 35 heures est un cheval de bataille essentiellement politique. D’une part,… SUITE

La crise dure, le chômage ne cesse de croître et la tendance va se poursuivre avec la récession. De plus en plus de demandeurs d’emploi voient se profiler la fin de leurs indemnités. Ils attendent des mesures d’urgence.

 

Si les mots ont un sens, le sommet social du 18 janvier n’en a pas. Ou bien ce n’était pas un sommet social, ce qui aurait l’avantage de la clarté.

 

Pas vraiment d’échanges ni de réflexion collective…  tous les partenaires invités auraient pu faire l’économie de cette réunion. Car pour aboutir à la réactivation d’une série de mesures anticrise, que Nicolas Sarkozy avait pour la plupart déjà présentées lui-même dans un passé récent, point n’était besoin de rameuter le banc… SUITE

De plus en plus, avec les incertitudes sur le montant des retraites futures, les négociations salariales dans les entreprises prennent en compte des compléments de retraite qui entrent dans le cadre d’une rémunération globale.

 

L’opinion publique se focalise sur la retraite. Les multiples débats et la réforme entrée en vigueur le 1er juillet dernier pour repousser progressivement l’âge de départ à 62 ans ont sensibilisé les Français. L’avis rendu début juillet par le Conseil d’orientation des retraites en faveur d’un allongement de deux trimestres de la durée d’activité nécessaire (166 trimestres) pour que la génération née en 1955 obtienne une retraite à taux plein, ne peut qu’accroître l’attention portée au sujet.

 

Selon en enquête CSA réalisée… SUITE

Pourquoi la filière automobile se heurte-t-elle à des difficultés pour embaucher alors que le chômage ne se résorbe que lentement ?

 

Alors que le chômage ne décroît que très lentement en-dessous des 10%, l’automobile- bizarrement – manque de bras. Pas dans les usines, mais dans les réseaux des marques. Dans la moto et le camion, les concessionnaires se plaignent de la même façon que dans la voiture particulière. Le problème ? La filière ne parvient pas à attirer des profils adaptés, tant dans ses ateliers de mécanique que dans ses show-rooms. Dévalorisation des métiers, mauvaise connaissance des spécialisations, sous-estimation des évolutions de carrière… même si la voiture fait rêver, on ne se bouscule pas pour intégrer la filière.

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Alors qu’ils doivent se prononcer sur la réforme des retraites du gouvernement, les sénateurs ont discuté des avantages d’une autre réforme qui introduirait la retraite à points réclamée par la CFDT.

Drôle d’ambiance au Sénat où, pour voter une réforme, on débat d’une autre.  Dans la nuit de mercredi à jeudi, un amendement a été voté prévoyant que, « à compter du premier trimestre 2013, le comité de pilotage des régimes de retraite organise une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d’une réforme systémique »,  basée sur un régime universel par points ou en comptes notionnels, « dans le respect du principe de répartition ». C’est-à-dire, pour les sénateurs, une réforme qui va dans le sens de celle … SUITE

Les syndicats semblent vouloir s’en persuader : « Il faudra bien que le gouvernement entendent les manifestants ». Il peut aussi rester sourd.

Si, relayant Nicolas Sarkozy, François Fillon refusait toute nouvelle concession ? S’il s’arc-boutait sur la réforme malgré ses évidentes imperfections, comme le déséquilibre financier du système à partir de 2018 ? S’il refusait jusqu’au bout de céder à la demande de syndicats qui ne représentent que 8% des salariés mais qui sont soutenus par sept Français sur dix ? Comment sortir dans ces conditions d’un conflit social sur lequel viennent s’agglomérer, avec la durée, bien d’autres causes de mécontentement que les retraites ? De nombreux paramètres entrent en ligne de compte. Revue de détail, en attendant la… SUITE

Dès qu’on touche au système des retraites, on est confronté au problème de l’emploi… et notamment des seniors.

 

La problématique est bien connue : les seniors en France sont les plus touchés en Europe par l’exclusion du marché du travail. En 2008 selon le Conseil d’Orientation des retraites,  le taux d’emploi des 55-64 ans était de 38,2%, contre 54% en Allemagne, 58% au Royaume-Uni et…  70% en Suède où l’âge légal de la retraite était également de 60 ans avant la réforme.  La crise n’a rien arrangé. En décembre 2009, pour un nombre de chômeurs de catégorie A en hausse de 18,5% sur un an  (2,611 millions de personnes sans emploi et en recherche active), on comptait 26% de personnes… SUITE

Les conditions économiques entre la France et l’Allemagne n’expliquent pas le sort différent fait à l’industrie. L’absence de vision stratégique en France depuis le retrait de l’Etat est bien plus inquiétante. 

 

Il est légitime de s’interroger sur les raisons qui ont entraîné la désindustrialisation de la France, à laquelle Nicolas Sarkozy veut s’attaquer. En général, on se souvient plus des grandes déclarations politiques sur le sujet que des réalités économiques. Alors, avançons quelques chiffres, et comparons-les à quelques ratios allemands. 

 

Temps et coût du travail : match nul France-Allemagne

 

Evacuons d’abord le débat sur les 35 heures. D’abord, elles ne constituent pas un butoir infranchissable, et sont mêmes franchies dans de multiples situations : la France avec 1559 heures… SUITE

Vous les avez peut-être croisées un jour à l’hôpital. Disponibles, souriantes et discrètes, elles sont reconnaissables à leur blouse rose fuchsia ou gilet de même couleur (pour les hommes), qui les différencie du personnel soignant.

On les appelle « Les Blouses Roses ». Leur mission ? Distraire et réconforter les patients de tous âges que la maladie prive de leur « chez eux » – du bébé à l’adulte, de l’adolescent à la personne âgée ou handicapée. Les 3500 bénévoles sont là pour aider ces populations fragilisées, angoissées et souvent esseulées à retrouver le goût de vivre. A « voir la vie en rose ».

Créée en 1944*, apolitique et  non confessionnelle, l’Association « Les Blouses Roses » regroupe aujourd’hui près de 3 600 bénévoles (908 de plus en… SUITE

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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON

Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.

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L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE

L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE

Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.

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