La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ». Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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La grande vitesse ferroviaire au prix du luxe 

La grande vitesse ferroviaire au prix du luxe 

La SNCF commercialise les billets TGV des nouvelles lignes à grande vitesse sur Bordeaux et Rennes qui seront exploitées à partir de juillet prochain.   Avec des hausses de tarifs importantes, ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Social

Une proposition comme le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur aurait pu braquer les syndicats. Mais la négociation a commencé sans déclaration de guerre préalable.

 

Un effet de la combinaison entre « dégagisme » et « macronite »

 

De quoi surprendre. Parmi les pistes ouvertes par le gouvernement le 6 juin dernier pour réformer le droit du travail, une proposition soumise aux partenaires sociaux consiste à permettre aux employeurs de consulter directement les salariés pour nouer des accords d’entreprise. Elle aurait pu faire l’effet d’un chiffon rouge. Car il s’agit ni plus ni moins de la possibilité donnée aux patrons de contourner les syndicats pour faire adopter des dispositions nouvelles.

 

Actuellement, le référendum d’entreprise peut être organisé par des syndicats dans… SUITE

En souhaitant bouleverser le système de l’indemnisation chômage, Emmanuel Macron risque de conforter les sceptiques sur les effets de son libéralisme.

 

A l’inverse, Marine Le Pen préfère ignorer les difficultés de l’Unedic en choisissant un quasi statu quo.

 

On n’en connaît pas tous les détails, mais la réforme de l’actuelle assurance chômage en allocation universelle selon le projet d’Emmanuel Macron, constituerait un véritable bouleversement si elle était appliquée. Non seulement pour ceux qui seront concernés par la perte de leur emploi, mais aussi pour ceux qui financeront le système compte tenu du changement de paradigme.

 

Certes, le choix de société soumis aux électeurs pour le second tour de l’élection présidentielle porte sur des principes plus fondamentaux que… SUITE

Emmanuel Macron promet une grande réforme des régimes de retraite. Mais le projet qui devra être proposé au Parlement après concertation, ne devrait s’appliquer qu’au cours de la législature suivante… après 2022.

 

En faisant adopter en 2010 une réforme des retraites qui se limitait à repousser l’âge de départ de 60 à 62 ans, le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy (qui l’avait voulue) et son Premier ministre François Fillon (qui l’avait portée) renvoyaient à 2013 ou 2014 (sous un futur mandat présidentiel)  l’étude d’une refonte en profondeur du système des retraites.

 

Ce qui ne fut pas fait, Nicolas Sarkozy ayant échoué à se représenter et son successeur François Hollande n’ayant pas inscrit à son programme cette réforme forcément… SUITE

La réforme des retraites des fonctionnaires fait partie des programmes de certains candidats à l’élection présidentielle, mais elle a été engagée dès 2003 et fut ensuite poursuivie.

 

Si, comme l’a démontré la primaire de la droite, l’objectif pour le prochain locataire de l’Elysée consiste à alléger le poids de la fonction publique dans la gestion de l’Etat, la réduction du nombre de postes de fonctionnaires est l’une des pistes privilégiées.

 

On l’a vu avec François Fillon, vainqueur de cette primaire : il fixe un objectif de 500.000 postes en moins sur un quinquennat, soit près de 10% des 5,4 millions d’agents publics, fonctionnaires ou titulaires, qui représentent 20% de l’emploi total en France (soit, selon l’OCDE sur la… SUITE

Les périodes pré-électorales sont propices à l’émergence de revendications que les futurs candidats auront à cœur de satisfaire.

 

Bien que leurs dossiers n’interpellent pas directement le gouvernement, les chauffeurs de VTC qui bloquent les aéroports et les autocaristes dans leur récente opération escargot, ouvrent le bal.

 

A l’occasion des fins de mandat, les groupes de pression réfléchissent toujours à réactiver leurs revendications, dans l’espoir que l’équipe sortante au pouvoir sera bienveillante à leur égard pour éviter des conflits qui nuiraient au résultat de leur écurie à la prochaine élection. C’est l’époque des concessions qui n’ont pas été accordées auparavant, des chèques en blanc dont la future équipe supportera le poids, des cadeaux fiscaux qui ponctionnent les caisses de… SUITE

Enjeu politique à l’approche de l’élection présidentielle, le déficit de la Sécurité sociale pose avant tout un problème économique auquel il convient de restituer sa réelle dimension. 

 

En 2016, les pertes de la Sécu ne représentent que 1 à 1,5% des dépenses, selon le périmètre considéré.

 

Que penser d’une communication politique qui, un jour, prône des remises en question radicales pour manifester un engagement sans faille auprès des militants les plus engagés, avant le lendemain d’édulcorer le projet afin de ratisser plus large et rassembler des électeurs bien au-delà d’un noyau dur ? Ce fut celle de François Fillon qui, après avoir voulu se démarquer de ses adversaires à la primaire de la droite sur la base d’une réforme… SUITE

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.

 

En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une dynamique d’adhésion.

 

Bien qu’un certain nombre de syndicats, CGT et FO en tête, se dressent contre l’adoption de la loi Travail, celle-ci serait pourtant de nature à mettre fin au paradoxe français qui tient au faible taux de syndicalisation en France rapporté à la capacité de mobilisation des fédérations.

 

Peu d’adhésions mais une forte capacité de mobilisation

 

Alors que les accords conventionnels négociés par les syndicats couvrent plus de 90% des salariés, la France est quasiment le pays où le taux de syndicalisation est le plus… SUITE

En contournant Guillaume Pépy pour négocier une sortie de crise avec les syndicats, le gouvernement torpille l’autorité du président de la SNCF pour préparer la libéralisation du chemin de fer à laquelle ces syndicats s’opposent.

Guillaume Pépy peut-il rester à la tête de la SNCF ? De quelle autorité peut-il encore se prévaloir pour faire évoluer l’entreprise après les propos tenus par Manuel Valls, amplifiés par ceux d’Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports ?

« M. Pépy ne peut pas avoir de problème avec le gouvernement », a rétorqué le Premier ministre à ceux qui s’étonnaient que le secrétaire d’Etat ait pu concéder aux syndicats de cheminots des dispositions contraires à celles que le patron de la SNCF voulait introduire dans le projet de… SUITE

La loi Travail, même réécrite avec la CFDT, est devenue un marqueur pour les radicaux de la CGT qui veulent exhumer l’esprit de la lutte des classes.

 

Un mois de juin à haut risque se profile pour le gouvernement.

 

Quelle est la stratégie de la CGT avec le blocage de l’économie ? Passons sur le fait que certains responsables de la centrale affirment, pour ne pas se mettre à dos l’opinion publique, qu’ils ne cherchent pas à créer de la gêne pour les Français. Comprendra qui pourra… ! Mais en l’occurrence, le blocage n’est qu’un moyen. Quelle est en réalité l’objectif poursuivi par la confédération ? Le retrait sans condition de la loi Travail, affirme-t-elle après l’avoir décryptée. Mais… SUITE

Même si les préavis de grèves n’ont pas tous le même objet, ils font courir un risque de blocage de l’économie.

 

L’heure n’est plus à la pédagogie, mais à la recherche d’une solution d’apaisement.

 

La contestation sociale s’emballe. Après les grèves tous azimuts lancées à partir de cette semaine dans les transports par la CGT, FO et SUD-Rail, la CFDT et l’UNSA ont décidé à leur tour de déposer des préavis de grève reconductible à partir du 31 mai.

 

Dans le détail, les motifs sont distincts : les deux derniers syndicats cherchent seulement à exercer une pression sur les négociations qui se tiennent actuellement à propos de la future convention collective des cheminots qui concernera aussi bien la… SUITE

La CGT prend la tête d’un mouvement contestataire pour marquer son retour à une ligne dure et défier la CFDT réformiste.

 

Les grèves dans les transports, d’une forte capacité de nuisance avec l’Euro et les prochaines vacances, peuvent être la première étape d’une stratégie à tiroirs.

 

C’est par les transports que certains syndicats, CGT en tête, comptent  allumer la mèche d’un mouvement de grève nationale, dans lequel seraient brassés divers types de revendications et en utilisant la toile de fond de l’Euro de football et des futurs départs en vacances pour accentuer la pression sur le gouvernement. Avec, comme éléments détonateurs, la loi Travail et le court-circuitage du débat parlementaire par le gouvernement pour l’adopter.

 

A neuf… SUITE

François Hollande voulait réformer sur la base de la concertation.

 

Avec le projet de loi Travail, la négociation a eu lieu après la présentation du projet et la menace par Manuel Valls d’un vote bloqué. Tout le contraire.

 

François Hollande, à son arrivée à l’Elysée, voulait construire un mode de gouvernance sur la base de la concertation, quitte à prendre un peu plus de temps pour avancer sur les réformes nécessaires. Mais s’agissant de la loi Travail, alors que beaucoup de temps s’est écoulé depuis le début de son mandat, tout se passe comme si la méthode avait été appliquée à l’envers : avec une concertation après la présentation du projet de texte de loi.

 

Bien sûr,… SUITE

Critiqué à gauche, sur quelle majorité le Premier ministre peut-il s’appuyer pour faire adopter le projet de loi El Khomri qui doit réformer le droit du travail ?

 

Un difficile débat parlementaire se profile… bien tard dans le quinquennat de François Hollande.

 

Manuel Valls voulait « déverrouiller les 35 heures » en 2011, mais c’est une grenade dégoupillée que le Premier ministre vient de lancer dans le débat national avec le projet de loi porté par la ministre Myriam El Khomri, qui doit réformer le droit du travail. Un projet déjà largement critiqué bien qu’il ne sera présenté dans sa forme définitive que le 9 mars par la ministre, et contre lequel une pétition en ligne a déjà été lancée comme… SUITE

La productivité au niveau de la production laitière n’est pas le seul paramètre à considérer, comme le montre une comparaison européenne.

 

Quand le marché mondial se développe, les industriels doivent aussi innover pour consolider leurs marges autrement qu’en rabotant les prix aux éleveurs.

 

Avec l’abandon des quotas laitiers européens depuis le 1er avril 2015, l’économie du lait a été bouleversée en France. Pourtant, l’échéance avait été anticipée. Le fut-elle suffisamment ? La production laitière a fait des efforts pour tenter d’abaisser ses coûts en rationnalisant ses moyens, dans la douleur. Le nombre d’exploitations est tombé de 112.000 en 2002 à 67.500 en 2014 : l’hécatombe de petits éleveurs est énorme.

 

Dans le même temps, le rendement par… SUITE

Faute d’une relance du marché du travail et face à l’allongement de la durée de chômage, l’Unedic supportera à la fin de l’année une dette qui approchera 30 milliards d’euros.

 

Les ténors politiques plaident pour une dégressivité, mais la décision incombe aux partenaires sociaux qui gèrent l’assurance chômage.

 

Après huit années de hausse continue du chômage, le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi semble au bout du rouleau. Alors que l’inversion de la courbe promise pour fin 2013 a pris au moins trois années de retard, l’Unedic qui gère l’indemnisation des chômeurs est confrontée à la pire situation financière qu’elle ait connue depuis trente ans, et probablement depuis sa création en 1958.

 

Huit exercices déficitaires d’affilée,… SUITE

Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

juin 2017
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