Logistique

 

La logistique recèle encore des gains de compétitivité, tant chez les transporteurs et les autres prestataires que les chargeurs. 


Des gisements d’autant plus intéressants que la crise ne permet pas aux entreprises d’espérer surfer sur la croissance.

 

Quand l’économie est en crise, la logistique est mobilisée. Parce que l’optimisation d’une supply-chain est toujours génératrice de gains de productivité, et que ceux-ci sont la condition nécessaire à une relance de l’activité après un trou d’air.

 

Un contexte économique morose

 

Or, après la crise financière de 2007 qui s’est révélée en 2008 et qui a contaminé le reste de l’économie en 2009, on pouvait espérer que la situation se stabiliserait en 2010 pour préparer la croissance à partir… SUITE

La logistique adaptée au e-commerce et à la livraison urbaine se structure autour de ses impératifs, avec ses réponses spécifiques.

Le e-commerce poursuit son époustouflante progression : 24% en 2010 après 25% en 2009, 28% en 2008, 34% en 2007… En 2010, 27 millions d’internautes de l’Hexagone ont réalisé un achat en ligne, générant un chiffre d’affaires supérieur à 31 milliards d’euros pour les 73.000 sites marchands. Mais dans ce processus d’achat adapté à la vie moderne, il y a toujours en bout de course une opération physique pour livrer la marchandise soit à domicile, soit dans un point de contact où elle est déposée. C’est l’objet de la problématique, pour les livraisons urbaines, du fameux « dernier kilomètre».

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2010 a été marqué par un rebond du commerce mondial dont les transports ont profité. Toutefois, la fin des mesures de relance budgétaires pourraient ralentir le mouvement en 2011.

Quand le commercial mondial tourne rond, le transport international se porte bien. De ce point de vue, après la faible progression de 2008 (+2,2%) et l’effondrement de 2009 (-12,2%), la reprise des exportations mondiale de 13,5% en 2010 selon l’organisation mondiale du commerce (OMC) est de nature à rassurer les opérateurs de transport.

 

Une G2 sino-américain dans les échanges mondiaux

Toutefois, toutes les régions du globe ne sont pas logées à la même enseigne : si les économies en développement ont profité d’un essor de 16,5% de leurs exportations l’an… SUITE

L’accélération des programmes d’infrastructures fait partie du programme de relance de l’économie en France. Des financements innovants doivent être mis en place. L’AFITF est à la manœuvre.

Une meilleure gestion de l’énergie passe par une optimisation des infrastructures de transport, qui implique de lourds investissements tant pour l’entretien que pour la construction : environ 163 milliards d’euros d’ici à 2030 d’après le recensement des projets établi par l’association TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement), ou 97 milliards d’euros d’ici à 2020 selon les chiffres du gouvernement révélés par le Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports. Ces investissements concernent le ferroviaire pour 52 %, la route pour 42% et les autres modes pour 5%.

 

Pour ce qui touche précisément le fret,… SUITE

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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON

Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.

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L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE

L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE

Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.

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