Le recul de l’emploi dans la logistique et les transports corrobore les mauvaises statistiques de l’Insee sur la croissance.
Mais des gains de productivité existent dans ce secteur, qui peuvent améliorer la compétitivité de toute l’économie.
Certains secteurs d’activité sont des indicateurs avancés de l’économie. La logistique, avec les transports, en fait partie. Le secteur compte quelque 1,4 million de salariés (y compris les intérimaires), pour environ 25.000 entreprises dont les deux tiers emploient moins de 10 personnes.
Les signaux envoyés depuis l’automne 2011 étaient préoccupants: généralement créateurs d’emplois, les transports et la logistique ont vu reculer le nombre des salariés sur deux trimestres consécutifs. Mauvais signe.
L’activité de Fret SNCF continue de reculer, les compagnies privées n’ont pas encore pris le relais.
L’offre ferroviaire ne se restructure pas, pénalisant les ports français qui souffrent d’une desserte insuffisante comparée à celles de leurs concurrents européens.
C’est l’œuf et la poule : qui, de l’activité portuaire ou du transport ferroviaire de marchandises, a tiré l’autre vers le bas en premier ?
Il y a longtemps que l’insuffisance de la desserte ferroviaire des ports français est accusée d’accentuer les détournements de trafic sur Anvers et Rotterdam. Mais ce n’est pas la seule raison qui handicape les ports de l’Hexagone face à leurs concurrents de la Mer du Nord. La lente et difficile mise en place de la… 
La logistique recèle encore des gains de compétitivité, tant chez les transporteurs et les autres prestataires que les chargeurs.
Des gisements d’autant plus intéressants que la crise ne permet pas aux entreprises d’espérer surfer sur la croissance.
Quand l’économie est en crise, la logistique est mobilisée. Parce que l’optimisation d’une supply-chain est toujours génératrice de gains de productivité, et que ceux-ci sont la condition nécessaire à une relance de l’activité après un trou d’air.
Un contexte économique morose
Or, après la crise financière de 2007 qui s’est révélée en 2008 et qui a contaminé le reste de l’économie en 2009, on pouvait espérer que la situation se stabiliserait en 2010 pour préparer la croissance à partir… 
La logistique adaptée au e-commerce et à la livraison urbaine se structure autour de ses impératifs, avec ses réponses spécifiques.
Le e-commerce poursuit son époustouflante progression : 24% en 2010 après 25% en 2009, 28% en 2008, 34% en 2007… En 2010, 27 millions d’internautes de l’Hexagone ont réalisé un achat en ligne, générant un chiffre d’affaires supérieur à 31 milliards d’euros pour les 73.000 sites marchands. Mais dans ce processus d’achat adapté à la vie moderne, il y a toujours en bout de course une opération physique pour livrer la marchandise soit à domicile, soit dans un point de contact où elle est déposée. C’est l’objet de la problématique, pour les livraisons urbaines, du fameux « dernier kilomètre».
2010 a été marqué par un rebond du commerce mondial dont les transports ont profité. Toutefois, la fin des mesures de relance budgétaires pourraient ralentir le mouvement en 2011.
Quand le commercial mondial tourne rond, le transport international se porte bien. De ce point de vue, après la faible progression de 2008 (+2,2%) et l’effondrement de 2009 (-12,2%), la reprise des exportations mondiale de 13,5% en 2010 selon l’organisation mondiale du commerce (OMC) est de nature à rassurer les opérateurs de transport.
Une G2 sino-américain dans les échanges mondiaux
Toutefois, toutes les régions du globe ne sont pas logées à la même enseigne : si les économies en développement ont profité d’un essor de 16,5% de leurs exportations l’an… 
L’accélération des programmes d’infrastructures fait partie du programme de relance de l’économie en France. Des financements innovants doivent être mis en place. L’AFITF est à la manœuvre.
Une meilleure gestion de l’énergie passe par une optimisation des infrastructures de transport, qui implique de lourds investissements tant pour l’entretien que pour la construction : environ 163 milliards d’euros d’ici à 2030 d’après le recensement des projets établi par l’association TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement), ou 97 milliards d’euros d’ici à 2020 selon les chiffres du gouvernement révélés par le Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports. Ces investissements concernent le ferroviaire pour 52 %, la route pour 42% et les autres modes pour 5%.




















