Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Chômage : des succès trop tardifs pour gommer l’échec du quinquennat

Chômage : des succès trop tardifs pour gommer l’échec du quinquennat

Malgré quelques améliorations au cours du dernier trimestre, l’année 2016 s’est terminée avec 17% de plus de chômeurs qu’en juin 2012, au début du mandat de François Hollande.   Au vu du ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Finance

L’investissement responsable est porté par la transition énergétique et la quête de sens des particuliers, notamment à travers l’épargne salariale.

 

Depuis la crise bancaire de 2008 qui avait révélé le scandale d’une industrie financière ayant sacrifié l’éthique sur l’autel du profit extraordinaire, les Français sont de plus en plus nombreux à modifier leurs arbitrages pour placer leur épargne. Loin des démarches purement spéculatives, ils souhaitent à la fois sécuriser leurs placements et leur donner un sens éthique, voire une utilité sociale. Et ils privilégient de plus en plus l’investissement socialement responsable (ISR) qui, en dehors de la performance financière, prend en compte des critères sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance d’entreprise.

 

La progression de l’ISR est étonnante, avec… SUITE

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et d’optimisation.

 

Au jeu des gendarmes et des voleurs, les grands brigands ont toujours une technologie d’avance sur la maréchaussée.

 

La délinquance financière en fait à nouveau la démonstration. Car elle n’a cessé de prospérer depuis quinze ans, malgré les discours récurrents des brigades financières et autres gendarmes des marchés financiers longtemps impuissants à enrayer l’évasion fiscale et à réguler les pratiques de la banque parallèle.

 

Il faut dire que les Etats eux-mêmes qui juraient la main sur le cœur vouloir lutter contre ce type de délinquance, furent… SUITE

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.

 

Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.

 

Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, l’endettement financier net d’EDF atteint 37,5 milliards d’euros. C’est, dans une interview au Journal du Dimanche, le montant repris – à 500 millions d’euros près – par Emmanuel Macron, ministre de l’Econome, pour justifier l’augmentation de capital de 4 milliards d’euros qui vient d’être décidée pour le groupe et à laquelle l’Etat participera pour 3 milliards d’euros.

 

Face à la fragilité financière du groupe maintes fois soulignée notamment par la Cour des comptes, l’Etat a même bien trop tardé à tenir son rôle… SUITE

Alors qu’un nouveau gouverneur doit être nommé pour la diriger, l’institution voit son rôle évoluer dans un Eurosystème en perpétuelle évolution.

 

Ses missions demeurent, mais une transformation est en cours.

 

A quoi sert la Banque de France ? La polémique ouverte sur l’éventuelle succession de l’actuel gouverneur Christian Noyer, par l’ancien banquier (et ex-directeur de cabinet de ministres de gauche) François Villeroy de Galhau selon le choix de François Hollande,  rouvre le débat des missions de la Banque de France.

 

Membre de l’Eurosystème formé par la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales des 19 pays ayant adopté l’euro, l’établissement a vu le domaine de ses prérogatives se restreindre un peu plus à la fin… SUITE

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme de « co-développement » économique comme l’a qualifié François Hollande.

 

Mais le périmètre de cette taxe ne cesse de se rétrécir.

 

Avant toute analyse, un rappel : 5.300 milliards de dollars, c’est le volume moyen quotidien des transactions financières sur les marchés de change dans le monde, établi par la Banque des règlements internationaux. Le genre de  transactions sur lesquelles pourrait être appliquée une taxe.

 

Ainsi, un infime prélèvement de 0,1% génèrerait un produit de plus de 5 milliards de dollars par jour, et plus de 400 milliards par an.… SUITE

C’est bien d’appeler à la solidarité et à la responsabilité en Europe. C’est encore mieux de faire preuve d’exemplarité.

 

Et ce n’est pas toujours le cas, tant à la Commission européenne qu’à la BCE.

 

Exercer des responsabilités, c’est déjà faire preuve d’exemplarité dans le domaine où elles s’exercent pour que les décisions ne soient pas contestables.  « La femme de César doit être irréprochable » : on connait la formule de l’ancien empereur romain.

 

Bien sûr, l’exemplarité n’est pas la seule composante d’une gouvernance qui se définit avant tout par des procédures dans les modes de décision et de régulation. Mais elle en fait partie, au titre de l’éthique. Et l’Europe souffre de laxisme en la matière.

 

Dans leur… SUITE

Confrontés à un relèvement de la menace et à la multiplication des opérations extérieures, les militaires doivent faire face à une hausse des coûts de leurs engagements mais sans rallonges budgétaires.

 

Des montages financiers innovants sont à l’étude. Ils ne sont jamais sans risques.

 

La multiplication des théâtres d’opérations militaires sur lesquels les forces françaises sont engagées va contraindre l’Etat à réviser sa doctrine budgétaire en matière de défense. « Les opérations extérieures de nos armées sont un investissement de la Nation pour sa sécurité, la défense de ses valeurs et de ses responsabilités dans le monde », avait rappelé Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, en novembre dernier.

 

Cet investissement est d’ailleurs assez bien identifié. Dans… SUITE

 Après un début 2013 marqué par des bisbilles à la direction, Bpifrance veut inciter les entreprises à sortir de leur « mélancolie entrepreneuriale ».

 

Elle est la pièce maîtresse de la boîte à outils de François Hollande pour relancer l’investissement et l’emploi. 2014, pour elle, sera l’année de vérité.

 

 « En-det-tez-vous ! La dette, ce n’est pas un gros mot !» : Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque publique d’investissement Bpifrance, agite le carnet de chèque de la nouvelle institution financière sous le nez des chefs d’entreprise en quête de fonds propres ou d’argent frais pour investir.

 

Car selon lui l’an dernier, statistiques de la Banque de France à l’appui, les prêts bancaires garantis aux entreprises pour renflouer leur trésorerie… SUITE

Pour éviter de parler de dépense publique, les financiers évoquent des « stabilisateurs automatiques ».

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Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, compte bien les activer encore en 2014 pour soutenir la consommation.

 

Heureusement, il y a les « stabilisateurs automatiques » ! Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finance, y fit plusieurs fois référence en présentant, le 11 septembre, les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2014. Mais que sont ces stabilisateurs qui renvoient à l’image du radeau de plage, et auxquels l’économie française semble tant devoir ?

 

Le ministre n’a pas tergiversé : si la France a, selon lui, plutôt mieux traversé que d’autres pays  la période de récession qui s’est étalée sur six trimestres dans la zone euro, c’est… SUITE

La France est dopée à la dette. Pour relancer l’activité, c’est une nouvelle fois l’une des pistes qui se dessine.

 

Comment recréer de la dette quand on est déjà surendetté ?

 

Et imposer d’un côté des économies tous azimuts lorsque, de l’autre côté, on dépense des milliards qu’on ne possède pas et qu’il faudra bien un jour rembourser ?

 

Des sénateurs comme Jacques Mézard ou Rémy Pointereau ont beau vouloir faire la distinction entre la « bonne » et la « mauvaise » dette ( la première finançant les investissements, la seconde couvrant les dépenses d’exploitation), les intérêts se cumulent quelle que soit la destination de l’emprunt.

 

Et la France n’a plus les moyens d’alourdir encore la charge de sa dette.

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Déstabilisé par l’affaire Cahuzac, l’exécutif conserve-t-il l’autorité suffisante pour demander aux foyers d’accepter une ponction sur les allocations familiales ?

Les dispositions les plus efficaces seront aussi les plus dures à faire passer.

 

Pour réduire les dépenses d’allocations familiales comme François Hollande en a émis le projet notamment à l’occasion de son intervention télévisée du 28 mars, l’exécutif devra faire montre de beaucoup de volontarisme et d’autorité.

 

Mais après le tsunami politique déclenché par l’affaire Cahuzac, exploitée par l’opposition pour déstabiliser le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Economie, l’exécutif dispose-t-il actuellement de la stabilité et de l’autorité nécessaires pour s’engager dans un débat qui ne peut qu’enflammer les passions ?

 

Car au delà… SUITE

  

En voulant protéger les dépôts des banques chypriotes, Moscou défend les intérêts de ses ressortissants dans l’ile.

 

Chypre est une plateforme pour les investisseurs russes dans leur propre pays, et les liens pourraient se resserrer encore.

 

Qu’est-ce qu’un état comme Chypre, avec 1,1 million d’habitants et un produit intérieur brut de 24 milliards de dollars (18 milliards d’euros) peut receler comme richesse qui justifie la montée au créneau de la Russie avec ses 143 millions d’habitants et un PIB de 1900 milliards de dollars?  Ses banques, qui abriteraient 70 milliards d’euros de dépôts.

 

Et en quoi le sort de dépôts chypriotes intéressent-ils les autorités russes ? C’est que pour près de la moitié d’entre eux (31… SUITE

 

La micro-finance, l’une des facettes de l’économie sociale et solidaire, se concentre sur la création de micro-entreprises.

 

Les associations qui pratiquent le microcrédit professionnel accompagnent les porteurs de projets, souvent des chômeurs, dans leur expérience.

 

De sorte que le taux de réussite est supérieur à la moyenne nationale.

 

Sous la pression du chômage, les acteurs politiques portent un regard plus appuyé sur l’économie sociale et solidaire, susceptible de créer des emplois dans des conditions inaccessibles à l’économie traditionnelle.

 

Un exemple ? La micro-finance grâce à laquelle des personnes en quête d’emploi, jeunes ou chômeurs de tout âge, peuvent trouver les financements nécessaires pour créer une micro-entreprise… et revenir dans le monde du travail en créant leur… SUITE

L’euro a amorcé un recul par rapport au dollar, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la compétitivité des pays de la zone. L’hypothèque grecque pourrait accentuer cette baisse. Jusqu’où ?

 

La valeur de l’euro, qui oscillait autour de 1,32 dollar, décroche par rapport au dollar depuis début mai : au milieu du mois, il n’était déjà plus qu’à 1,27 dollar à cause des incertitudes sur l’avenir de la monnaie européenne au cas où la Grèce devrait sortir de la zone euro.

 

Déjà début 2012, face à un recul de 10% en six mois, on entendait évoquer la « faiblesse » de la monnaie européenne alors qu’elle était encore vigoureuse. En réalité, elle pourrait bien reculer encore, et ce n’est… SUITE

 

Pour tacler François Hollande, Nicolas Sarkozy a fixé un angle d’attaque : le mensonge. Mais s’agissant du monde de la finance, son discours de Toulon en 2008 n’a pas été suivi de beaucoup d’effets.

 

 

Nicolas Sarkozy attaque François Hollande sur le thème du mensonge, l’accusant de vouloir « être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris » .

 

Déjà à Annecy, lors de son premier meeting de candidat, il avait montré du doigt le candidat socialiste, dénonçant une main tendue à la City dans un quotidien britannique alors que, quelques jours plus tôt au Bourget, il avait désigné le monde de la finance comme son principal adversaire. « Quand on dit à la presse anglaise qu’on est libéral et quand… SUITE

guerillero

PATRIOTES ? Les électeurs frontistes souhaitent le rétablissement des frontières et des taxes à l'importation. Mais les mêmes, comme consommateurs, choisissent-ils d'eux-mêmes des produits made in France lorsqu'ils ont le choix ? Pas sûr! On pourrait regarder s'ils ne possèdent tous que des voitures françaises, par exemple. Avant de rétablir des taxes qui augmenteront les prix des produits importés et qui, en retour, pénaliseront les exportations, que ces consommateurs qui se disent patriotes commencent par privilégier les marques françaises, pour créer de l'emploi et financer la protection sociale, sans forcément cadenasser l'Europe ni verrouiller le libre échange.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

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