L’euro a amorcé un recul par rapport au dollar, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la compétitivité des pays de la zone. L’hypothèque grecque pourrait accentuer cette baisse. Jusqu’où ?
La valeur de l’euro, qui oscillait autour de 1,32 dollar, décroche par rapport au dollar depuis début mai : au milieu du mois, il n’était déjà plus qu’à 1,27 dollar à cause des incertitudes sur l’avenir de la monnaie européenne au cas où la Grèce devrait sortir de la zone euro.
Déjà début 2012, face à un recul de 10% en six mois, on entendait évoquer la « faiblesse » de la monnaie européenne alors qu’elle était encore vigoureuse. En réalité, elle pourrait bien reculer encore, et ce n’est… 
Pour tacler François Hollande, Nicolas Sarkozy a fixé un angle d’attaque : le mensonge. Mais s’agissant du monde de la finance, son discours de Toulon en 2008 n’a pas été suivi de beaucoup d’effets.
Nicolas Sarkozy attaque François Hollande sur le thème du mensonge, l’accusant de vouloir « être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris » .
Déjà à Annecy, lors de son premier meeting de candidat, il avait montré du doigt le candidat socialiste, dénonçant une main tendue à la City dans un quotidien britannique alors que, quelques jours plus tôt au Bourget, il avait désigné le monde de la finance comme son principal adversaire. « Quand on dit à la presse anglaise qu’on est libéral et quand… 
La perte annoncée par la France de son AAA n’est plus une affaire d’Etat. Nicolas Sarkozy et ses ministres en réduisent la portée. C’est maintenant François Hollande qui se saisit de l’argument.
Changement de ton au gouvernement, après la volte-face de Nicolas Sarkozy sur la dégradation de la France par les agences de notation.
On avait compris que le maintien de la note maximale constituait pour le Président de la République un objectif majeur, au moins jusqu’aux élections présidentielles, afin de pouvoir se présenter devant les Français fort d’un bilan économique qui aurait été jugé crédible par ces mêmes agences.
Pas sûr que les Français auraient apprécié que des agences privées soient prises comme juges arbitres des… 
Michel Barnier, commissaire européen, s’est fait retoqué par ses pairs un projet interdisant aux agences spécialisées de noter les pays sous assistance financière. Un mauvais signal politique.
C’est au moins la deuxième fois que Michel Barnier, commissaire européen aux Affaires intérieures et à ce titre en charge de la régulation des marchés financiers, voit un de ses projets retoqué.
Le sinueux chemin de la régulation financière
La première fois, en mars 2010, son idée d’instaurer un passeport pour les hedge funds qui souhaitent opérer en Europe avait été retirée du menu d’un conseil européen par la présidence espagnole afin de ne pas gêner le Premier ministre britannique alors que des élections se profilaient en Grande Bretagne.
La France est contaminée par l’Italie. La pression se resserre sur Paris. La « bourde » de Standard & Poor’s sur une dégradation de la note française est révélatrice de cette nervosité.
Une incroyable bourde, l’annonce par l’agence de notation Standard & Poor’s de la dégradation de la note souveraine de la France à certains de ses abonnés privilégiés ? Peut-être… L’enquête réclamée par le ministre de l’Economie François Baroin, et que mène l’Autorité de marchés financiers (AMF) le dira… peut-être.
L’agence tente de faire amende honorable : « La note de la République française est inchangée à « AAA », assortie d’une perspective stable, et cet incident n’est pas lié à une quelconque activité de surveillance de la note», s’empresse-t-elle de… 
Une crise de la dette souveraine succède à une crise économique générée par une crise bancaire. On promet l’austérité aux populations… Mais les acteurs à l’origine de la première crise et de la suite poursuivent le même « business ».
Passé un G20 qui n’aura servi à rien d’autre qu’à ramener l’Europe une semaine en arrière, la crise de la dette souveraine demeure. Nicolas Sarkozy avait affiché de grandes ambitions qui devaient marquer la lutte contre les paradis fiscaux et border l’installation d’une taxe sur les transactions financières.
Il ne pouvait pas imaginer que le Premier ministre grec serait à l’origine d’un psychodrame européen qui éclipserait tous les autres sujets à Cannes, et réduirait à néant les efforts sur… 
L’atelier du monde devient le banquier du monde. La Chine s’intéresse à la dette européenne comme elle l’a fait pour les Etats-Unis. Sa monnaie sous-évaluée est un des facteurs de l’instabilité mondiale, mais les grandes puissances peuvent difficilement exercer une forte pression sur Pékin si, par ailleurs, ils sont ses débiteurs.
La Chine finance déjà le déficit des Etats-Unis : c’est aujourd’hui le premier acheteur de bons du Trésor américains par lesquels Washington peut faire face à sa dette. Et voilà que Pékin propose aux Européens de les aider en rachetant une partie de la dette des pays membres de la zone euro les plus fragiles.
Certains avec Nicolas Sarkozy y voient une marque de confiance dans l’économie… 
Sans décision, au sommet de Cannes début novembre, sur ces deux dossiers très politiques en pleine crise financière, les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 se discréditeraient.
Attention aux déçus du futur G20, qui se tient les 3 et 4 novembre à Cannes. Alors que les « indignés » manifestent un peu partout, d’Athènes au cœur de New York, contre l’arrogance du monde de la finance et l’impunité de certaines têtes d’affiches, deux dossiers symboliques vont être particulièrement suivis : celui sur les paradis fiscaux, et l’autre les transactions financières.
Deux dossiers au centre desquels figure la finance internationale, et qui n’en finissent pas de traîner alors que les conclusions à apporter sont depuis longtemps clairement énoncées.
La France mise sous surveillance pendant trois mois, l’Espagne dégradée de deux crans d’un seul coup… l’agence de notation Moody’s s’invite dans le débat politique européen.
Moody’s veut-elle réveiller les partenaires de l’euro en dramatisant les enjeux et en rapprochant les échéances? Concernant la France, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise. Avec plus de 1.600 milliards de dette publique correspondant à 86% du produit intérieur brut (PIB), elle est le plus fragile des pays qui conservent cette note délivrée par les agences.
On peut discuter de la légitimité de ces établissements à délivrer des bons ou des mauvais points. Mais pour qui entre dans une logique financière, ce genre de note est pris en compte lors… 



























