Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

En souhaitant bouleverser le système de l’indemnisation chômage, Emmanuel Macron risque de conforter les sceptiques sur les effets de son libéralisme.   A l’inverse, Marine Le Pen préfère ignorer les difficultés ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Emmanuel Macron promet une grande réforme des régimes de retraite. Mais le projet qui devra être proposé au Parlement après concertation, ne devrait s’appliquer qu’au cours de la législature suivante… après ...

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Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Pour  relancer la construction européenne en panne soixante ans après le traité de Rome, le choix d’une Europe à plusieurs vitesses semble s’imposer.   Le principe des coopérations renforcées existe. Dans ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ». Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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Environnement

Emmanuel Macron peut faire avancer le projet européen d’une taxe sur les transactions financières.

 

Le trou financier créé dans l’Accord de Paris par le retrait des Etats Unis serait ainsi compensé pour aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique.

 

Comment compenser le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris contre le réchauffement climatique ? Car c’est une chose de pousser des cris d’orfraie lorsque Donald Trump entraîne la première puissance économique mondiale à fuir ses responsabilités sur un sujet qui concerne l’avenir de la planète ; c’en est une autre de trouver des solutions pour palier cette défection.

 

« Make our planet great again », a lancé Emmanuel Macron à son homologue américain. Chiche ! Justement, une occasion… SUITE

Les Etats-Unis de Donald Trump choisissent de ne plus être un phare pour le monde en refusant d’assumer leur responsabilité comme première économie mondiale.

 

L’accord de Paris n’est pas mort, mais cette absence de vision va isoler Washington au sein de la communauté internationale.

 

Est-ce que la continuité de l’Etat a un sens dans les Etats-Unis de Donald Trump lorsque le 45e président décide de se retirer de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique, signé dix-huit mois plus tôt par son prédécesseur? Que vaut un engagement de la Maison Blanche? Donald Trump cherche-t-il à provoquer en n’hésitant pas à faire un bras d’honneur aux 144 autres pays qui ont ratifié l’accord de Paris, ou… SUITE

L’épisode de l’assouplissement des normes de pollution automobile donne une piètre image de l’engagement politique du Parlement européen.

 

Face à ce laxisme, on comprend mieux les reculades de l’Union sur des sujets bien plus complexes.

 

Si le ridicule ne tue pas, il ne faudrait pas que les instances européennes en abusent malgré tout. Alors que les porteurs d’un certain idéal européen désespèrent de voir un jour les membres l’Union prendre collectivement leurs responsabilités sur des dossiers urgents et difficiles comme l’accueil des migrants, la paix au Moyen Orient ou la lutte contre le réchauffement climatique, voilà que les députés du Parlement européen calent piteusement pour faire progresser un dossier aussi basique que le respect des normes de pollution… SUITE

Au nom de la compétitivité, le groupe allemand a délibérément transgressé des normes prises au nom de la santé publique.

 

Ce manquement à l’éthique industrielle risque de porter un mauvais coup au diesel déjà désigné comme cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé.

 

Un nouveau scandale de l’amiante ?

 

Dans le monde des affaires, l’éthique pour les entreprises passe par le respect des législations nationales. Mais les fraudes sont monnaie courante et la transgression de Volkswagen n’est pas un cas isolé.

 

On distribue en sous-main quelques pots de vin pour gagner des marchés publics, on réduit ses coûts en violant des réglementations pour gagner en compétitivité….  L’emploi de travailleurs non déclarés, la falsification du nombre d’heures travaillées,… SUITE

L’Europe n’a pas été épargnée par les catastrophes d’origine chimique comme celle de Tianjin en Chine.

 

Des réglementations ont été adoptées pour obliger les industriels, à tous les niveaux, à identifier les risques pour mieux les anticiper.

 

La liste est longue des accidents industriels dans le monde, et aucun pays ne peut se prévaloir d’une réglementation qui préserve sa population d’un accident. Au moins peut-on chercher à limiter le risque pour éviter qu’un accident ne se transforme en catastrophe.

 

L’explosion le 12 août dernier d’un entrepôt en Chine à Tianjin, où étaient stockées 700 tonnes de cyanure de sodium, causant plus d’une centaine de victimes, rappelle celle qui eut lieu en France à l’usine chimique AZF… SUITE

La pollution à Paris n’est pas qu’un phénomène parisien, et les automobiles ne sont qu’une partie du problème. Paris a pris du retard dans la prise en compte du problème.

 

Anne Hidalgo rattrape le temps perdu, mais les vraies solutions impliquent des travaux lourds sur les infrastructures.

 

« Si le dérèglement climatique est global, les solutions, elles, sont avant tout locales » : c’est le crédo des trente maires de grandes villes européennes qui ont cosigné une tribune publiée à l’occasion d’un sommet organisé le 26 mars par Anne Hidalgo, maire de Paris et cosignataire, pour préparer la conférence de décembre prochain sur le climat.

 

Certes, la lutte contre les émissions de gaz polluants et de particules fines passe… SUITE

Douze ans après l’alerte lancée par Jacques Chirac au sommet de Johannesburg, la maison brûle toujours et le monde continue de regarder ailleurs.

 

La Commission européenne préconise de réduire les ambitions pour obtenir un consensus international au futur sommet de Paris.

 

Commentant les conclusions de la 20e conférence sur le climat qui vient de s’achever à Lima, le secrétariat des Nations Unies au changement climatique n’a pu que souligner l’insuffisance des engagements de tous les pays pour limiter le réchauffement à 2°C à la fin du siècle.

 

Cette conférence de Lima ayant pour vocation de préparer le traité mondial qui devra être conclu à la conférence de Paris de décembre 2015, elle augure mal de l’ambition… SUITE

La conférence sur l’environnement devrait déboucher sur une prime pour réduire le parc des vieilles voitures diesel.

 

Elle a été le prétexte à un gros travail de communication pour renouer avec les Verts.

 

Mais ses conclusions sont redondantes avec les dispositions de la loi sur la transition énergétique. Et trop franco-françaises pour préparer la conférence internationale Paris Climat 2015.

 

Focalisé sur la prochaine conférence Paris Climat 2015 programmée dans tout juste un an, le gouvernement français prend ses marques et sensibilise l’opinion publique en multipliant les grand’messes.

 

On n’avait jamais vu quatorze ministres participer à une Conférence environnementale en seulement deux jours de débats, a insisté Ségolène Royal au cœur des travaux. Avec le Chef de… SUITE

Le sous-sol du Bassin parisien renferme de richesses énergétiques, mais pas en gaz de schiste.

 

C’est la géothermie qui, au regard de la structure géologique, recèle les potentialités les moins problématiques à exploiter.

 

Avec ses derniers travaux, l’Association des géologues du Bassin parisien vient de livrer une synthèse des recherches effectuées sur la zone depuis une trentaine d’années.

 

Le bassin en question est considéré dans sa version extensive, puise la vision en coupe sur laquelle a travaillé l’association couvre une distance de 650 km du pays d’Auge en Normandie jusqu’à la plaine d’Alsace, sur une profondeur de 3.500 mètres. Les sous-sols des Yvelines, de la Brie, de la Champagne et du plateau Lorrain sont donc également passés… SUITE

 

Le projet de loi présenté par Ségolène Royal fait la part belle au bâtiment, mais contourne les questions qui fâchent.

 

Après la transformation d’Arnaud Montebourg en marin breton pour faire la promotion du « made in France », voici la reconversion de Laurent Fabius en monsieur météo pour mettre en scène l’engagement de la France contre le réchauffement climatique.

 

Dans le premier cas, il s’agissait d’appuyer la politique en faveur de l’emploi ; dans le second, d’accompagner la présentation par Ségolène Royal du projet de loi sur la transition énergétique.

 

Emploi, énergie : deux marqueurs annoncés du mandat de François Hollande, pour lesquels deux ministres n’ont pas hésité à inaugurer dans Le Parisien Magazine un nouveau burlesque en politique. Comme… SUITE

L’hydrogène est appelé à jouer un grand rôle dans le bouquet énergétique de demain.

 

Toutefois, l’industrialisation des procédés à grande échelle semble inaccessible avant une trentaine d’années.

 

L’énergie de l’après pétrole existe. Elle était même connue avant que les hydrocarbures deviennent le socle de la croissance économique au début du 20e siècle. Car c’est en 1766 que le chimiste britannique Henry Cavendish la découvre. Mais c’est en 1783 que le français Antoine Lavoisier, effectuant une analyse de l’eau par électrolyse, donne son nom à l’hydrogène après l’avoir isolé.

 

Un demi-siècle plus tard, en 1839, un chercheur britannique amateur (… mais avisé) en électrochimie, William Grove, invente le principe de la pile à combustible qui… SUITE

 

En France, la progression des ventes de voitures « vertes » cache mal la confidentialité des volumes.

 

L’hybride reste cher, et l’usage de la voiture doit se réinventer pour promouvoir la motorisation électrique.

 

A priori, la progression des ventes de voitures propres en France en 2013 est plutôt encourageante : 50% de plus pour les voitures électriques par rapport à 2012, et même 60% pour les hybrides, se félicite l’association Avere France. Sans parler des véhicules utilitaires électriques dont les ventes ont également progressé de plus de 40%.

 

Mais très vite, on déchante. Malgré ces progressions, les volumes de ventes de voitures particulières électriques n’ont pas dépassé 8.800 unités, et les hybrides sont restées en-dessous des 47.000. Soit,… SUITE

 

La droite a reculé sur l’introduction de la taxe carbone, la gauche est tenue en échec sur l’application de l’écotaxe.

 

C’est dans les transports que les résultats du Grenelle de l’environnement sont les moins probants, alors que les économies d’énergies progressent dans le bâtiment.

 

Avec le recul et à l’épreuve des faits, le bilan du Grenelle de l’environnement de 2007 se révèle beaucoup moins éloquent que les responsables politiques ne l’avaient espéré en bouclant leurs travaux. L’élan national qu’ils avaient souligné en se décernant un autosatisfecit, s’est souvent dégonflé en se heurtant aux réalités du terrain. Comme si ces responsables avaient été déconnectés de ces réalités, ou comme s’ils n’étaient pas en mesure de concrétiser de bonnes… SUITE

Avec le report de trois mois de l’écotaxe qui devait entrer en vigueur au 1er octobre, l’Etat enregistrera cette année un manque à gagner de près de 200 millions d’euros auprès des transporteurs routiers.

 

Au moment où il rogne sur les allègements fiscaux aux familles pour réduire le déficit.

 

Et hop, 200 millions d’euros en moins pour l’Etat ! Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, a annoncé le 5 septembre un nouveau report de l’entrée en vigueur de l’écotaxe appliquée aux poids lourds.

 

Celle-ci était programmée pour le 1er octobre 2013; la voilà reportée au1er janvier 2014.

 

Comme le produit de cette taxe évalué à 1,2 milliard d’euros en année pleine doit rapporter 760 millions par an… SUITE

La fuite d’eau contaminée d’un réservoir de stockage découverte  à Fukushima était prévisible compte tenu des problèmes d’étanchéité des installations d’entreposage.

 

700 m3 d’eau doivent être traités chaque jour sur le site.

 

Qualifiant d’incident « grave » la fuite d’eau radioactive découverte le 19 août sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, l’Autorité de régulation nucléaire au Japon ne fait que confirmer ce que les observateurs avaient anticipé, et redoutaient.

 

Car depuis la catastrophe du 11 mars 2011, la gestion des eaux contaminées est devenue le problème le plus important qui se pose à Tepco, l’entreprise qui exploitait le site et doit aujourd’hui le stabiliser.

 

Des précédents et des aveux

 

Déjà, début août, une dépêche… SUITE

Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

août 2017
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