énergie

 

L’incident à la centrale de Penly intervient dans un contexte où l’industrie du nucléaire civil doit, après Fukushima, faire encore plus la démonstration de sa maîtrise en matière de sûreté.

 

Or, l’Autorité de sûreté nucléaire rappelle EDF à l’ordre.

 

A lire les communiqués de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à propos de la fuite à la centrale nucléaire de Penly , le citoyen lambda devrait être rassuré.

 

Et pourtant, en creusant le dossier, il est fondé à se poser un certain nombre de questions sur la politique de sûreté en œuvre dans les 19 centrales nucléaires actuellement en fonctionnement en France, et qui regroupent un total de 58 réacteurs. Or, les réponses ne lui permettent pas… SUITE

 

Total a su éviter qu’aucune victime ne soit à déplorer sur la plateforme offshore désertée en mer du Nord à cause d’une fuite de gaz. Mais l’absence de réponse à ce stade pour colmater la fuite pose question sur la gestion des risques.

 

On dira qu’il est abusif de pratiquer un amalgame entre une marée noire consécutive au naufrage d’un pétrolier, l’explosion de produits incompatibles stockés dans un environnement urbain, une pollution aux hydrocarbures  dans un fleuve jouxtant un dépôt, et une fuite incontrôlée de gaz sur une plateforme en mer.

 

Certes, le gaz qui s’échappe au rythme de 200.000 m3 par jour en mer du Nord, à la plateforme de forage Elgin-Franklin, est un évènement… SUITE

 Sur la TIPP flottante, on entretient l’amalgame. Il s’agit de baisser la taxe sur les produits pétroliers pour compenser la hausse des recettes de TVA provenant du renchérissement des carburants, pas de faire contrepoids à la hausse du prix du baril.

 

Il y a, sur la TIPP « flottante », un véritable malentendu. Ou un abus de langage volontaire, pour aboutir au même résultat.

 

François Hollande veut la réintroduire pour compenser les effets de la hausse du baril de pétrole dans le prix des carburants à la pompe. Les autres candidats l’accusent de démagogie, l’Etat aux poches vides n’ayant pas les moyens de programmer des pertes de recettes fiscales alors que la réduction des déficits publics est l’objectif prioritaire… SUITE

Le recours à des entreprises extérieures pour assurer la maintenance des centrales aboutit à une sous-traitance en cascade préjudiciable à la transparence. Au moment où les coûts du nucléaire vont s’alourdir, pas question pour autant de transiger sur la sûreté.

 

Le rapport de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire pose à nouveau, indirectement, le problème de la sous-traitance dans la filière nucléaire. Ce rapport s’intéresse avant tout au démantèlement des installations et à la gestion des déchets radioactifs, mais il traite en même temps de  l’évolution des dépenses liées à la maintenance des 58 centrales du parc français.

 

Or, ces dépenses sont déterminantes. Elles vont progresser d’ici à 2025 pour atteindre 3,7 milliards d’euros par… SUITE

 

Les prix du gaz naturel sur le marché spot ont baissé en 2011, de même que ceux du baril de pétrole sur neuf mois. Et pourtant, le tarif du  gaz naturel augmente encore de 4,4%. Analyse d’une formule mystère pour déterminer les hausses.

 

Les augmentations de tarifs du gaz restent un mystère. Bien sûr, on rétorquera qu’elles sont « transparentes » dans la mesure où elles ne sont que l’application d’une formule validée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE)  et le gouvernement. Formule contestable toutefois, on y reviendra.

 

Mais dans un premier temps, on constate simplement que depuis janvier 2005, alors que l’inflation cumulée en France à fin 2011 a été de 12%, les tarifs réglementés… SUITE

 

Impossible de se faire une idée sur le coût du démantèlement du parc nucléaire, alors qu’il doit normalement être provisionné. Tout dépend de la méthodologie, et du sens donné à l’arrêt du nucléaire.

 

Bien malin qui pourrait aujourd’hui comprendre le débat sur le coût du démantèlement du parc nucléaire français. Entre les 70 milliards d’euros avancés par les écologistes et les 750 milliards estimés par la Commission Energie (installée en septembre par le gouvernement et à laquelle les ONG ont refusé de participer), il y a de quoi se perdre plusieurs fois.

 

Entre les deux, l’Institut Montaigne chiffre à 220 milliards d’euros le coût de l’arrêt des 58 réacteurs français à horizon 2030 , mais à 124… SUITE

 

Le nucléaire est aujourd’hui un dossier clé pour le politique. Pas une raison pour le traiter en comptabilisant des circonscriptions.

 

L’énergie est-elle un sujet trop sérieux pour les politiques ? Comme l’a montré l’accident de Fukushima un quart de siècle après celui  de Tchernobyl, rien n’entre plus aujourd’hui dans le champ du politique que le nucléaire, qui interpelle l’Etat dans le cadre de ses fonctions régaliennes pour assurer la sécurité des citoyens.

 

Encore faut-il que le dossier soit ouvert sur le mode réaliste tout autant que volontariste, et non pas strictement politicien dans un bras de fer plus partisan que constructif.

 

Or, entre les ultimatums d’Eva Joly qui veut négocier les conditions d’un rassemblement des Verts… SUITE

 

Trois usines fermées en 18 mois : les raffineurs désertent-ils l’Hexagone?

 

Le raffinage français n’est pas le seul touché, mais il encaisse. Après la fermeture de la raffinerie Total de Dunkerque en 2010, et celle du suisse Petroplus à Reichstett (rachetée à Shell en 2008) près de Strasbourg au 30 juin dernier, c’est l’unité de Berre-l’Etang près de Marseille appartenant à l’américain LyondellBasel (depuis son rachat à Shell également en 2008) qui va être rayée de la carte.

 

Sa mise en vente en juin dernier n’a pu aboutir.  Le raffinage français va ainsi être réduit à 10 unités  , alors qu’il en comprenait 24 il y a trente cinq ans.

 

Compte tenu de la prudence de Total… SUITE

Qualifié d’ « industriel » par les autorités, l’accident au centre de traitement de déchets radioactifs Centraco est à porter au discrédit de la filière nucléaire.

 

Depuis la tragédie de Fukushima, la sensibilité des opinions publiques au nucléaire est extrême.  Rien de ce qui touche à cette industrie ne doit être banalisé, ce qui implique une culture de la sûreté sans faille. Aussi bien dans les centrales que dans les installations de traitement de déchets radioactifs, comme à l’usine Centraco sur le site de Marcoule dans le Gard où un four d’incinération de ces déchets a explosé, causant un mort et quatre blessés dont un gravement .

 

Des précédents, et des retours d’expérience

 

Les accidents braquent de plus en plus… SUITE

Alors que les équilibres énergétiques doivent être reconsidérés après Fukushima, on peut s’étonner du retard pris par la France dans l’utilisation de la puissance des marées.

 

Même si l’immersion de la première hydrolienne destinée au parc marin de la Horaine, dans l’archipel de Bréhat au large de Paimpol , a pris quelques jours de retard à cause des tests et de la météo, le projet articulé autour de quatre machines raccordées au réseau EDF à l’automne prochain semble maintenant bien engagé. Une turbine actionnée par les courants de marée… le concept est limpide.

 

On en viendrait presqu’à se demander pourquoi l’opération, qui a débuté le 31 août dernier à Brest, n’a pas été menée quelques années plus tôt.… SUITE

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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON

Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.

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L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE

L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE

Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.

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