Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Une carrière fulgurante, des résultats mitigés. Maintenant, Emmanuel Macron va devoir convaincre qu’il peut être un leader politique autrement qu’avec des petites phrases douces et assassines.   Macron président ? Que l’ex-ministre de ...

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Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Pour revenir à la situation de mi-2012, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse d’un quart en un an. Impossible, même avec un plan massif pour l’emploi, bien tardif mais ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

Après la révélation d’un nouveau fichier d’exilés fiscaux français, belges et allemands au Luxembourg, des questions se posent sur la politique du Grand Duché avant qu’il ait consenti à la ...

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énergie

En liant la fermeture de Fessenheim à la mise en service de Flamanville sur laquelle plane de nombreuses hypothèques, le gouvernement et EDF reportaient de facto les échéances, avant même le conseil d’administration du 6 avril.

 

Le nucléaire français s’est-il transformé en un théâtre d’ombres, dans lequel les acteurs interpréteraient un jeu de rôles opaque écrit par avance? Le conseil d’administration d’EDFa décidé le 6 avril que la demande d’abrogation pour l’exploitation de la centrale ne sera faite que dans les six mois qui précéderont la mise en service de l’EPR de Flamanville. Ce qui revient à repousser la fermeture de ladite centrale, pourtant promise par François Hollande à la fin de son quinquennat.

 

Dans un premier temps,… SUITE

En Ile de France, on évoque moins le risque de coupures d’électricité que dans d’autres régions françaises. Pourquoi ?

 

Même si les basses températures en Ile de France ne permettent pas encore de patiner sur les étangs du Bois de Boulogne ou de Ville d’Avray comme ce fut le cas certaines années, Paris subit comme tout le territoire les effets de la météorologie hivernale. Certes, Ségolène Royale, ministre en charge de l’énergie, a tenu à rassurer les ménages français en affirmant le 18 janvier qu’ils ne connaîtraient pas de coupures d’électricité, à Paris ou ailleurs. Malgré tout, au niveau national, ce risque existe au cas où les températures descendraient de 6 ou 8°C au-dessous des moyennes saisonnières, estiment les météorologistes… SUITE

Y aura-t-il assez de lithium dans le monde pour produire les batteries des voitures électriques ?

 

Les chercheurs français travaillent sur une technologie alternative au sodium… aux réserves infinies.

 

La voiture électrique, en vedette au Mondial de l’automobile à Paris, entame doucement sa percée. Bien qu’encore confidentielles, ses ventes se développent  et le parc s’étoffe.

 

L’université américaine UC  Davies implantée en Californie, état où circulent aujourd’hui le tiers des quelque 200.000 voitures électriques aux Etats-Unis, estime que le nombre de ces véhicules dans le monde devrait être multiplié par cinq en quatre ans, passant  d’un peu plus de 500.000 unités en 2014 à 2,7 millions d’unités en 2018. Rien qu’en Europe on évalue le parc électrique à… SUITE

Après avoir gelé le projet de construction de deux centrales nucléaires piloté par EDF, le nouveau Premier ministre choisit de relancer le projet négocié avant le vote britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne.

 

Pas simple, le Brexit !

 

Sept semaines : c’est le temps qu’il aura fallu à Londres pour faire la démonstration de l’ancrage britannique à l’Europe, n’en déplaise aux tenants du Brexit, au moins dans le domaine de l’énergie. C’est en effet le 28 juillet que Theresa May, nommée Premier ministre du Royaume Uni depuis à peine quinze jours pour conduire le divorce du pays d’avec l’Union européenne, gelait l’engagement de son prédécesseur David Cameron en faveur de la construction de deux centrales nucléaires EPR… SUITE

Les pays producteurs du cartel pétrolier ont décidé de stabiliser leur production au niveau actuel en espérant un redressement du prix du baril.

 

L’accord surprise intervenu dans la nuit de mercredi entre les quatorze pays producteurs de pétrole réunis au sein de l’Opep, ne va pas dans l’immédiat bouleverser le marché de l’or noir. La décision prise vise avant tout à stabiliser la production, aujourd’hui à un niveau élevé. Mais il exprime un retournement dans l’attitude des pays membres et leur stratégie qui, à moyen terme, aura forcément une incidence sur le prix du baril et la facture pétrolière des pays importateurs comme la France.

 

Un marché de l’or noir bouleversé

 

L’arrivée sur le marché du… SUITE

EDF veut être indemnisé pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

 

Une négociation est en cours. Elle créera un précédent pour d’autres fermetures à venir.

 

Le flou entretenu par le gouvernement ne favorise pas une gestion rationnelle.

 

A quelle hauteur l’Etat devra-t-il indemniser EDF pour l’arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim et la fermeture de la centrale en service depuis 1977 ? La réponse constitue un passage obligé avant d’engager le processus de fermeture du site. Suite à une question de Bruno Sido, sénateur de la Haute Marne, le 27 avril dernier, Jean-Bernard Lévy, président d’EDF, a clairement indiqué que l’entreprise allait subir un « préjudice indiscutable ».

 

Le montant devra être chiffré avant… SUITE

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.

 

Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.

 

Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, l’endettement financier net d’EDF atteint 37,5 milliards d’euros. C’est, dans une interview au Journal du Dimanche, le montant repris – à 500 millions d’euros près – par Emmanuel Macron, ministre de l’Econome, pour justifier l’augmentation de capital de 4 milliards d’euros qui vient d’être décidée pour le groupe et à laquelle l’Etat participera pour 3 milliards d’euros.

 

Face à la fragilité financière du groupe maintes fois soulignée notamment par la Cour des comptes, l’Etat a même bien trop tardé à tenir son rôle… SUITE

Le volet nucléaire de la programmation énergétique n’est toujours pas finalisé.

 

L’objectif de François Hollande pour réduire la dépendance à l’atome était devenu matériellement inaccessible. Les décisions sont reportées, la promesse ne sera pas tenue.

 

L’annonce, le 6 avril par la ministre de l’Energie Ségolène Royal, du report de la partie de la programmation pluriannuelle de l’énergie consacrée au nucléaire, a confirmé l’analyse de tous ceux qui jugeaient inaccessible l’objectif de 50% d’électricité d’origine nucléaire en 2025, voulu par François Hollande pour se rapprocher des écologistes. En reportant les arbitrages, l’ambition de départ se dégonfle.

 

Certes, cet objectif est inscrit dans la loi de transition énergétique d’août 2015. Mais pour l’instant, dans le cas d’ici là… SUITE

Cinq ans après la catastrophe de Fukushima, la pression monte sur le gouvernement français pour accélérer la réduction du parc nucléaire français.

 

Juste au moment où la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal se prononce en faveur d’un allongement de dix ans de la durée de vie des centrales. Une prolongation obligée.

 

Le 11 mars 2011, lorsqu’un séisme de magnitude 9 – le plus haut niveau de l’échelle de Richter – survînt au large des côtes nord-est Japon, il déclencha un gigantesque tsunami. Dans l’archipel, les tremblements de terre sont fréquents (plus de mille secousses par an) et les systèmes de sécurité des centrales nucléaires japonaises se déclenchent à la moindre activité sismique.

 

Conçue pour supporter ces secousses,… SUITE

Des cours trop bas du pétrole ne sont pas, à terme, un moteur pour la croissance mondiale.

 

Les enjeux géopolitiques peuvent prendre le pas sur les logiques économiques. Combien de temps ?

 

Quel est le prix politique d’un baril de pétrole ? En théorie, c’est un prix d’équilibre devant permettre à la fois aux pays producteurs d’exporter leur or noir afin de pouvoir investir et se développer, et aux pays consommateurs de supporter le coût de leurs importations sans qu’elles constituent un frein à leur croissance.

 

Lorsque le prix du baril est trop bas, les pays producteurs sans ressources suffisantes ne peuvent s’équiper et participer à la hausse du commerce mondial. Ce qui pénalise les pays industriels qui pourraient… SUITE

Les pays exportateurs de pétrole paient cher le conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

 

L’organisation, qui représente le tiers de la production mondiale, échoue dans son rôle de régulation.

 

L’OPEP surmontera-t-elle la crise ouverte entre Riyad et Téhéran ? Les deux frères ennemis sont des piliers de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, créée en 1960. En novembre dernier, selon les dernières statistiques, l’Arabie saoudite a produit un peu plus de 10 millions de barils/jour, contre 3,3 millions pour l’Iran dépassé seulement par l’Irak (3,7 millions de barils/jour). Or, l’OPEP avec une moyenne de 31,5 millions de barils/jour ne représente plus que le tiers de la production mondiale de pétrole.

 

On connaît le problème auquel est confrontée… SUITE

Incités par les prix bas des carburants, les automobilistes roulent plus. Ils profitent des désordres sur le marché pétrolier à cause des tensions au Moyen Orient et de l’absence de régulation.

 

Mais la fiscalité sur les carburants progresse. Et l’économie française ne semble pas profiter du pétrole bon marché.

 

A 36 dollars – ou 33 euros – le prix du baril de pétrole, c’est Noël aux pompes pour les automobilistes ! A 1 euro le litre pour le gazole et 1,26 euro pour le SP95 selon les moyennes enregistrées par l’Union française des industries pétrolières (UFIP), les prix pour les consommateurs ont baissé de 16% et 12% en six mois.

 

Et si l’euro n’avait pas perdu… SUITE

Le nucléaire qui avait baissé dans le bouquet d’énergies après la catastrophe de Fukushima, devrait repartir à la hausse.

 

Mais s’il intervient positivement dans  la lutte contre le réchauffement climatique, il n’aura droit qu’à un strapontin à la grand-messe de la COP21.

 

Le nucléaire a-t-il sa place à la COP21 ? Aux précédentes conférences des Nations unies sur les changements climatiques (à Lima en 2014, Varsovie en 2013, Doha en 2012 ou Durban en 2011 pour ne citer que les dernières), les industriels et lobbies du nucléaire ont été relativement muselés. Paris ne dérogera pas à la règle, pour ne pas provoquer les écologistes qui n’intègrent pas le nucléaire dans leurs options pour un développement durable.

 

Ces… SUITE

La France relève les défis énergétiques dans le sillage de la Conférence des Nations Unis sur le changement climatique.

 

Elle est particulièrement bien placée dans la production d’énergie sans carbone, qu’il s’agisse de nucléaire ou d’hydraulique. Mais l’éolien dès aujourd’hui, et demain l’hydrogène, offrent d’autres opportunités.

 

Jeremy Rifkin, l’économiste américain qui travaille avec la Région Nord Pas-de-Calais dans le cadre du Forum mondial de l’Economie responsable, en est persuadé : une troisième révolution industrielle est en cours. Après la première révolution  au XIXe siècle marquée par le télégraphe et le couple charbon/ machine à vapeur, et la deuxième au XXe siècle caractérisée par l’avènement du téléphone et l’autre couple pétrole/ moteur à combustion,  celle du XXIe sera marquée par… SUITE

Au nom de la compétitivité, le groupe allemand a délibérément transgressé des normes prises au nom de la santé publique.

 

Ce manquement à l’éthique industrielle risque de porter un mauvais coup au diesel déjà désigné comme cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé.

 

Un nouveau scandale de l’amiante ?

 

Dans le monde des affaires, l’éthique pour les entreprises passe par le respect des législations nationales. Mais les fraudes sont monnaie courante et la transgression de Volkswagen n’est pas un cas isolé.

 

On distribue en sous-main quelques pots de vin pour gagner des marchés publics, on réduit ses coûts en violant des réglementations pour gagner en compétitivité….  L’emploi de travailleurs non déclarés, la falsification du nombre d’heures travaillées,… SUITE

guerillero

PATRIOTES ? Les électeurs frontistes souhaitent le rétablissement des frontières et des taxes à l'importation. Mais les mêmes, comme consommateurs, choisissent-ils d'eux-mêmes des produits made in France lorsqu'ils ont le choix ? Pas sûr! On pourrait regarder s'ils ne possèdent tous que des voitures françaises, par exemple. Avant de rétablir des taxes qui augmenteront les prix des produits importés et qui, en retour, pénaliseront les exportations, que ces consommateurs qui se disent patriotes commencent par privilégier les marques françaises, sans forcément cadenasser l'Europe ni verrouiller le libre échange.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.
Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.
Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.
Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.
En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.
Mais il n’existe pas de remèdes miracles pour réduire les coûts. On le voit dans le cas des taxis : les baisses de tarifs dont profitent les clients ne deviennent possibles que par le biais d’une plus grande flexibilité du travail associée à une plus grande précarisation des chauffeurs. Les argumentaires peuvent vouloir démontrer le contraire, il n’en demeure pas moins vrai que, une fois compressés les coûts de structure et les charges sociales, c’est sur les rémunérations que des économies sont trouvées…
Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: TROIS ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.
Dans l’intervalle, les élections nationales seront des tests déterminants : « En France, l’élection présidentielle sera un référendum sur l’Europe », a commenté l’ex-ministre français de l’Economie en faisant allusion à la percée du Front national dans les sondages.
Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.
Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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LE DECROCHAGE DE L'ECONOMIE FRANCAISE EST-IL IRREVERSIBLE?

Certes, un PIB ne fait pas rêver. Mais il peut faire réfléchir, car son évolution est aussi une photographie d’une économie. De 2.134 milliards d’euros en 2014 selon l’Insee, la totalité des biens et services produits sur le territoire français a progressé de 1,1% en 2015. C’est moins que pour l’ensemble de la zone euro qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) , a connu une croissance de 1,6%. Si on considère que la hausse des productions a atteint 1,9% cette année-là pour le peloton des pays avancés, la France est décrochée.
L'économie française subit l’une des plus fortes corrections alors que croissance est trois fois plus élevées pour la Suède, près de deux fois pour la Grande Bretagne et supérieure de 30% pour l’Allemagne.
On peut établir une relation directe entre ces agrégats et les niveaux de vie. Pire: lorsqu’on s’intéresse au PIB par habitant exprimé en PPA, la France ne pointait plus qu’au 24e rang en 2014 selon les statistiques établies par la Banque mondiale. Et si on se focalise sur l’Europe, la Banque de France montre que le PIB français par habitant en PPA est à peine au niveau de la moyenne de la zone euro, et n’arrivait qu’au 11e rang en 2014 de l’ensemble des membres de l’Union européenne.
Ce n’est pas une surprise : le ministère de l’Economie constate que le PIB français décroche depuis 40 ans avec une progression par habitant inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui impacte très directement l’évolution des conditions de vie des Français.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.
Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.
Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.
Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).
Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.
Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !
Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

avril 2017
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