Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Pour  relancer la construction européenne en panne soixante ans après le traité de Rome, le choix d’une Europe à plusieurs vitesses semble s’imposer.   Le principe des coopérations renforcées existe. Dans ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

En souhaitant bouleverser le système de l’indemnisation chômage, Emmanuel Macron risque de conforter les sceptiques sur les effets de son libéralisme.   A l’inverse, Marine Le Pen préfère ignorer les difficultés ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Emmanuel Macron promet une grande réforme des régimes de retraite. Mais le projet qui devra être proposé au Parlement après concertation, ne devrait s’appliquer qu’au cours de la législature suivante… après ...

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Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ». Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde ...

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Emploi

Pour réaliser des économies, le couperet tombe sur les emplois aidés.

 

Le gouvernement compte sur la formation pour prendre le relais. Mais les effets risquent de se faire attendre très longtemps pour les publics concernés.

 

On n’avance pas dans le bon sens en mettant la charrue avant les bœufs. L’annonce début août par le gouvernement de réduire le nombre des emplois aidés pour les remplacer par la formation avant de présenter la réforme censée le permettre, s’inscrit dans ce cafouillage. Et dans l’intervalle, ce sont des personnes socialement fragiles qui en feront les frais.

 

Vouloir proposer d’autres solutions par le biais de la formation est une idée intéressante, mais les gouvernements qui se sont succédé depuis des… SUITE

Il est plus facile de décréter la flexibilité que d’améliorer la formation professionnelle.

 

Pourtant, les deux volets de la réforme doivent être menés simultanément pour qu’une plus grande fluidité du marché du travail ne soit pas obtenue au détriment des salariés.

 

Quelle que soit la façon dont Muriel Pénicaud lancera la réforme du code du travail, le faux-pas sera inévitable si la ministre ne parvient pas à faire progresser de conserve la flexibilité du marché du travail et la sécurité pour les salariés sur ce marché. Or, à ce stade, la flexisécurité à la française n’a pas donné de résultats tangibles au vu de la situation de l’emploi. Il va falloir convaincre.

 

D’un côté, ce sont les… SUITE

Les clignotants économiques passent au vert, Emmanuel Macron tire les dividendes des mesures prises durant le quinquennat Hollande.

 

Toutefois, l’inversion n’est pas brutale. La croissance française ne fera pas mieux que la moyenne de la zone euro cette année. Et la dynamique n’est pas encore assez robuste car le nombre de demandeurs d’emploi ne recule pas encore.

 

« Quelle guigne que les quinquennats ! », pourrait pester François Hollande. Qui sait…un an ou deux de plus, et l’ex-président aurait peut-être pu briguer un deuxième mandat, avec un bilan économique plus présentable. Car la tendance s’inverse dans le bon sens depuis le début de l’année, et de nombreux clignotants sont passés au vert. Trop tard pour lui… mais une relative aubaine pour… SUITE

Edouard Philippe et son ministre du Travail Muriel Pénicaud vont devoir préparer la nouvelle réforme du Code du Travail annoncée par le Chef de l’Etat.

 

Mais quels seront les nouveaux parachutes pour compenser la fermeture du parapluie des acquis sociaux pour les salariés ? Flexibilité d’un côté, formation de l’autre : pour l’équilibre, il faudra convaincre.

 

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat, est un libéral ; il l’a démontré avec la loi, adoptée en juillet 2015, qui porte son nom. Libéral et social peut-être, mais libéral quand même. Edouard Philippe, son Premier ministre, est un homme de droite : il l’a revendiqué à la passation de pouvoir, le 15 mai dans la cour de Matignon. Au diable les étiquettes puisque la… SUITE

Même si les autorités de Bruxelles ont voulu être rassurantes, le compte à rebours a commencé pour les eurocrates anglais de l’Union européenne.

 

En officialisant, le 28 mars dernier, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne par une lettre envoyée le lendemain à Bruxelles, Theresa May, le Premier ministre britannique, a déclenché un compte à rebours implacable pour l’avenir des fonctionnaires européens de nationalité anglaise.

 

Car, même si les conditions du divorce vont devoir être négociées pendant au moins deux années, il est évident que la participation de Londres aux travaux des membres de l’Union va vite être réduite à la portion congrue. Jusqu’à disparaître, même si, à ce jour, personne ne peut dire dans quelles conditions… SUITE

Malgré quelques améliorations au cours du dernier trimestre, l’année 2016 s’est terminée avec 17% de plus de chômeurs qu’en juin 2012, au début du mandat de François Hollande.

 

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi  à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue.

 

Quant à l’ex-Premier ministre et candidat Manuel Valls, il va avoir bien du mal à revendiquer un bilan auquel il est forcément associé dans la lutte contre le chômage. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande,… SUITE

Avec l’accumulation des transferts de compétences aux collectivités locales, le débat politique sur la hausse des effectifs de fonctionnaires territoriaux est tronqué.

 

Les fonctionnaires et le poids de la fonction publique en France sont au cœur de ce début de campagne électorale. Mais avant de pointer un doigt inquisiteur sur le nombre de fonctionnaires territoriaux qui sont un élément du débat, il conviendrait que les responsables politiques replacent l’évolution de ces effectifs dans le cadre de la décentralisation, et des transferts de compétences. Car ceux-ci impliquent pour les autorités locales d’adapter le nombre de leurs fonctionnaires aux nouvelles missions assignées aux collectivités territoriales.

 

Tout d’abord, évacuons des éléments à charge qui font florès à droite, qui sont souvent… SUITE

L’administration pèserait trop lourd sur les finances de la France, et pourtant les dépenses semblent incompressibles.

 

Comment se répartissent les personnels concernés dans les trois fonctions publiques, à l’heure où l’on reparle de réductions d’effectifs ?

 

C’est (re)parti ! Avec l’ouverture de la campagne des primaires de droite, la baisse des dépenses de la fonction publique redevient un élément de polémique pour les candidats qui affichent dans leurs programmes des réductions du déficit budgétaire et qui veulent marquer leurs différences avec les politiques de gauche. Il faut « dégraisser le mammouth », selon l’expression maintenant consacrée de l’ancien ministre Claude Allègre – de gauche – et employée sans que l’on ne précise jamais quels effectifs de la fonction publique sont précisément visés.… SUITE

Le projet de remise en cause des RTT chez Bouygues Télécom pourrait avoir valeur de test pour d’autres entreprises.

 

Pour les salariés, ce sont 23 jours de congés par an qui sont en jeu.

 

L’ouverture de négociations chez Bouygues Télécom pour la remise en cause des RTT pose maintes questions, à la fois propres à l’entreprise mais aussi plus largement sur l’évolution du temps de travail en France. Le sujet est récurrent jusqu’au sein du gouvernement lorsque le Premier ministre Manuel Valls estime  qu’une dérogation aux 35 heures « n’est plus une transgression » et que le ministre de l’Economie Emmanuel Macron juge que la réforme du temps de travail signe de facto la fin des 35 heures.

 

Cette… SUITE

L’inflexion de la courbe du chômage qui se profile semble toujours bien fragile lorsqu’on élargit l’analyse des statistiques.

 

Après quatre années marquées par l’espoir longtemps déçu d’une inversion de la courbe du chômage, la promesse semble  se réaliser. Mais c’est avec une loupe qu’on peut aujourd’hui remarquer cette inflexion à travers les statistiques de Pôle emploi.

La tendance a encore besoin d’être confirmée puisque, si la photographie du mois de juillet est plutôt bonne (-0,5% de chômeurs en catégorie A – sans aucune activité – en juillet par rapport à juin), les mauvais chiffres de mai et juin incitent encore à la prudence. Ainsi, sur trois mois, les statistiques sont finalement tout juste stables, avec un recul de seulement… SUITE

Alors que les jeunes profitent le plus de la tendance à l’inversion du chômage, la population des seniors sans emploi commence aussi à en ressentir faiblement les effets.

 

Même timidement, la lutte contre le chômage finit par porter ses fruits. Les jeunes en sont les principaux bénéficiaires, avec un recul de 7,6%sur un an du nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans.

 

Mais avec une érosion de seulement  0,6% du nombre total d’inscrits à Pôle emploi en avril dernier par rapport à mars, l’inversion de la courbe du chômage légèrement perceptible depuis le début 2016 reste encore très fragile : par rapport à avril 2015, le reflux du nombre de chômeurs sur un an n’est encore que… SUITE

Les parlementaires doivent améliorer le projet de loi Travail pour ce qui touche les PME et TPE. L’avenir de l’emploi en dépend.

 

Mais ils vont devoir faire preuve d’un inhabituel pragmatisme.

 

« Mesdames et messieurs les parlementaires, étonnez-nous ! » Au-delà des postures et des manœuvres politiciennes, c’est un gros travail qui les attend pour enrichir le projet de réforme du code du travail sur le volet des PME et TPE, qui sont le parent pauvre de la deuxième mouture du texte défendu le 29 mars par la ministre du Travail Myriam El Khomri devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

 

Car s’ils devaient échouer à créer de nouvelles conditions de sécurité juridique et à alléger les contraintes… SUITE

François Hollande voulait réformer sur la base de la concertation.

 

Avec le projet de loi Travail, la négociation a eu lieu après la présentation du projet et la menace par Manuel Valls d’un vote bloqué. Tout le contraire.

 

François Hollande, à son arrivée à l’Elysée, voulait construire un mode de gouvernance sur la base de la concertation, quitte à prendre un peu plus de temps pour avancer sur les réformes nécessaires. Mais s’agissant de la loi Travail, alors que beaucoup de temps s’est écoulé depuis le début de son mandat, tout se passe comme si la méthode avait été appliquée à l’envers : avec une concertation après la présentation du projet de texte de loi.

 

Bien sûr,… SUITE

Les retards de paiement seraient responsables de 15.000 faillites de PME par an. C’est une fraude qui perdure et contre laquelle la lutte n’est pas à la hauteur des enjeux. 

 

Peut-être parce que l’Etat est lui-même un mauvais payeur…

 

Les retards de paiement entre les entreprises sont devenus une sorte de sport national en France. C’est pourtant bien une fraude, et l’emploi en pâtit. Une entreprise sur trois en est victime en France. Et les sommes en jeu sont colossales : leur montant avait été évalué en novembre dernier à 15 milliards d’euros par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie.

 

Plus précisément, si tous les transferts étaient effectués normalement, les trésoreries des PME seraient renflouées de 12 milliards… SUITE

Si une solution émergeait pour renforcer les syndicats tout en développant les accords d’entreprises, les salariés pourraient être défendus au plus près des intérêts des entreprises.

 

L’idée du chèque syndical fait son chemin. Encore faut-il que les négociateurs, directions et syndicats, veuillent valoriser ces accords.

 

Parmi les principes qui structurent le projet de loi El Khomri, rebaptisé en projet de loi Travail et dont la présentation a été reportée, figure l’extension du recours aux accords d’entreprise notamment pour modifier la durée du travail et la rémunération, en vue de la préservation et du développement de l’emploi.  Ce principe  déclenche une levée de boucliers chez les adversaires du projet : ils estiment que les directions des entreprises pourront… SUITE

Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

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