Même avec un salaire minimum amputé de 22%, la Grèce ne va pas restaurer sa compétitivité face à d’autres pays toujours plus « low cost » qu’elle. La concurrence n’est pas seulement asiatique. L’approche doit être globalement européenne.
La Grèce va-t-elle véritablement améliorer sa compétitivité ? En théorie, la baisse drastique du salaire minimum qui vient d’être décidée dans la douleur par le Parlement grec en échange d’un soutien financier international, est destinée à réduire le coût du travail.
En s’en tenant à uns stricte approche arithmétique, on pourrait même imaginer que, le salaire moyen ne cessant de progresser en Chine, les dispositions prises par Athènes soient de nature à relocaliser dans le pays des fabrications déplacées en Asie. Pour le… 
Le projet de « Buy European Act » de Nicolas Sarkozy anime l’Europe depuis longtemps. Il implique une volonté politique qui a toujours fait défaut à l’Union, longtemps trop libérale, aujourd’hui trop dispersée. Toutefois, la France ne peut s’engager seule.
La préférence communautaire ne figure dans aucun traité européen. Pourtant, le débat relancé par Nicolas Sarkozy dans son discours de Villepinte, n’est pas nouveau : il existe depuis des décennies, bien avant qu’on évoque un « Buy European Act » en référence au « Buy American Act » qui existe depuis… 1933.
Jacques Delors, président de la Commission européenne de 1985 à 1995, avait déjà avancé dans cette direction lorsqu’il s’était prononcé en faveur d’une « Europe ouverte, pas d’une Europe offerte ». Une façon d’indiquer que… 
Sur la TIPP flottante, on entretient l’amalgame. Il s’agit de baisser la taxe sur les produits pétroliers pour compenser la hausse des recettes de TVA provenant du renchérissement des carburants, pas de faire contrepoids à la hausse du prix du baril.
Il y a, sur la TIPP « flottante », un véritable malentendu. Ou un abus de langage volontaire, pour aboutir au même résultat.
François Hollande veut la réintroduire pour compenser les effets de la hausse du baril de pétrole dans le prix des carburants à la pompe. Les autres candidats l’accusent de démagogie, l’Etat aux poches vides n’ayant pas les moyens de programmer des pertes de recettes fiscales alors que la réduction des déficits publics est l’objectif prioritaire… 
Recourir à la Constitution parce que les responsables gouvernementaux sont de piètres gestionnaires, est-ce une réponse au problème posé par la crise de la dette ? Ou faut-il remplacer les hommes politiques ?
Une règle d’or : pour quoi faire ? En proposant le 16 juin 2011 aux 17 pays membres de la zone euro d’inscrire dans leur Constitution l’obligation de revenir à l’équilibre budgétaire et de proscrire les budgets déficitaires , Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont pas donné le mode d’emploi. Ce qui laisse profondément perplexe.
Certes, l’Allemagne a franchi le pas en 2009. Mais que pourrait être une règle d’or élargie à l’ensemble de la zone euro ? Mystère : l’une des réponses à la… 
Grand patron, Jean-Louis Beffa s’attaque au paradigme du modèle libéral pour prôner une forme de cogestion à l’allemande fondée sur un pacte national. Le pire, pour la France, étant de ne pas choisir.
Jean-Louis Beffa n’est pas connu pour être un intellectuel qui jongle avec les concepts.
PDG de Saint Gobain pendant 21 ans, il est un pur produit de l’élite française, polytechnicien diplômé de l’Ecole des Mines, à tel point sorti du rang qu’on lui prête le rôle de parrain du fameux corps des ingénieurs des Mines. C’est dans ce vivier que les capitaines d’industrie français les plus huppés furent recrutés avant que la mondialisation ne remette en question une trop grande consanguinité.
La France reste une puissance économique et financière, mais doit remettre en question ses choix économiques pour restaurer ses capacités industrielles. Il n’y a pas de fatalité. Il faut juste, pour l’Etat, faire preuve de volonté.
Voilà, c’est fait, la France a perdu son triple A : on va pouvoir s’intéresser à la maladie et oublier le thermomètre.
Notons au passage que cette dégradation d’un cran de l’agence Standard & Poor’s est moins sévère que celles, de deux crans, qui l’ont accompagnée pour l’Espagne, l’Italie, le Portugal et Chypre. Mais même si les marchés avaient déjà anticipé cet état de fait dans la mesure où la France doit déjà consentir des taux de 3,3% pour ses emprunts à… 
Une taxe sur les opérations financières a existé en France jusqu’en 2008. La même majorité est-elle prête à voter une loi qui contredirait une décision prise il y a trois ans ? Le chantage aux délocalisations entre dans le débat.
On ne s’attendait pas à voir réapparaître aussi vite un projet de taxe sur les transactions financières, après l’échec du G20 de novembre dernier sur le dossier et le classement sans suite par l’Assemblée nationale d’un projet voté par le nouveau Sénat de gauche.
Mais le périmètre du projet n’est plus le même : il ne s’agit plus de tenter de rallier les vingt pays de la planète à la création d’une taxe au bénéfice de l’aide au développement… 
Le prix à la pompe des carburants est au même niveau aujourd’hui qu’à l’été 2008, alors que le baril de pétrole vaut 40 dollars de moins. Pourquoi ? L’euro a baissé.
Malgré les rappels à l’ordre du gouvernement, les prix des carburants à la pompe flambent à nouveau : 1,48 euro le litre pour le SP 95 en moyenne selon l’Union française des industries pétrolières (UFIP), le même niveau qu’au mois de juillet 2008. Et 1,38 euro pour le gazole.
Mais à l’époque, le prix du baril de pétrole avait atteint des sommets, touchant par deux fois les 145 dollars au cours de la première quinzaine de ce mois .
Les assurances automobile, santé et habitation sont dans une spirale de hausse. Avec la crise et les catastrophes naturelles, la mécanique tarifaire semble incapable de s’inverser.
Les tarifs d’assurance sont engagés dans une mécanique infernale. La crise impacte directement la gestion des compagnies d’assurance. En tant qu’investisseurs institutionnels, elles sont confrontées à la baisse des rendements de leurs placements financiers.
Mais dans le même temps, comme les banques, elles sont obligées de renforcer leurs fonds propres dans le cadre de la réglementation à venir Solvabilité 2 .
Après des augmentations en 2011 de l’ordre de 5 à 6% pour les assurances « habitation » et de 3 à 4% pour les contrats « automobile », on s’achemine… 























