Après avoir refusé deux nationalisations qui lui étaient réclamées à Florange et Petit-Couronne, le gouvernement pourrait difficilement justifier de changer de doctrine pour le chantier de Saint Nazaire.
Mais Jean-Marc Ayrault ne pourrait rester sans réagir si l’actuel actionnaire majoritaire coréen décidait de céder sa participation.
François Hollande et le gouvernement Ayrault pourraient à nouveau être confrontés à l’hypothèse d’une nationalisation.
Cette fois, après les hauts fourneaux de Florange et la raffinerie de Petit-Couronne, c’est le chantier naval STX France, ex-Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, qui réclame l’intervention de l’Etat.
Or, les récents dossiers phares qui portèrent à un moment ou un autre sur l’hypothèse d’une nationalisation sont à marquer d’une pierre noire… 
Avec l’affaire chypriote, l’Union européenne et le FMI adressent un coup de semonce aux paradis fiscaux en conditionnant leur filet de sécurité, mais n’engagent pas de réformes en profondeur.
Les pays développés sont eux-mêmes trop impliqués.
L’affaire chypriote est-elle un coup de semonce pour les paradis fiscaux ?
Il est vrai que les modalités du deuxième plan de sauvetage, qui impliquent une restructuration du secteur bancaire, une mise à contribution des actionnaires et créanciers, et une ponction des dépôts au-dessus de 100.000 euros des banques en faillites, ont créé la surprise.
« On savait que Chypre était un trou noir de la finance mondiale et que sa situation était critique. L’Europe aurait d’ailleurs pu intervenir plus tôt. Mais… 
Findus avec la viande de cheval, Boeing avec les batteries de son dernier avion, comme auparavant Total avec l’Erika ou Apple en Asie et bien d’autres: les problèmes liés, pour cause de financiarisation, à une externalisation excessive et mal maitrisée sont omniprésents.
Les plats préparés à base de viande pour Findus, les batteries révolutionnaires sur les avions Boeing, l’affrètement de pétroliers pour Total ou le forage off-shore dans le golfe du Mexique pour BP… a priori, aucun rapport.
Sauf que dans chaque cas, la prestation a été externalisée et qu’un scandale, un jour, est venu sanctionner ce choix. Incapacité de Findus à déceler une escroquerie à la viande de cheval à cause d’une traçabilité défaillante, impuissance de… 
La mise en place des outils financiers pour relancer l’investissement des entreprises est trop longue. En plus, faute de visibilité, l’envie d’investir fait défaut.
Mais sans ce moteur de l’économie, l’emploi ne repartira pas. Mauvais pour la consommation.
La relative bonne tenue de la consommation en France est trompeuse. C’est une des spécificités de l’économie française. Deux raisons principales expliquent ce phénomène.
D’abord, l’importance des prestations sociales (de l’ordre de 600 milliards d’euros, toutes prestations confondues) dans le revenu de nombreux foyers. Ensuite, le taux d’épargne élevé des ménages en France, qui leur permet de puiser dans leur bas de laine pour faire face à des situations difficiles.
Soumis à des restrictions budgétaires, les militaires craignent de ne plus pouvoir assurer leurs missions. Leur chef, François Hollande, doit livrer ses arbitrages financiers.
Une nouvelle politique de défense de la France, forcément plus restrictive, en découlera alors que l’instabilité géopolitique dans le monde ne recule pas.
Même si, avec 31,4 milliards d’euros pour 2013, le budget français de la défense reste un des postes les plus importants du budget de l’Etat, il s’est réduit de moitié en trente ans, passant de 3 à 1,5% du PIB.
Par rapport au plan de marche prévu dans la loi de programmation militaire 2009-2014, les restrictions sont même supérieures à celles qui avaient été prévues.
Le débat sur la compétitivité bat son plein. L’économie française n’a plus le temps d’attendre. Des décisions ont été prises, d’autres doivent suivre.
2013 sera une année de rupture. Surtout si rien n’est fait.
Quelle salade ! Lorsque le cresson cultivé et récolté dans le Choletais, en Pays de Loire, traverse la France d’ouest en est par camion pour être conditionné en Allemagne avant de finir dans les assiettes de l’Hexagone, on peut parler d’aberration économique.
C’est pourtant bien le voyage paradoxal de la petite salade, que deux facteurs expliquent: une sous-tarification des transports routiers, et l’effondrement des salaires dans les services en Allemagne. Car si l’opération est malgré tout rentable, c’est que la main d’œuvre en Allemagne pour… 
Le rapport Gallois préconise d’ouvrir les conseils d’administration et de surveillance des entreprises aux élus du personnel. Une mesure pas chère et qui, en libérant une énergie collective, peu rapporter gros.
Après les négociations sur le marché du travail, un nouveau challenge pour les partenaires sociaux ?
Du rapport Gallois sur la compétitivité de l’industrie française, on a surtout retenu la réduction de 30 milliards d’euros des charges sociales des entreprises, transférés sur la fiscalité pour créer le fameux « choc de compétitivité ».
Mais on a oublié d’autres propositions, pourtant beaucoup moins coûteuses et que Louis Gallois, ex-président d’EADS aujourd’hui Commissaire général à l’investissement, juge prioritaires. Comme l’ouverture des conseils d’administration et de surveillance des entreprises (de plus de… 
La hausse des prix des céréales, sous l’effet de la sécheresse aux Etats-Unis et en Russie, se répercute sur la chaîne alimentaire.
Les cours n’atteignent pas les sommets de 2008, année des émeutes de la faim, ni les pics du début 2011, mais la convergence d’éléments défavorables laisse présager de nouvelles crises alimentaires.
En révélant une hausse de 6% de l’indice des cours des produits alimentaires en juillet, la FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, a sonné l’alarme. …
Et si le scénario qui avait poussé aux émeutes de la faim en 2008 et 2010 se reproduisait, si les niveaux de prix des matières premières agricoles devaient revenir aux pics du début 2011 ? … 
























