Débats

  • L’évolution des métiers et la gestion des âges (octobre 2011) OEMM (Observatoire de l’emploi et des métiers en mutualité)

 

  • Regards croisés sur la ville durable (juin 2011) Agence Marne-la-vallée Descartes Développement

 

  • Comment construire une rémunération globale (juin 2011) UGEM (Union des groupements des employeurs mutualistes)

 

  • Le Grand Paris et les partenaires de Paris Métropole (juin 2011) CCIP (Chambre de commerce et d’industrie de Paris)

 

  • Ateliers formation dans la filière automobile (mai 2011) CSIAM (Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle)

 

  • Compétitivité, sécurité, pays émergents (mars 2011) SITL (Salon international du transport et de la logistique)

 

  • Incoterms 2010, l’impact sur le commerce international (mars 2011) SITL (Salon international du transport et de la logistique)

 

  • La… SUITE

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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DEUX SIECLES DE DEMOGRAPHIE COMME SEPT FOIS L'HUMANITE

Sept milliards de personnes dans le monde aujourd'hui, contre un milliard au début du XIXe siècle. Faut-il craindre l'avenir? Avec la baisse de la fécondité, la population mondiale pourrait plafonner à 10 milliards d'habitants au tournant du XXIe siècle, puis diminuer. La Terre alors, deviendrait majoritairement peuplée de personnes âgées. C'est peut-être cela qu'il faut craindre.

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L'EAU POUR TOUS? DE MOINS EN MOINS...

La consommation d’eau augmente deux fois plus vite que la démographie. Au milieu du siècle, 40% de la population mondiale – qui aura atteint 9 milliards de personnes – seront confrontés à des problèmes de ressources en eau. Le cycle de l’eau est immuable: il ne permet pas de générer de nouvelles ressources, et l’eau douce ne représente que 3% des réserves sur la planète. La proportion d’eau destinée à la consommation domestique et qui constitue un enjeu vital pour un homme sur quatre, ne représente que 8% du total. Car 22% de l’eau utilisée dans le monde est captée par l’industrie et 70% est destinée à l’agriculture pour ses besoins en irrigation. En plus, seulement 2% des eaux usées, collectées et retraitées sont réutilisées. Dans l’attente qu’un système de solidarité internationale se mette en place, le principe de « l’eau pour tous » reste un vœu pieu dès aujourd’hui pour le quart de la planète.

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LES PEAGES FLAMBENT

Se déplacer en voiture revient de plus en plus cher. Par exemple, pour un Paris-Nantes sur autoroute, compter entre 40 et 50 euros de carburant selon qu’on utilise une automobile de gamme moyenne consommant du gazole ou du super 95, plus 34 euros de péage. Pour un Paris-Lyon ou un Paris-Strasbourg, entre 50 et 60 euros de carburant et de 31 à 35 euros de péage. En dix ans, le prix du litre de super a augmenté de 50%, et celui du gazole de 70% ! Viennent s’ajouter les hausses des péages (1,5 fois l’inflation en 2011, et toujours plus que l'inflation en 2012) qui ignorent les critiques de la Cour des comptes. Le résultat est là : les péages autoroutiers représentent aujourd’hui 70 à 80% des dépenses de carburant sur autoroute.

février 2012
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