Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Pour  relancer la construction européenne en panne soixante ans après le traité de Rome, le choix d’une Europe à plusieurs vitesses semble s’imposer.   Le principe des coopérations renforcées existe. Dans ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ». Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde ...

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Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

En souhaitant bouleverser le système de l’indemnisation chômage, Emmanuel Macron risque de conforter les sceptiques sur les effets de son libéralisme.   A l’inverse, Marine Le Pen préfère ignorer les difficultés ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Emmanuel Macron promet une grande réforme des régimes de retraite. Mais le projet qui devra être proposé au Parlement après concertation, ne devrait s’appliquer qu’au cours de la législature suivante… après ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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business

Bien que la croissance française déçoive, la Bourse de Paris se fait remarquer par le montant des dividendes versés aux actionnaires. Les meilleurs d’Europe, dans un pays qui n’a pas encore effacé la crise.

 

C’est le paradoxe de la Bourse : bien que la croissance économique en France s’est traînée autour de 1,1% en 2016 alors que le gouvernement attendait 1,4%, les entreprises cotées du CAC 40 ont été particulièrement généreuses avec leurs actionnaires. Avec plus de 54 milliards d’euros de dividendes versés selon la société Henderson Global Investors, la place de Paris flirterait même avec ses records,  alors qu’aux Etats Unis, au Royaume Uni, en Australie et dans les pays émergents, on a au contraire observé un ralentissement… SUITE

L’expérience professionnelle acquise à quarante ou cinquante ans permet au créateur d’entreprise de s’appuyer sur des réseaux dont ne dispose pas le tout jeune créateur. Pour gagner du temps et trouver des soutiens.

 

Pour se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, une ou un quadra ou quinqua dispose d’un avantage par définition inaccessible à un tout jeune créateur : ses réseaux. Qu’ils soient professionnels, commerciaux ou financiers, ils sont autant d’atouts déterminants pour lancer une activité sur des bases solides.

 

Ainsi, on assimile trop souvent le créateur de start-up à un geek jeune diplômé plutôt décoiffant, version numérisée de professeur Nimbus voulant concrétiser à travers sa société une idée géniale censée faire sa fortune. La réalité est… SUITE

Le projet de remise en cause des RTT chez Bouygues Télécom pourrait avoir valeur de test pour d’autres entreprises.

 

Pour les salariés, ce sont 23 jours de congés par an qui sont en jeu.

 

L’ouverture de négociations chez Bouygues Télécom pour la remise en cause des RTT pose maintes questions, à la fois propres à l’entreprise mais aussi plus largement sur l’évolution du temps de travail en France. Le sujet est récurrent jusqu’au sein du gouvernement lorsque le Premier ministre Manuel Valls estime  qu’une dérogation aux 35 heures « n’est plus une transgression » et que le ministre de l’Economie Emmanuel Macron juge que la réforme du temps de travail signe de facto la fin des 35 heures.

 

Cette… SUITE

Les plateformes collaboratives sont des outils de la révolution numérique mis au service de l’économie du partage.

 

Mais un modèle économique dépend de l’utilisation de l’outil. L’ubérisation n’est pas forcément créatrice de valeur, sauf pour les gestionnaires de plateformes.

 

 

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

 

Concentration des pouvoirs, délégation des contraintes

 

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci acceptent qu’Uber prélève une commission de 20% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs… SUITE

Le nouveau statut de Scop d’amorçage doit soutenir la création de sociétés coopératives et participatives.

 

Objectif : 40.000 emplois nouveaux en cinq ans, contre 2.800 sur la seule année 2014.

 

La loi du 31 juillet 2014, qui a donné un cadre juridique à l’Economie sociale et solidaire (ESS) plus de trente ans après l’élaboration de la charte de l’économie sociale, doit donner un coup de fouet aux Scop (sociétés coopératives ouvrières de production) en inventant le dispositif des SCOP (sociétés coopératives et participatives) d’amorçage.

 

Concrètement, alors que les salariés associés au sein d’une Scop doivent détenir au moins 51% de son capital et 65% des droits de vote, le statut de SCOP d’amorçage donne sept ans aux… SUITE

Le Centre national d’études spatiales (CNES) va sortir du tour de table d’Arianespace qui comptera uniquement des industriels, et d’abord la filiale commune à Airbus et Safran.

 

Un vrai pari pour la rénovation de la filière, alors que les enjeux dans l’espace ne peuvent encore s’affranchir de l’investissement de la puissance publique.

 

Lorsque la société Arianespace fut créée en 1980, personne n’aurait imaginé qu’elle ferait un jour un jour la course en tête dans la conquête de l’espace après avoir surclassé ses concurrentes russes et américaines qui, pourtant, avait ouvert la voie.

 

Dès les années 70, Frédéric d’Allest, son premier président, avait pris son bâton de pèlerin pour rallier les capitales européennes au projet porté par le… SUITE

Le blocage de la livraison des Mistral par la France à la Russie a montré que les exportations de matériels militaires sont soumises à des aléas politiques et diplomatiques impossibles à anticiper à la signature des contrats.

 

Mais qui peuvent coûter cher.

 

Le bras-de-fer entre Paris et Moscou sur la livraison à la Russie des deux navires militaires français Mistral commandés en 2011, amène à se poser des questions sur les conditions de réalisation des contrats d’armement.

 

Surtout après les commandes d’avions Rafale par douzaines, émanant de l’Egypte et du Qatar pour 24 appareils dans chaque cas, l’Inde devant encore finaliser son engagement pour 36 unités.

 

Bien sûr, il n’y a aucune raison pour qu’un des… SUITE

Avec le changement de réglementation et les ventes privées, mais surtout la croissance du e-commerce et le succès de certains sites à prix cassés, les consommateurs n’attendent plus les soldes en magasins avec la même fièvre qu’autrefois.

 

Ce qui oblige les commerçants à reconsidérer leurs stratégies de vente.

 

Plutôt frileux, les consommateurs, pour célébrer les soldes d’hiver ? Les sondages évoquent une baisse de 8% du chiffre d’affaires pour le premier week-end de la période qui s’étend cette année du 7 janvier au 17 février. La tendance pourrait toutefois se redresser. Ainsi au deuxième week-end, les consommateurs se pressaient aux caisses.

 

La relative désaffection est bien sûr imputée aux attentats entre les 7 et 9 janvier, au siège… SUITE

En vingt ans, le nombre d’intermittents du spectacle qui reçoivent des allocations chômage a plus que doublé.

 

La différence de traitement avec les allocations chômage des autres salariés à employeurs multiples s’est creusée.

 

Le problème, avec une dérogation, c’est lorsqu’elle perd son caractère dérogatoire pour se banaliser. Ce qui est le cas du statut des intermittents du spectacle (créé en 1936) et du régime spécifique d’allocations chômage qui lui est associé.

 

Selon le rapport sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques présenté l’an dernier par le député socialiste Jean-Patrick Gille, que Manuel Valls vient de charger d’une mission de médiation, 254.400 personnes étaient enregistrées sous ce statut en 2011. Et 108.600 d’entre elles (58.100 techniciens et… SUITE

Depuis longtemps, la France contrarie les projets des Etats-Unis avec ses positions contre les OGM, sa défense de l’exception culturelle, son rôle moteur dans Airbus ou l’agriculture européenne…

 

L’amende record qui menace BNP  Paribas constitue un nouveau rebondissement dans la guerre économique transatlantique.

 

A 10 milliards de dollars, l’amende qui menace BNP Paribas aux Etats-Unis fait passer pour un amuse-gueule celle de 770 millions de dollars à laquelle la France avait été condamnée par la justice américaine dans l’affaire Executive Life.

 

Il est vrai qu’avant d’aboutir à cette transaction, les négociations avaient été longues et tendues pendant plus de dix ans, l’évaluation de l’amende au départ portant sur quelque 2 milliards de dollars ; en outre,… SUITE

 

Quel sens donner à une fuite sur un rapport de la Cour des comptes accablant la gestion d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, à trois jours du procès en correctionnel d’un barbouze ayant espionné son mari ?

 

Un pur hasard, bien sûr.

 

Anne Lauvergeon, l’ancien sherpa de François Mitterrand, ex-patronne d’Areva débarquée  en 2010, serait-elle la cible d’autant d’attaques si elle n’était pas une femme ? A coup sûr, la question viendra dans la polémique explosive qui rebondit sur « Atomic Anne », qui aura dérangé beaucoup de monde dans l’univers plutôt misogyne du nucléaire français qu’elle a restructuré.

 

Le pavé dans la mare provient d’un nouveau rapport de la Cour des comptes, après celui déjà rendu public en janvier… SUITE

Avec le retour des fusions-acquisitions, la France perd des sociétés qui choisissent à cette occasion d’installer leur siège hors de ses frontières, autant à cause de l’instabilité juridique que du poids des taxes.

Les conséquences ne sont pas que symboliques.

 

Les nouveaux leaders mondiaux constitués avec des groupes français désertent l’Hexagone. La récente annonce de la fusion du cimentier Lafarge avec son homologue suisse Holcim dans une opération valorisée à 40 milliards d’euros est la dernière illustration d’un phénomène observé depuis de nombreuses années. Le futur groupe LafargeHolcim installera son siège social à Zurich, où est aujourd’hui basée l’entreprise suisse.

 

Auparavant, c’est Publicis qui avait décidé de rompre avec ses racines à l’occasion de sa fusion avec l’américain… SUITE

Les entreprises occidentales installées en Russie se retrouvent otages du bras-de-fer qui se durcit entre Moscou et les capitales occidentales sur la Crimée.

Pas sûr que la rationalité économique ait voix au chapitre, à moins que la « real politik » prime sur les principes.

 

Des sanctions économiques contre la Russie pour le rattachement de la Crimée? On imagine mal Vladimir Poutine supporter sans réagir des décisions de pays qui voudraient en quelque sorte punir son pays, fussent-ils des partenaires commerciaux.

 

Que des Etats s’arrogent ainsi le droit de juger du bien-fondé de la stratégie de Moscou et veuillent manifester une quelconque autorité sur le Kremlin est tout simplement inconcevable pour le président russe. Il y aura, sans aucun doute possible,… SUITE

La France compte autant d’opérateurs télécoms que les Etats-Unis. Une consolidation du secteur aurait pu intervenir avec le rachat de SFR par Bouygues, mais la maison-mère Vivendi se prononce en faveur de l’outsider Numericable.

 

Et pour le consommateur, mieux vaut-il en France une concurrence à trois, ou à quatre ?

 

La concurrence a-t-elle vraiment les vertus qu’on lui prête ? Depuis la grande vague des déréglementations de la fin du siècle dernier, les arguments n’ont pas manqué pour justifier la fin des monopoles publics.

 

Mais lorsque des opérateurs exploitent des réseaux qu’il faut construire, développer et entretenir, l’expérience montre que le bon dosage de concurrence pour garantir des prix bas sans mettre en péril la qualité du service, n’est… SUITE

 Après un début 2013 marqué par des bisbilles à la direction, Bpifrance veut inciter les entreprises à sortir de leur « mélancolie entrepreneuriale ».

 

Elle est la pièce maîtresse de la boîte à outils de François Hollande pour relancer l’investissement et l’emploi. 2014, pour elle, sera l’année de vérité.

 

 « En-det-tez-vous ! La dette, ce n’est pas un gros mot !» : Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque publique d’investissement Bpifrance, agite le carnet de chèque de la nouvelle institution financière sous le nez des chefs d’entreprise en quête de fonds propres ou d’argent frais pour investir.

 

Car selon lui l’an dernier, statistiques de la Banque de France à l’appui, les prêts bancaires garantis aux entreprises pour renflouer leur trésorerie… SUITE

Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

août 2017
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