La grande vitesse ferroviaire au prix du luxe 

La grande vitesse ferroviaire au prix du luxe 

La SNCF commercialise les billets TGV des nouvelles lignes à grande vitesse sur Bordeaux et Rennes qui seront exploitées à partir de juillet prochain.   Avec des hausses de tarifs importantes, ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ». Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Automobile

L’Union européenne n’est pas à l’origine du recul industriel en France.

 

Au contraire : dans le secteur automobile, le marché unique est un atout. Un dossier rouvert à l’occasion de la campagne pour l’élection législative.

 

Même si la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle apporte une réponse sans équivoque à l’enracinement de la France au cœur de l’Union européenne, la campagne des législatives n’en a pas fini de mettre en scène des adversaires de l’Europe qui voudront contrecarrer la dynamique communautaire du nouveau président. Avec toujours les mêmes références au Brexit. Ce qui pourrait se révéler, pour ces europhobes… contre-productif. Car l’Europe, en l’occurrence, est plutôt un atout. Dans l’industrie, par exemple. A condition d’investir et d’innover.

 

Prenons… SUITE

Le patron de Renault et de Nissan prend aussi la tête de Mitsubishi.

Clé de voûte de l’Alliance de ces constructeurs et garant de son fonctionnement, il est devenu intouchable.

Mais se pose la question de la gouvernance future de cet ensemble.

C’est au fin fond de l’Auvergne, à l’usine Michelin du Puy en Velay, que Carlos Ghosn, l’un des patrons les plus puissants de la planète, a commencé sa carrière. Tout juste sorti de l’Ecole des Mines qu’il intégra après Polytechnique, il y fit ses premières armes avant d’entamer, sept ans plus tard, un périple d’industriel globe-trotter qui le mena d’abord au Brésil puis aux Etats-Unis, toujours avec la casquette de Michelin pour redresser des filiales en perte de… SUITE

Y aura-t-il assez de lithium dans le monde pour produire les batteries des voitures électriques ?

 

Les chercheurs français travaillent sur une technologie alternative au sodium… aux réserves infinies.

 

La voiture électrique, en vedette au Mondial de l’automobile à Paris, entame doucement sa percée. Bien qu’encore confidentielles, ses ventes se développent  et le parc s’étoffe.

 

L’université américaine UC  Davies implantée en Californie, état où circulent aujourd’hui le tiers des quelque 200.000 voitures électriques aux Etats-Unis, estime que le nombre de ces véhicules dans le monde devrait être multiplié par cinq en quatre ans, passant  d’un peu plus de 500.000 unités en 2014 à 2,7 millions d’unités en 2018. Rien qu’en Europe on évalue le parc électrique à… SUITE

L’épisode de l’assouplissement des normes de pollution automobile donne une piètre image de l’engagement politique du Parlement européen.

 

Face à ce laxisme, on comprend mieux les reculades de l’Union sur des sujets bien plus complexes.

 

Si le ridicule ne tue pas, il ne faudrait pas que les instances européennes en abusent malgré tout. Alors que les porteurs d’un certain idéal européen désespèrent de voir un jour les membres l’Union prendre collectivement leurs responsabilités sur des dossiers urgents et difficiles comme l’accueil des migrants, la paix au Moyen Orient ou la lutte contre le réchauffement climatique, voilà que les députés du Parlement européen calent piteusement pour faire progresser un dossier aussi basique que le respect des normes de pollution… SUITE

Entre les files de voitures, l’attention du motard est à son maximum. Pas celle de nombreux automobilistes qui lisent et envoient des tweets et des textos.

 

La chance en plus de la prudence, c’est tous les matins à moto dans les embouteillages.

 

A moto, le moindre accrochage qui se solderait en voiture par juste un peu de tôle froissée, peut avoir de tragiques conséquences. Et aujourd’hui, il faut bien parler de chance pour parvenir à éviter tous les écarts et erreurs de conduite des automobilistes drogués aux tweets et aux textos qui consultent leurs messages et y répondent tout en conduisant. Pour les motards dans les embouteillages de voitures, la circulation inter-files est autorisée à titre expérimental depuis… SUITE

Incités par les prix bas des carburants, les automobilistes roulent plus. Ils profitent des désordres sur le marché pétrolier à cause des tensions au Moyen Orient et de l’absence de régulation.

 

Mais la fiscalité sur les carburants progresse. Et l’économie française ne semble pas profiter du pétrole bon marché.

 

A 36 dollars – ou 33 euros – le prix du baril de pétrole, c’est Noël aux pompes pour les automobilistes ! A 1 euro le litre pour le gazole et 1,26 euro pour le SP95 selon les moyennes enregistrées par l’Union française des industries pétrolières (UFIP), les prix pour les consommateurs ont baissé de 16% et 12% en six mois.

 

Et si l’euro n’avait pas perdu… SUITE

Les services aux automobiles emploient 2,5 fois plus de salariés que les usines qui les produisent, et les embauches sont parfois difficiles à cause du manque de candidats.

 

Pourtant, même si la voiture connaît une nouvelle mutation, elle a toujours de l’avenir.

 

Le monde de l’automobile n’est pas homogène, particulièrement dans le domaine de l’emploi. Si l’on considère la seule production de véhicules, les effectifs reculent inexorablement depuis 2004. En dix ans, selon l’Insee,  ils ont baissé de 28%. Mais si l’on analyse la situation du commerce et de la réparation automobile, il existe des spécialités dans lesquelles l’emploi est en hausse.

 

Le baromètre de l’emploi pour la branche des services de l’automobile remarque ainsi que le… SUITE

Pour défendre les intérêts de Renault dans l’Alliance Renault Nissan, l’Etat français doit s’appuyer sur un patron qui est aussi celui de Nissan.

 

C’est lui qui devra faire progresser l’ensemble vers une plus grande intégration. Sachant que Nissan pèse deux fois plus lourd que Renault.

 

En matière de gouvernance, on pouvait craindre que le cumul des présidences de Carlos Ghosn à la tête à la fois de Renault, de Nissan et de la filiale commune des deux groupes automobiles Renault-Nissan BV (de droit hollandais) aboutisse un jour à une situation schizophrénique. L’écueil n’a pu être évité !

 

Un différend est apparu sur la place publique entre le ministre de l’économie Emmanuel Macron, représentant l’actionnaire principal de Renault –… SUITE

Au nom de la compétitivité, le groupe allemand a délibérément transgressé des normes prises au nom de la santé publique.

 

Ce manquement à l’éthique industrielle risque de porter un mauvais coup au diesel déjà désigné comme cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé.

 

Un nouveau scandale de l’amiante ?

 

Dans le monde des affaires, l’éthique pour les entreprises passe par le respect des législations nationales. Mais les fraudes sont monnaie courante et la transgression de Volkswagen n’est pas un cas isolé.

 

On distribue en sous-main quelques pots de vin pour gagner des marchés publics, on réduit ses coûts en violant des réglementations pour gagner en compétitivité….  L’emploi de travailleurs non déclarés, la falsification du nombre d’heures travaillées,… SUITE

En démissionnant sur le champ, le patron de Volkswagen personnalise la faute pour tenter de détourner les projecteurs qui se focalisent sur les marques du groupe, aujourd’hui véritablement menacé.

 

Objectivement, les anti-diesel peuvent remercier Volkswagen ! Voilà que dans un amalgame qui fait le tour du monde, la tromperie du géant de l’automobile débouche sur un retentissant procès du diesel alors qu’aucun nouvel élément à charge sur cette technologie n’a été révélé qui la condamnerait aujourd’hui plus qu’hier.

 

Oui, Volkswagen a fraudé.  Oui, cette transgression fait naître une suspicion sur le niveau réel des émissions polluantes de 11 millions de ses voitures en circulation dans le monde. Mais il est tout aussi vrai que cette technologie a fait… SUITE

Rien ne justifie aujourd’hui l’avantage fiscal sur le prix du gazole à la pompe.

 

Si en plus une tricherie fait naître dans l’opinion publique une suspicion sur le degré réel de pollution des voitures diesel, l’Etat est-il fondé à inciter à la consommation d’un produit plus nuisible pour la santé que les normes ne l’établissent ?

 

Alors que, justifiée ou non, la suspicion s’est installée dans l’opinion publique sur le niveau réel de pollution du diesel, le gouvernement français va-t-il devoir remettre à plat sa politique fiscale sur les carburants ?

 

Car outre au-delà de la tricherie du constructeur Volkswagen, l’automobiliste consommateur est interpellé. Si un constructeur triche alors que toutes les technologies se ressemblent, les autres constructeurs de… SUITE

Les ventes de voitures progressent, les résultats financiers de Renault et PSA sont encourageants. L’automobiliste reprend confiance, pour la plus grande satisfaction des actionnaires.

 

Mais en réalité, les deux groupes français n’ont pas pleinement profité du rebond du marché, et l’emploi ne repart pas dans l’industrie automobile.

 

2015 pourrait bien être l’année du renouveau des marques françaises automobiles.

 

Un an après avoir touché le fond et fait entrer le chinois Dongfeng et l’Etat français à son capital pour éviter la sortie de route, PSA avec ses trois marques (Peugeot, Citroën et DS) a annoncé une hausse de près de 7% de son chiffre d’affaires qui a frôlé les 29 milliards d’euros au premier semestre de l’année, lui… SUITE

Pour les automobilistes, la baisse du prix du baril a des effets plutôt limités.

 

D’autant que les cours de l’or noir se sont sensiblement redressés.

 

La baisse de l’euro, associée à la fiscalité, a des effets boomerang.

 

L’automobiliste a de quoi être un peu déçu. Après qu’on lui a rebattu les oreilles de la baisse du prix pétrole qui, début 2015, avait atteint 50% en six mois, il pouvait raisonnablement espérer que ses pleins de carburant à la pompe lui coûteraient moins cher.

 

Certes, il ne pouvait espérer une diminution dans les mêmes proportions, à cause des taxes. D’autant qu’elles ont augmenté en début d’année. En effet, depuis janvier, la taxe carbone a été relevée… SUITE

Le cœur de la voiture de demain ne sera plus son moteur, mais son système de communication.

 

C’est là que résidera l’expertise des constructeurs et la valeur ajoutée des marques. Les grandes manœuvres ont commencé.

 

Au siècle dernier, c’est son moteur qui avait valu à l’automobile de devenir un véritable prolongement du genre humain. Le « cheval mécanique » devenait la plus noble conquête de l’homme en lui ouvrant des espaces de liberté et d’indépendance que nulle invention auparavant ne lui avait permis d’atteindre.

 

Mais aujourd’hui, la nouvelle révolution ne se situe plus sous le capot des voitures. Le moteur est banalisé, les publicités automobiles n’y font même plus allusion, les acheteurs s’y intéressent à peine.

 

Certes, les… SUITE

Alors que la France s’engage tardivement dans la voie de la voiture électrique en installant un réseau de bornes de recharge, la voiture à pile à combustible, plus autonome, fait son apparition.

 

Les constructeurs français ne sont pas dans la course. Un problème toutefois : le ravitaillement en hydrogène.

 

La voiture électrique, qu’on présentait comme le véhicule de demain, va-t-elle se faire rattraper par la voiture d’après-demain ? Celle-ci est également électrique. Mais alors que la première est propulsée par l’énergie accumulée dans des batteries rechargeables, la seconde produit elle-même son électricité.

 

C’est le grand retour de la pile à combustible, embarquée à bord du véhicule et dont le principe est connu depuis 1839 : il associe l’hydrogène et… SUITE

Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

juin 2017
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