Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Une carrière fulgurante, des résultats mitigés. Maintenant, Emmanuel Macron va devoir convaincre qu’il peut être un leader politique autrement qu’avec des petites phrases douces et assassines.   Macron président ? Que l’ex-ministre de ...

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Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Pour revenir à la situation de mi-2012, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse d’un quart en un an. Impossible, même avec un plan massif pour l’emploi, bien tardif mais ...

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L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

Après la révélation d’un nouveau fichier d’exilés fiscaux français, belges et allemands au Luxembourg, des questions se posent sur la politique du Grand Duché avant qu’il ait consenti à la ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Automobile

Le patron de Renault et de Nissan prend aussi la tête de Mitsubishi.

Clé de voûte de l’Alliance de ces constructeurs et garant de son fonctionnement, il est devenu intouchable.

Mais se pose la question de la gouvernance future de cet ensemble.

C’est au fin fond de l’Auvergne, à l’usine Michelin du Puy en Velay, que Carlos Ghosn, l’un des patrons les plus puissants de la planète, a commencé sa carrière. Tout juste sorti de l’Ecole des Mines qu’il intégra après Polytechnique, il y fit ses premières armes avant d’entamer, sept ans plus tard, un périple d’industriel globe-trotter qui le mena d’abord au Brésil puis aux Etats-Unis, toujours avec la casquette de Michelin pour redresser des filiales en perte de… SUITE

Y aura-t-il assez de lithium dans le monde pour produire les batteries des voitures électriques ?

 

Les chercheurs français travaillent sur une technologie alternative au sodium… aux réserves infinies.

 

La voiture électrique, en vedette au Mondial de l’automobile à Paris, entame doucement sa percée. Bien qu’encore confidentielles, ses ventes se développent  et le parc s’étoffe.

 

L’université américaine UC  Davies implantée en Californie, état où circulent aujourd’hui le tiers des quelque 200.000 voitures électriques aux Etats-Unis, estime que le nombre de ces véhicules dans le monde devrait être multiplié par cinq en quatre ans, passant  d’un peu plus de 500.000 unités en 2014 à 2,7 millions d’unités en 2018. Rien qu’en Europe on évalue le parc électrique à… SUITE

L’épisode de l’assouplissement des normes de pollution automobile donne une piètre image de l’engagement politique du Parlement européen.

 

Face à ce laxisme, on comprend mieux les reculades de l’Union sur des sujets bien plus complexes.

 

Si le ridicule ne tue pas, il ne faudrait pas que les instances européennes en abusent malgré tout. Alors que les porteurs d’un certain idéal européen désespèrent de voir un jour les membres l’Union prendre collectivement leurs responsabilités sur des dossiers urgents et difficiles comme l’accueil des migrants, la paix au Moyen Orient ou la lutte contre le réchauffement climatique, voilà que les députés du Parlement européen calent piteusement pour faire progresser un dossier aussi basique que le respect des normes de pollution… SUITE

Entre les files de voitures, l’attention du motard est à son maximum. Pas celle de nombreux automobilistes qui lisent et envoient des tweets et des textos.

 

La chance en plus de la prudence, c’est tous les matins à moto dans les embouteillages.

 

A moto, le moindre accrochage qui se solderait en voiture par juste un peu de tôle froissée, peut avoir de tragiques conséquences. Et aujourd’hui, il faut bien parler de chance pour parvenir à éviter tous les écarts et erreurs de conduite des automobilistes drogués aux tweets et aux textos qui consultent leurs messages et y répondent tout en conduisant. Pour les motards dans les embouteillages de voitures, la circulation inter-files est autorisée à titre expérimental depuis… SUITE

Incités par les prix bas des carburants, les automobilistes roulent plus. Ils profitent des désordres sur le marché pétrolier à cause des tensions au Moyen Orient et de l’absence de régulation.

 

Mais la fiscalité sur les carburants progresse. Et l’économie française ne semble pas profiter du pétrole bon marché.

 

A 36 dollars – ou 33 euros – le prix du baril de pétrole, c’est Noël aux pompes pour les automobilistes ! A 1 euro le litre pour le gazole et 1,26 euro pour le SP95 selon les moyennes enregistrées par l’Union française des industries pétrolières (UFIP), les prix pour les consommateurs ont baissé de 16% et 12% en six mois.

 

Et si l’euro n’avait pas perdu… SUITE

Les services aux automobiles emploient 2,5 fois plus de salariés que les usines qui les produisent, et les embauches sont parfois difficiles à cause du manque de candidats.

 

Pourtant, même si la voiture connaît une nouvelle mutation, elle a toujours de l’avenir.

 

Le monde de l’automobile n’est pas homogène, particulièrement dans le domaine de l’emploi. Si l’on considère la seule production de véhicules, les effectifs reculent inexorablement depuis 2004. En dix ans, selon l’Insee,  ils ont baissé de 28%. Mais si l’on analyse la situation du commerce et de la réparation automobile, il existe des spécialités dans lesquelles l’emploi est en hausse.

 

Le baromètre de l’emploi pour la branche des services de l’automobile remarque ainsi que le… SUITE

Pour défendre les intérêts de Renault dans l’Alliance Renault Nissan, l’Etat français doit s’appuyer sur un patron qui est aussi celui de Nissan.

 

C’est lui qui devra faire progresser l’ensemble vers une plus grande intégration. Sachant que Nissan pèse deux fois plus lourd que Renault.

 

En matière de gouvernance, on pouvait craindre que le cumul des présidences de Carlos Ghosn à la tête à la fois de Renault, de Nissan et de la filiale commune des deux groupes automobiles Renault-Nissan BV (de droit hollandais) aboutisse un jour à une situation schizophrénique. L’écueil n’a pu être évité !

 

Un différend est apparu sur la place publique entre le ministre de l’économie Emmanuel Macron, représentant l’actionnaire principal de Renault –… SUITE

Au nom de la compétitivité, le groupe allemand a délibérément transgressé des normes prises au nom de la santé publique.

 

Ce manquement à l’éthique industrielle risque de porter un mauvais coup au diesel déjà désigné comme cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé.

 

Un nouveau scandale de l’amiante ?

 

Dans le monde des affaires, l’éthique pour les entreprises passe par le respect des législations nationales. Mais les fraudes sont monnaie courante et la transgression de Volkswagen n’est pas un cas isolé.

 

On distribue en sous-main quelques pots de vin pour gagner des marchés publics, on réduit ses coûts en violant des réglementations pour gagner en compétitivité….  L’emploi de travailleurs non déclarés, la falsification du nombre d’heures travaillées,… SUITE

En démissionnant sur le champ, le patron de Volkswagen personnalise la faute pour tenter de détourner les projecteurs qui se focalisent sur les marques du groupe, aujourd’hui véritablement menacé.

 

Objectivement, les anti-diesel peuvent remercier Volkswagen ! Voilà que dans un amalgame qui fait le tour du monde, la tromperie du géant de l’automobile débouche sur un retentissant procès du diesel alors qu’aucun nouvel élément à charge sur cette technologie n’a été révélé qui la condamnerait aujourd’hui plus qu’hier.

 

Oui, Volkswagen a fraudé.  Oui, cette transgression fait naître une suspicion sur le niveau réel des émissions polluantes de 11 millions de ses voitures en circulation dans le monde. Mais il est tout aussi vrai que cette technologie a fait… SUITE

Rien ne justifie aujourd’hui l’avantage fiscal sur le prix du gazole à la pompe.

 

Si en plus une tricherie fait naître dans l’opinion publique une suspicion sur le degré réel de pollution des voitures diesel, l’Etat est-il fondé à inciter à la consommation d’un produit plus nuisible pour la santé que les normes ne l’établissent ?

 

Alors que, justifiée ou non, la suspicion s’est installée dans l’opinion publique sur le niveau réel de pollution du diesel, le gouvernement français va-t-il devoir remettre à plat sa politique fiscale sur les carburants ?

 

Car outre au-delà de la tricherie du constructeur Volkswagen, l’automobiliste consommateur est interpellé. Si un constructeur triche alors que toutes les technologies se ressemblent, les autres constructeurs de… SUITE

Les ventes de voitures progressent, les résultats financiers de Renault et PSA sont encourageants. L’automobiliste reprend confiance, pour la plus grande satisfaction des actionnaires.

 

Mais en réalité, les deux groupes français n’ont pas pleinement profité du rebond du marché, et l’emploi ne repart pas dans l’industrie automobile.

 

2015 pourrait bien être l’année du renouveau des marques françaises automobiles.

 

Un an après avoir touché le fond et fait entrer le chinois Dongfeng et l’Etat français à son capital pour éviter la sortie de route, PSA avec ses trois marques (Peugeot, Citroën et DS) a annoncé une hausse de près de 7% de son chiffre d’affaires qui a frôlé les 29 milliards d’euros au premier semestre de l’année, lui… SUITE

Pour les automobilistes, la baisse du prix du baril a des effets plutôt limités.

 

D’autant que les cours de l’or noir se sont sensiblement redressés.

 

La baisse de l’euro, associée à la fiscalité, a des effets boomerang.

 

L’automobiliste a de quoi être un peu déçu. Après qu’on lui a rebattu les oreilles de la baisse du prix pétrole qui, début 2015, avait atteint 50% en six mois, il pouvait raisonnablement espérer que ses pleins de carburant à la pompe lui coûteraient moins cher.

 

Certes, il ne pouvait espérer une diminution dans les mêmes proportions, à cause des taxes. D’autant qu’elles ont augmenté en début d’année. En effet, depuis janvier, la taxe carbone a été relevée… SUITE

Le cœur de la voiture de demain ne sera plus son moteur, mais son système de communication.

 

C’est là que résidera l’expertise des constructeurs et la valeur ajoutée des marques. Les grandes manœuvres ont commencé.

 

Au siècle dernier, c’est son moteur qui avait valu à l’automobile de devenir un véritable prolongement du genre humain. Le « cheval mécanique » devenait la plus noble conquête de l’homme en lui ouvrant des espaces de liberté et d’indépendance que nulle invention auparavant ne lui avait permis d’atteindre.

 

Mais aujourd’hui, la nouvelle révolution ne se situe plus sous le capot des voitures. Le moteur est banalisé, les publicités automobiles n’y font même plus allusion, les acheteurs s’y intéressent à peine.

 

Certes, les… SUITE

Alors que la France s’engage tardivement dans la voie de la voiture électrique en installant un réseau de bornes de recharge, la voiture à pile à combustible, plus autonome, fait son apparition.

 

Les constructeurs français ne sont pas dans la course. Un problème toutefois : le ravitaillement en hydrogène.

 

La voiture électrique, qu’on présentait comme le véhicule de demain, va-t-elle se faire rattraper par la voiture d’après-demain ? Celle-ci est également électrique. Mais alors que la première est propulsée par l’énergie accumulée dans des batteries rechargeables, la seconde produit elle-même son électricité.

 

C’est le grand retour de la pile à combustible, embarquée à bord du véhicule et dont le principe est connu depuis 1839 : il associe l’hydrogène et… SUITE

La Maire de Paris fait la chasse aux voitures ventouses, et renchérit le stationnement pour inciter les automobilistes à adopter des solutions de transport alternatives.

 

Mais la modernisation des transports publics en Ile de France traîne en longueur.

 

Les grands concessionnaires de parkings parisiens, Vinci et Saemes en tête, mais aussi tous les épargnants malins qui ont eu l’idée de nicher leurs économies dans des espaces de stationnement qu’ils relouent à des automobilistes, doivent se frotter les mains. L’augmentation massive du prix du stationnement dans les rues parisiennes, effective depuis le 2 janvier, devrait se traduire par un afflux de fréquentation de leurs parkings.

 

Car avec la réduction du différentiel entre le coût du stationnement… SUITE

guerillero

PATRIOTES ? Les électeurs frontistes souhaitent le rétablissement des frontières et des taxes à l'importation. Mais les mêmes, comme consommateurs, choisissent-ils d'eux-mêmes des produits made in France lorsqu'ils ont le choix ? Pas sûr! On pourrait regarder s'ils ne possèdent tous que des voitures françaises, par exemple. Avant de rétablir des taxes qui augmenteront les prix des produits importés et qui, en retour, pénaliseront les exportations, que ces consommateurs qui se disent patriotes commencent par privilégier les marques françaises, sans forcément cadenasser l'Europe ni verrouiller le libre échange.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.
Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.
Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.
Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.
En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.
Mais il n’existe pas de remèdes miracles pour réduire les coûts. On le voit dans le cas des taxis : les baisses de tarifs dont profitent les clients ne deviennent possibles que par le biais d’une plus grande flexibilité du travail associée à une plus grande précarisation des chauffeurs. Les argumentaires peuvent vouloir démontrer le contraire, il n’en demeure pas moins vrai que, une fois compressés les coûts de structure et les charges sociales, c’est sur les rémunérations que des économies sont trouvées…
Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: TROIS ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.
Dans l’intervalle, les élections nationales seront des tests déterminants : « En France, l’élection présidentielle sera un référendum sur l’Europe », a commenté l’ex-ministre français de l’Economie en faisant allusion à la percée du Front national dans les sondages.
Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.
Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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LE DECROCHAGE DE L'ECONOMIE FRANCAISE EST-IL IRREVERSIBLE?

Certes, un PIB ne fait pas rêver. Mais il peut faire réfléchir, car son évolution est aussi une photographie d’une économie. De 2.134 milliards d’euros en 2014 selon l’Insee, la totalité des biens et services produits sur le territoire français a progressé de 1,1% en 2015. C’est moins que pour l’ensemble de la zone euro qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) , a connu une croissance de 1,6%. Si on considère que la hausse des productions a atteint 1,9% cette année-là pour le peloton des pays avancés, la France est décrochée.
L'économie française subit l’une des plus fortes corrections alors que croissance est trois fois plus élevées pour la Suède, près de deux fois pour la Grande Bretagne et supérieure de 30% pour l’Allemagne.
On peut établir une relation directe entre ces agrégats et les niveaux de vie. Pire: lorsqu’on s’intéresse au PIB par habitant exprimé en PPA, la France ne pointait plus qu’au 24e rang en 2014 selon les statistiques établies par la Banque mondiale. Et si on se focalise sur l’Europe, la Banque de France montre que le PIB français par habitant en PPA est à peine au niveau de la moyenne de la zone euro, et n’arrivait qu’au 11e rang en 2014 de l’ensemble des membres de l’Union européenne.
Ce n’est pas une surprise : le ministère de l’Economie constate que le PIB français décroche depuis 40 ans avec une progression par habitant inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui impacte très directement l’évolution des conditions de vie des Français.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.
Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.
Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.
Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).
Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.
Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !
Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

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