Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Une carrière fulgurante, des résultats mitigés. Maintenant, Emmanuel Macron va devoir convaincre qu’il peut être un leader politique autrement qu’avec des petites phrases douces et assassines.   Macron président ? Que l’ex-ministre de ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

Après la révélation d’un nouveau fichier d’exilés fiscaux français, belges et allemands au Luxembourg, des questions se posent sur la politique du Grand Duché avant qu’il ait consenti à la ...

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Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Pour revenir à la situation de mi-2012, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse d’un quart en un an. Impossible, même avec un plan massif pour l’emploi, bien tardif mais ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Aéronautique

Après un crash, les autorités impliquées cherchent toujours à dégager leur responsabilité pour protéger leurs intérêts économiques.

 

Leur maîtrise de la sécurité constitue un autre enjeu dans le cas d’un risque terroriste. La communication entre en jeu.

 

Dans les enquêtes sur les accidents d’avions, les pouvoirs s’affrontent au moment des conclusions. Plus les informations recueillies pour établir les circonstances d’un crash laissent la place à l’interprétation, plus il est difficile de parvenir à un consensus sur les causes de l’accident. C’est alors le bras de fer.

 

Acte volontaire sur le vol EgyptAir en 1999?

 

Un exemple en est donné avec la disparition du Boeing 767 d’EgyptAir, le 31 octobre 1999 avec 217 personnes à bord,… SUITE

Le Centre national d’études spatiales (CNES) va sortir du tour de table d’Arianespace qui comptera uniquement des industriels, et d’abord la filiale commune à Airbus et Safran.

 

Un vrai pari pour la rénovation de la filière, alors que les enjeux dans l’espace ne peuvent encore s’affranchir de l’investissement de la puissance publique.

 

Lorsque la société Arianespace fut créée en 1980, personne n’aurait imaginé qu’elle ferait un jour un jour la course en tête dans la conquête de l’espace après avoir surclassé ses concurrentes russes et américaines qui, pourtant, avait ouvert la voie.

 

Dès les années 70, Frédéric d’Allest, son premier président, avait pris son bâton de pèlerin pour rallier les capitales européennes au projet porté par le… SUITE

L’aéronautique, qui a doublé son chiffre d’affaires en France en onze ans, devrait proposer 15.000 emplois nouveaux cette année.

 

Grâce au portefeuille de commandes, le secteur offre de nombreux débouchés, le plus souvent qualifiés.

 

L’industrie aéronautique, qui emploie environ 350.000 personnes en France selon le ministère du Travail, fait partie des secteurs industriels qui embauchent. D’après le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), la profession s’appuie sur un carnet global de commandes qui représente cinq à six années de production.

 

Portées par les succès d’Airbus ainsi que de Dassault Aviation, les quelque 4.000 PME du secteur, sous-traitants et équipementiers, profitent ainsi de l’essor de cette industrie qui travaille à plus de 80% pour… SUITE

Air France et la Lufthansa se plaignent auprès de leurs autorités d’une concurrence déloyale des compagnies du Golfe, mais Paris et Berlin ont d’autres raisons de dérouler le tapis rouge aux Emirats.

 

Notamment à cause de leurs commandes d’Airbus, mais aussi de Rafale. On en parlera au Salon du Bourget !

 

Vaut-il mieux soutenir l’industrie aéronautique, ou le transport aérien ? A priori, on ne voit pas pourquoi, en Europe, il faudrait privilégier l’un de préférence à l’autre. On peut vouloir soutenir Airbus ainsi que Dassault Aviation sans chercher à sonner le glas pour Air France-KLM, Lufthansa, British Airways ou Alitalia.

 

C’est, du moins, l’attitude qui est supposée être celles des gouvernements français, allemand, britannique, italien et des autres,… SUITE

En adoptant pour le groupe le nom de sa filiale Airbus, EADS opère un virage stratégique qui prend en compte les économies dans les budgets de défense.

 

Le rééquilibrage entre les activités civiles et militaires n’est plus un objectif, priorité aux avions commerciaux.

 

Le changement de nom d’EADS représente, pour le groupe européen, un virage stratégique bien plus important que la seule adoption du patronyme de sa filiale dans l’aviation commerciale, Airbus.

 

Certes, on peut considérer qu’Airbus est mondialement plus connu que le sigle de sa maison-mère, ce qui sera censé lui offrir une plus grande visibilité notamment en Bourse. Mais l’argument est bien léger d’autant que pour tout possesseur d’un portefeuille de titres, les valeurs phares… SUITE

 

 La Chine est appelée à devenir un champion de l’aéronautique mondiale qui brisera le duopole entre Boeing et Airbus.

 

Sa stratégie est hyper offensive, mais ses concurrents la ménage compte tenu de l’importance de son marché.

 

 « A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes », dit un proverbe chinois. Pékin, dans l’aéronautique, a su mettre le temps de son côté. Mais si la Chine n’est pas encore un compétiteur face à Airbus et Boeing, personne ne doute que, en matière d’aviation commerciale, elle vienne très vite bousculer le face à face entre les deux géants.

 

Le message de l’espace

 

Depuis 2007, les autorités chinoises ont placé cette industrie parmi les secteurs stratégiques. On le retrouve… SUITE

 

Airbus se garde d’enfoncer son concurrent Boeing dont le dernier avion, le 787, est interdit de vol.

Le recours excessif à des sous-traitants pourrait être à l’origine des déboires de l’américain, ce qui pourrait aussi concerner l’européen.

Au cœur de la problématique, la maîtrise des technologies innovantes.

 

Dans l’affaire du Boeing 787, Airbus demeure silencieux. Pas de déclarations pour gêner le concurrent américain qui, en 2012, lui a pourtant ravi le titre de leader mondial de l’aviation commerciale.

 

Au contraire : après que la FAA, l’autorité aérienne américaine, eut interdit de vol le 16 janvier dernier tous les 787 en exploitation suite à une succession d’incidents, Fabrice Brégier, le président d’Airbus, a souhaité que l’avion américaine revole… SUITE

Le projet de fusion a capoté. En voulant sceller son sort avec celui du groupe européen EADS, le britannique BAE risquait de perdre ses accès au Pentagone. Un véritable virage stratégique.

 

Mais Londres, Paris et Berlin n’ont pas réussi à s’entendre.

 

Le plus intéressant, dans le projet de fusion entre EADS et BAE Systems, c’était peut-être que le Premier ministre britannique David Cameron, plus atlantiste qu’européen, devienne l’avocat de cette fusion auprès notamment du président américain Barak Obama. Il y a en effet beaucoup de conclusions à en tirer.

 

Une série de contentieux entre EADS et Boeing

 

BAE puise environ la moitié de son chiffre d’affaires – réalisé dans l’industrie d’armement -  auprès du Pentagone, au… SUITE

Airbus est devenu un des deux constructeurs mondiaux d’avions commerciaux. Outsider, il est devenu challenger et revendique une position de leader aujourd’hui. Il défie les lois de la pesanteur, mais les problèmes deviennent plus politiques avec la maturité. Troisième et dernier volet.

 

 

L’A320 avait changé le regard du monde aéronautique sur Airbus. D’outsider, l’européen devenait challenger. Le plus dur serait de confirmer ce nouveau statut. En outre, le succès suscite la critique.  Airbus ne fit pas exception à la règle. Des pilotes dénigrèrent les commandes électroniques qui réduisaient leur marge de manœuvre aux commandes. Les chevaliers du ciel n’appréciaient pas de devoir faire une place à l’informatique dans le cockpit. Le nouveau « manche à balai » ne permettait plus… SUITE

Airbus, qui a soufflé l’an dernier ses quarante bougies, reste la plus belle réussite industrielle de l’Europe. La seule, d’ailleurs, à cette échelle. Beaucoup, au départ, n’y croyaient pas. Ce fut une chance pour le groupe. Mais les situations ne sont jamais acquises face à la concurrence sur tous les continents. Deuxième volet.

 

Bizarre animal bicéphale de l’aéronautique européenne à sa création, Airbus s’accroche à son rêve. Franz-Joseph Strauss, ministre-président de Bavière, défend sa cause côté allemand. L’Espagne entre dans le jeu en 1971, modestement toutefois. En 1972, l’A300B effectue son premier vol . Une première étape est atteinte. Tout le travail reste à faire, mais l’aventure est maintenant prise au sérieux, au moins en Europe. A défaut de faire… SUITE

Airbus, qui a soufflé l’an dernier ses quarante bougies, reste la plus belle réussite industrielle de l’Europe. La seule à cette échelle. Beaucoup, au départ, n’y croyaient pas. Ce fut une chance pour le groupe. Mais les situations ne sont jamais acquises quand la concurrence sur tous les continents. Premier volet.

 

Bien sûr, il y a beaucoup de communication dans cette avalanche de contrats moissonnés par Airbus au Salon du Bourget 2011, à la fin juin. Les 730 avions commandés ne le furent pas le temps de la manifestation.  Les marchés étaient déjà conclus, et les contrats tenus sous le coude pour créer l’évènement au moment où les médias du monde entier seraient braqués sur le salon. Encore fallait-il… SUITE

On n’imagine pas que Boeing ou Airbus puisse disparaître, et que l’un des deux se retrouve en situation de monopole face aux compagnies aériennes du monde entier. Face aux enjeux stratégiques, les règles de concurrence sont transgressées.

 

C’est devenu un incontournable de l’été, lorsque le Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget s’apprête à ouvrir ses portes. Où en est le duel entre Boeing et Airbus ? L’un des deux géants prend-il le meilleur sur l’autre ? Les coups sont rudes pour gagner des contrats et assurer les livraisons. L’an dernier comme en 2009, Airbus a dépassé son rival. L’avionneur européen a livré un peu plus de 500 appareils, réitérant – et même un peu mieux – sa performance de… SUITE

 Derrière le bras de fer sur les subventions entre les Etats-Unis et l’Union européenne, les belligérants défendent l’emploi dans une filière stratégique pour chacun d’eux.

Six ans de bras de fer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur les subventions à l’industrie aéronautique, et une question : quelle incidence le verdict peut-il avoir sur l’emploi chez Airbus et dans toute la filière aéronautique européenne?

Un verdict et deux appels

Les premières conclusions de l’OMC produites le 30 juin dernier sont défavorables à l’Europe : certaines subventions européennes peuvent être considérées comme des aides à l’exportation dont aurait notamment profité l’A380, estime le gendarme du commerce international. Les aides britanniques, allemandes et espagnoles, sont dans le collimateur… SUITE

guerillero

PATRIOTES ? Les électeurs frontistes souhaitent le rétablissement des frontières et des taxes à l'importation. Mais les mêmes, comme consommateurs, choisissent-ils d'eux-mêmes des produits made in France lorsqu'ils ont le choix ? Pas sûr! On pourrait regarder s'ils ne possèdent tous que des voitures françaises, par exemple. Avant de rétablir des taxes qui augmenteront les prix des produits importés et qui, en retour, pénaliseront les exportations, que ces consommateurs qui se disent patriotes commencent par privilégier les marques françaises, sans forcément cadenasser l'Europe ni verrouiller le libre échange.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.
Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.
Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.
Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.
En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.
Mais il n’existe pas de remèdes miracles pour réduire les coûts. On le voit dans le cas des taxis : les baisses de tarifs dont profitent les clients ne deviennent possibles que par le biais d’une plus grande flexibilité du travail associée à une plus grande précarisation des chauffeurs. Les argumentaires peuvent vouloir démontrer le contraire, il n’en demeure pas moins vrai que, une fois compressés les coûts de structure et les charges sociales, c’est sur les rémunérations que des économies sont trouvées…
Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: TROIS ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.
Dans l’intervalle, les élections nationales seront des tests déterminants : « En France, l’élection présidentielle sera un référendum sur l’Europe », a commenté l’ex-ministre français de l’Economie en faisant allusion à la percée du Front national dans les sondages.
Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.
Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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LE DECROCHAGE DE L'ECONOMIE FRANCAISE EST-IL IRREVERSIBLE?

Certes, un PIB ne fait pas rêver. Mais il peut faire réfléchir, car son évolution est aussi une photographie d’une économie. De 2.134 milliards d’euros en 2014 selon l’Insee, la totalité des biens et services produits sur le territoire français a progressé de 1,1% en 2015. C’est moins que pour l’ensemble de la zone euro qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) , a connu une croissance de 1,6%. Si on considère que la hausse des productions a atteint 1,9% cette année-là pour le peloton des pays avancés, la France est décrochée.
L'économie française subit l’une des plus fortes corrections alors que croissance est trois fois plus élevées pour la Suède, près de deux fois pour la Grande Bretagne et supérieure de 30% pour l’Allemagne.
On peut établir une relation directe entre ces agrégats et les niveaux de vie. Pire: lorsqu’on s’intéresse au PIB par habitant exprimé en PPA, la France ne pointait plus qu’au 24e rang en 2014 selon les statistiques établies par la Banque mondiale. Et si on se focalise sur l’Europe, la Banque de France montre que le PIB français par habitant en PPA est à peine au niveau de la moyenne de la zone euro, et n’arrivait qu’au 11e rang en 2014 de l’ensemble des membres de l’Union européenne.
Ce n’est pas une surprise : le ministère de l’Economie constate que le PIB français décroche depuis 40 ans avec une progression par habitant inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui impacte très directement l’évolution des conditions de vie des Français.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.
Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.
Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.
Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).
Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.
Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !
Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

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