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La SNCF commercialise les billets TGV des nouvelles lignes à grande vitesse sur Bordeaux et Rennes qui seront exploitées à partir de juillet prochain.

 

Avec des hausses de tarifs importantes, mais des possibilités de prix cassés.

 

La vitesse a un coût, donc un prix. Et lorsque la vitesse augmente, les tarifs suivent. Il était donc prévisible que la mise en service en juillet prochain des TGV de la ligne Océane sur Bordeaux et de la ligne Armorique sur Rennes, vingt huit ans après le TGV Atlantique, se traduise par une augmentation des tarifs sur ces destinations.

 

Pour un gain de temps de 35 minutes entre Paris et Rennes et de 70 minutes entre Paris et Bordeaux, la SNCF commercialise depuis le 15 mars des billets TGV moyennant une hausse de 6 euros dans le premier cas et de 10 euros dans le second pour un trajet simple en première classe payé plein tarif. Soit environ 15% de hausse sur la base d’un tarif à 67 euros pour Bordeaux. Un saut quantitatif important ; tout dépend de la valeur que l’on donne au temps gagné.

 

Toutefois, compte tenu des modulations tarifaires qui prennent en compte les horaires des trajets et les jours ainsi que les délais de réservation, il ne s’agit là que d’une moyenne sur les tarifs de base. Par exemple, la SNCF met en avant une offre pouvant descendre à 45 euros sur Bordeaux et 35 euros sur Rennes. Mais il s’agit de tarifs sur les trains… les moins demandés.

 

Car à l’inverse, elle propose déjà aujourd’hui des trajets Paris-Bordeaux  à 85 euros en deuxième classe à certaines heures de pointe pour un billet acheté la veille, ce qui portera le coût du trajet à près de 100 euros plein pot avec les futurs TGV! Et sur Paris- Rennes où certains tarifs en deuxième classe sans réduction atteignent déjà 80 euros, on dépassera 85 euros. Enfin, pour un billet de première classe, compter jusqu’à 30 à 40% en plus.

 

Certes, des billets sont aussi proposés à des tarifs moins élevés… mais sur des créneaux horaires par définition moins intéressants pour la majorité des passagers. C’est le principe même de la modulation tarifaire.

 

Une palette d’offres promotionnelles

 

La grande vitesse ferroviaire en France, comme dans les autres pays où elle existe, est devenue un produit de luxe. Mais tous les pays n’ont pas fondé leur modèle économique de grande vitesse sur le transport de masse. Dans la mesure où, pour ne pas creuser la dette qui approche déjà 53 milliards d’euros, le groupe SNCF a choisi de recourir au système de la concession pour construire et exploiter ces deux nouvelles lignes (avec Vinci vers Bordeaux et Eiffage vers Rennes), il doit rémunérer les concessionnaires le temps du contrat. Dans ces conditions, un redressement tarifaire complémentaire était inévitable compte tenu de l’arrivée d’un acteur supplémentaire dans le modèle économique de chacune de ces lignes.

 

Toutefois, pour couper court aux critiques et continuer à présenter le TGV comme un moyen de transport populaire, la SNCF multiplient les offres parallèles à prix cassés. Pour les voyageurs qui sont prêts à programmer leur trajet plusieurs mois à l’avance, ou à prendre un train en dehors des heures de pointe, ou à se rendre en gare de Marne-la-Vallée plutôt que dans une gare du centre de Paris, la société ferroviaire multiplie ses offres à prix réduits. « Presque plus personne ne paie son billet TGV au plein tarif », ironise Guillaume Pépy, président de la SNCF, depuis longtemps.

 

En plus des abonnements, programmes de fidélité ou autres réductions (cartes enfant+, jeunes, week-end, senior…), la SNCF met en avant ses TGV Ouigo à partir de 10 euros, et propose une offre élargie de ses billets Prem’s à 20 euros sur Rennes  et Nantes ou 25 euros sur Bordeaux et Toulouse; des tarifs véritablement low cost,  trois à quatre fois moins cher que ceux d’un billet normal. Sans parler de la nouvelle offre TGV POP qui fonctionne sans imposer de délai de réservation, mais implique que l’on dégage un certain temps pour comprendre l’application et la gérer.

 

Pas simple, tout de même. Et extrêmement chronophage. Un comble, s’agissant de grande vitesse ! Et bien que la direction de la SNCF ait promis une meilleure lisibilité de ses propositions tarifaires, le maquis est toujours aussi touffu. De quoi décourager le voyageur qui demande juste à une entreprise de transport de lui permettre de se déplacer au meilleur prix, dans des conditions de sécurité optimale.

 

Mais pour les voyageurs qui sont prêts à s’affranchir de la contrainte de vitesse, il existe aussi une autre solution proposée par la SNCF, à partir de 10 euros, voire moins. Elle repose sur l’utilisation de l’autocar, avec l’offre Ouibus développée par le groupe depuis la libéralisation du transport ferroviaire par la loi Macron. Mais le concept de voyage est alors bien différencié. Rien à voir avec un TGV. La vitesse a un prix, la SNCF la fait payer, elle le démontre à travers la diversité de son offre.

 

Dégager de nouvelles marges

 

Pour la SNCF, ces nouvelles lignes doivent revigorer le trafic TGV. La Cour des comptes a déjà tiré la sonnette d’alarme : victime de son succès, la grande vitesse doit trouver un nouveau souffle. Déjà, le deuxième tronçon de la ligne du TGV Est a été ouvert en 2016. Et grâce à ses offres promotionnelles, le groupe est parvenu l’an dernier à enregistrer une progression de 1,9% des trafics TGV.

 

Mais dans le détail, l’activité Voyages SNCF dont le train à grande vitesse est le socle (elle ne comprend ni les TER, ni les trains Intercités, ni le fret et la logistique) doit trouver de nouveaux relais de croissance. Cette activité qui a réalisé un chiffre d’affaires de 7,48 milliards d’euros  en 2016 sur un total de 32,3 milliards pour le groupe, a vu sa marge opérationnelle baisser à 8,5% de son chiffre d’affaires, indique le rapport financier. Soit 3 points de moins qu’en 2015. En 2013, cette marge opérationnelle était encore de 12%. Mais en 2008, aux beaux jours du TGV, elle atteignait… 29% ! Plus question de brader la grande vitesse, ni pour autant de faire fuir les voyageurs.

 

D’où la créativité sans bornes de la société en matière de politique tarifaire. Reste que malgré tout, avec la vitesse, les tarifs augmentent et rendent un peu plus hypothétique le concept de TGV pour tous.

 

Gilles BRIDIER

(publié sur www.slate.fr)

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Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

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