RSA et spirale de la pauvreté dans le chômage

RSA et spirale de la pauvreté dans le chômage

Aujourd’hui, près d’un demandeur d’emploi sur cinq touche le RSA.  Le revenu de solidarité active constitue un minimum de ressources garanti appréciable pour les personnes fragilisées, insuffisant toutefois lorsque les ...

SUITE

Moscou redessine avec Pékin la carte des grandes alliances mondiales

Moscou redessine avec Pékin la carte des grandes alliances mondiales

Au-delà des grands accords dans l’énergie qui structurent leur nouvelle coopération, Moscou et Pékin prennent ensemble du recul par rapport à l’Occident sur fond de crise ukrainienne.   Le projet d'union ...

SUITE

Crise ukrainienne : mais où est passée la politique européenne de l’énergie?

Crise ukrainienne : mais où est passée la politique européenne de l'énergie?

L'Europe dépend des importations de gaz pour la moitié de ses besoins, et la Russie est son premier fournisseur.  Mais la diplomatie russe n’hésitant pas à utiliser l’arme énergétique dans ...

SUITE

Comprendre la géopolitique du pétrole en Irak

Comprendre la géopolitique du pétrole en Irak

Les sunnites veulent se réapproprier des richesses qui leur échappent au bénéfice des chiites.   Mais les djihadistes d’EIIL comme les Kurdes qui rêvent d’indépendance et le pouvoir irakien à Bagdad ...

SUITE

Ecotaxe : la prime à la nuisance maximale

Ecotaxe : la prime à la nuisance maximale

On aurait pu remettre en question la taxe poids lourds sans que l’Etat semble céder au chantage d’un lobby.   La gestion de l’écotaxe, mal engagée, se conclut par une déroute ...

SUITE

La guerre des pétroles offre un répit au gouvernement

La guerre des pétroles offre un répit au gouvernement

Les prix des carburants auraient dû augmenter.   Mais la chute du prix du baril efface à la fois les effets de la baisse de l’euro et de l’augmentation de la ...

SUITE

Autoroutes : pas si transparents, les péages !

Autoroutes : pas si transparents, les péages !

La sortie de Ségolène Royal contre les péages autoroutiers peut être jugée démagogique, mais elle part d’un constat bien réel.   La gestion des sociétés d’autoroutes est devenue opaque et l’Etat est ...

SUITE

Gaz: L’Europe peut se dégager de l’étau russe

Gaz: L’Europe peut se dégager de l’étau russe

La Russie joue un rôle de premier plan sur le marché mondial du gaz.   Mais en privilégiant l’union et en diversifiant ses approvisionnements, l’Europe peut réduire sa dépendance au gaz ...

SUITE

Chômage : sous les statistiques, le labyrinthe

Entre les statistiques du ministère du Travail à partir des inscriptions à Pôle emploi et celles de l’Insee selon le BIT, il est difficile de s’y retrouver. Une certitude : en ...

SUITE

Emploi des cadres : la révolution transversale

Emploi des cadres : la révolution transversale

Frappés par la panne de croissance et une remise en question de leur statut, les cadres doivent réinventer leur fonction.   Quatre sur dix veulent changer d’entreprise dans les trois ans, ...

SUITE

Le chômage de très longue durée dérape : comment éviter l’exclusion ?

Le chômage de très longue durée dérape : comment éviter l’exclusion ?

Le chômage de très longue durée se développe dix fois plus vite qu’il y a cinq ans. Un chômage à deux vitesses s’est installé.   Pourtant, contre l’exclusion sociale, la formation ...

SUITE

Chômage des jeunes : comment sortir du paradoxe ?

Chômage des jeunes : comment sortir du paradoxe ?

Agir efficacement pour l’emploi des jeunes consisterait à mettre en concordance les formations avec les besoins des employeurs. Evident, mais complexe.   Les recruteurs peinent à embaucher malgré le chômage.   Il ...

SUITE

Union européenne : portait d’un géant en crise d’identité

Union européenne : portait d’un géant en crise d’identité

L’Union européenne est un poumon de l’activité à l’échelle mondiale. Mais elle manque de hardiesse pour revendiquer son rôle réel dans le monde, victime d’un « bug » d’ambition dans la sphère ...

SUITE

Evasion fiscale : le début de la fin ?

Evasion fiscale : le début de la fin ?

Depuis quinze ans qu’elle est engagée, la lutte contre l’évasion fiscale piétinait. Une première étape est franchie, concernant surtout les fraudeurs particuliers.   Concrétiser la lutte contre l’évasion des entreprises sera ...

SUITE

Réciprocité commerciale : garder l’Union, pas la méthode

Réciprocité commerciale : garder l’Union, pas la méthode

Dans ses échanges avec les pays tiers, l’Union européenne fait figure de timorée à force de craindre les accusations de protectionnisme. Pourtant, le Parlement européen réclame plus de combativité, et ...

SUITE

 

L’économie sociale et solidaire a le vent en poupe, mais l’emploi a stagné dans les associations l’an dernier.

 

Une loi cadre devrait leur faciliter l’accès aux fonds de la future banque publique d’investissement (BPI).

 

La promesse figure dans le premier des soixante engagements de François Hollande, celui qui concerne la relance de la production, l’emploi et la croissance : « Une partie des financements sera orientée vers l’économie sociale et solidaire (ESS) ».

 

Pour les coopératives, mutuelles, fondations et associations qui, ensemble, emploient 2,35 millions de salariés (soit un salarié sur huit du secteur privé), c’est une forme de reconnaissance.

 

D’autant que la crise du capitalisme financier  a créé, en contrepoint, un contexte favorable à la relance des valeurs fondamentales de l’économie solidaire, qui « refoule progressivement et systématiquement l’ère économique déterminée par le seul profit », commente le sociologue Edgar Morin. Au point qu’une loi cadre concernant ce secteur devrait voir le jour cette année.

 

Certes, l’économie solidaire et sociale (ESS) n’est pas, en soi, une découverte. Les valeurs dont elle se réclame remontent au milieu du XIXe siècle lorsque naquirent les premières coopératives. Et, en France, le Conseil supérieur de l’économie sociale fut créé par l’ancien Premier ministre Michel Rocard alors qu’il était au Plan dans les années 70.

 

Malgré tout, cette loi cadre en officialiserait les spécificités et devrait permettre aux entreprises du secteur d’accéder plus facilement aux moyens qui pourront être proposés par la future Banque publique d’investissement (BPI). Pour dynamiser le secteur.

 

Déjà en 2011, avec le gouvernement Fillon, les instances représentatives des mutuelles et coopératives avaient fait progresser l’idée d’un cadre législatif spécifique. Prévue pour 2012, il est toujours d’actualité et figure effectivement au programme du gouvernement, a confirmé Benoît Hamon.

 

L’emploi a plafonné l’an dernier dans les associations

 

L’économie sociale et solidaire a en réalité besoin d’un coup de pouce. « La crise systémique que nous subissons, la fragilisation des banques et donc de l’économie des entreprises et des ménages, accélèrent l’obligation à prendre des décisions d’importances », insiste le Labo de l’Economie sociale et solidaire qui organisa l’an dernier les premiers Etats généraux de l’ESS.

 

Même si les effectifs des entreprises du secteur ont progressé de 23% entre 2000 et 2010 contre 7% pour l’ensemble du privé, 2011 a marqué un coup d’arrêt : seulement 0,1% de salariés en plus, contre 1,1% pour le secteur privé. La faute à la crise, qui se traduit par une désaffection de fonds à destination du secteur associatif, le plus important dans l’économie solidaire.

 

Or, à elles seules, les associations emploient 1,8 million de personnes, contre 322.000 pour les coopératives, 153.000 pour les mutuelles et 69.000 pour les fondations. Ainsi, lorsque les associations fléchissent, c’est tout le secteur qui est touché… même si en l’occurrence l’an dernier, les autres composantes de l’ESS ont connu des situations plus satisfaisantes.

 

Un « tiers secteur » plutôt divisé

 

Les quelque 200.000 structures – coopératives, mutuelles, associations ou fondations – ont des problématiques communes. Toutefois, le « tiers secteur » comme on l’appelle parfois pour le distinguer des secteurs public et privé, est loin d’être homogène. 

 

Par exemple, le seul secteur coopératif ne revendique que 21.000 entreprises, selon Coop FR. Mais les 100 plus grosses entités – soit 0,5% du total – réalisent à elles seules les deux tiers du chiffre d’affaires du mouvement, ce qui correspond à 3,5 fois l’industrie automobile.

 

On trouve parmi elles des groupes bancaires de tout premier plan comme BPCE (où sont réunis les Banques populaires, les Caisses d’épargne et le Crédit coopératif), le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel qui, ensemble, représentent 60% de l’activité de la banque de détail en France. Soit plus de 360.000 salariés (avec les filiales) pour ces seuls trois groupes bancaires coopératifs.

 

Quant aux coopératives du secteur agricole, fort également de très grosses structures, elles représentent 40% de l’agroalimentaire en France.

 

Rien à voir avec les Scop (sociétés coopératives et participatives) et autres coopératives d’artisans. Ni avec les entrepreneurs sociaux, dont la réalité est plus éloignée des grosses structures coopératives et mutualistes que celles-ci ne le sont de leurs concurrentes du secteur capitalistes.

 

C’est ce manque d’homogénéité et ces intérêts divergents qui, jusqu’à présent, ont empêché toute approche globalisante de l’économie sociale et solidaire. Le problème va se poser de la même façon pour Benoît Hamon.

 

Car si le secteur coopératif applaudit aux futures interventions de la Banque publique d’investissement (BPI), promise par François Hollande et qui  « investira dans les coopératives, par le biais de prêts et de garanties et au capital des entreprises », c’est d’une autre forme de soutien, plus simple et proche du terrain, à laquelle aspirent les associations.

 

Le Conseil National des Chambres Régionales de l’Economie Sociale met ainsi l’accent sur la lutte contre les licenciements massifs en favorisant la reprise d’entreprise par les salariés et la propriété collective des outils de production,  la lutte contre les délocalisations en favorisant les emplois de proximité, le frein à la course aux profits pour privilégier l’insertion…

 

Le secteur a pu s’appuyer notamment sur l’épargne solidaire qui, selon le baromètre de l’association Finansol, a été multipliée par plus de dix en France en dix ans, permettant de financer plus de 82.000 entreprises sur la période. Mais avec la BPI, la force de frappe sera décuplée.

 

Gilles BRIDIER

(publié sur www.emploiparlonsnet.com)

 

Print Friendly

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Automobile (41)
business (26)
économie (91)
Emploi (34)
énergie (46)
Environnement (33)
Finance (33)
Industrie (29)
Logistique (6)
Politique (47)
Social (33)
Société (74)
Transports (39)
Portraits (25)
Livres et guides (1)
Aéronautique (9)
Culture (42)
Débats (1)
cuisine (9)
fiscalité (35)

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck requires Flash Player 9 or better.

G&L

REPERES

- Population France 2014: 66 millions d'habitants
(Union européenne à 28: 505,7 millions)
- Population active: 28,4 millions de personnes
- Chômeurs: 3,760 millions de personnes (5,521 millions en demande d'emploi et recherche active) fin décembre 2014
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.066 milliards d'euros courants en 2013 (Union européenne: 12.970 milliards d'euros, zone euro: 9.060 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 27.860 euros en 2013 (Union européenne: 25.540 euros, zone euro: 27.610)
- Smic mensuel brut: 1.430 euros
- Salaire moyen net: 2.082 euros
- Salaire médian : 1.650 euros
- Dette publique France : 1900 milliards d'euros fin 2013, soit 92,7% du PIB
- Dette par habitant: 29.000 euros
- Déficit commercial: 61,2 milliards d'euros en 2013

DSC_0367

L'EMPLOI DES JEUNES TRES DIPLOMES SE STABILISE

La situation des jeunes très diplômés (Bac+5 et plus) sur le marché du travail, qui se dégradait depuis 2010, s’est stabilisée l’an dernier. Selon une étude de l’Apec (agence pour l’emploi des cadres) publiée en octobre et réalisée auprès de 4500 personnes sorties l’an dernier de l’enseignement supérieur, le taux d’emploi de ces diplômés serait en 2014 de 63%. C’est à dire au même niveau pour la promotion 2013 que pour la promotion 2012.

Certes, on est encore loin du taux d’emploi de 72% de la promotion 2010 enregistré en 2011 un an après la fin des études. Ce n’était pourtant pas la panacée : selon le Céreq (centre d’études et de recherches sur les qualifications) en septembre dernier, les jeunes super-diplômés sortis de l’enseignement supérieur en 2010 étaient déjà plus souvent au chômage et un peu moins rémunérés que leurs prédécesseurs sortis en 2004.

C’est dire si en dix ans de 2004 à 2013, la situation s’est dégradée !

quadri

LE CHOMAGE DE TRES LONGUE DUREE DERAP, L'EXCLUSION PROGRESSE

Entre août 2008 et août 2009, un an après le début de la crise bancaire, le nombre des chômeurs de très longue durée était passé de 272.000 à 282.000, soit dix mille personnes de plus recensées comme demandeurs d’emploi de plus de trois ans. Ils représentaient alors 7,6% de l’ensemble des chômeurs des catégories A, B et C (chômeurs sans aucun emploi ou en situation professionnelle précaire) en France métropolitaine.

Depuis, la situation n’a cessé de se dégrader. Entre août 2013 et août 2014, le nombre de ces chômeurs de très longue durée est passé de 560.000 à 660.000, soit 100.000 personne de plus. Non seulement cette population a plus que doublé en cinq ans, mais surtout, la progression sur un an a été multipliée par dix !

Et les dernières statistiques montrent que l’emballement se poursuit. Cette population a encore augmenté de 12.500 en un seul mois, entre août et septembre derniers : c'est-à-dire que la hausse du nombre de chômeurs de très longue durée correspond aujourd’hui en un seul mois à la progression de toute une année au début de la crise.

De sorte que ce sont maintenant 13% des demandeurs d’emploi qui sont éloignés du travail depuis trois ans ou plus.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.

Un rappel, déjà : lorsque toutes les conditions, d’âge et de durée de cotisation, sont remplies pour toucher une retraite à taux plein, le montant de la pension au régime général du secteur privé est fixé à 50% du salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années d’une carrière. Autrement dit, dans la plupart des cas, moins de la moitié des derniers salaires.

Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.

Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.

Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).

Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.

Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !

Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

août 2012
L Ma Me J V S D
« juil   sept »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031