Archives quotidiennes : 21/08/2012

La hausse des prix des céréales, sous l’effet de la sécheresse aux Etats-Unis et en Russie, se répercute sur la chaîne alimentaire. 

 

Les cours n’atteignent pas les sommets de 2008, année des émeutes de la faim, ni les pics du début 2011, mais la convergence d’éléments défavorables laisse présager de nouvelles crises alimentaires.

 

En révélant une hausse de 6% de l’indice des cours des produits alimentaires en juillet, la FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, a sonné l’alarme. …

 

Et si le scénario qui avait poussé aux émeutes de la faim en 2008 et 2010 se reproduisait, si les niveaux de prix des matières premières agricoles devaient revenir aux pics du début 2011 ? … SUITE

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REPERES

- Population France 2012: 65,5 millions d'habitants
- Population active: 28,4 millions de personnes
- Chômeurs: 3,48 millions de personnes (5 millions en demande d'emploi et recherche active) fin mars 2013
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.033 milliards d'euros courants en 2012
- PIB par habitant: 31.038 euros en 2012
- Smic mensuel brut: 1.430 euros
- Salaire moyen net: 2.082 euros
- Salaire médian : 1.650 euros
- Dette publique France : 1818,1 milliards d'euros fin 2012
- Dette par habitant: 27.757 euros fin 2012
- Déficit commercial: 67,16 milliards d'euros en 2012

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LA REVERSION, PASSAGE OBLIGE D'UNE REFORME DES RETRAITES

Tous les régimes de retraite français l’accordent : la réversion concerne 4,25 millions de personnes (soit plus d’un quart des retraités), dont 91 % de femmes – dont plus d’un million dépourvues de droits propres et pour qui cette réversion est vitale. Elle représente une masse totale d’un peu plus de 30 milliards d’euros, soit 13 % de l’ensemble des pensions de retraite.
Compte tenu de ces volumes, toute réforme d’un système de retraite ne peut faire l’impasse sur la réversion. Mais suite à l’évolution de la société, de la place de la femme, de la stabilité ou non des couples et des mécanismes actuels de solidarité, il ne serait pas illégitime de s’interroger sur les modalités de cette réversion.
Les divorces sont de plus en plus nombreux, dépassant 45% du nombre des mariages selon l’Institut national d’études démographiques (Ined). Ce qui oblige à s’interroger sur la pertinence de l’exclusion en cas de remariage par exemple.
Le nombre des unions libres progresse fortement si l’on en croit le nombre de naissances hors mariages qui atteint, selon l’Insee, 55% du total. La problématique de la réversion pour les unions hors mariage mérite donc d’être posée.
La Cour de justice des communautés européennes (CJCE) a déjà pointé la question de l’extension de la réversion à d’autres formes d’union que le mariage, en considérant que le refus d’attribuer une pension de veuvage à un partenaire de vie en dehors de cette institution revêtait un caractère discriminatoire. Quelle que soit l’orientation sexuelle des partenaires de cette union.
En France, la Halde a considéré en 2008 que « les droits et les devoirs des partenaires liés par un PACS sont suffisamment comparables à ceux du mariage pour rendre injustifiée toute différence de traitement en matière de bénéfice de la pension de réversion ».
En outre, l’introduction du mariage pour tous est une autre dimension à prendre en considération pour la réversion, bien que la question semble réglée par la simple extension de l’institution du mariage.

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BAL TRAGIQUE POUR L'EMPLOI

Le marché de l'emploi s'enfonce dans un tourbillon infernal. Le chômage s'amplifie, et à nouveau, les jeunes sont les plus rejetés - à l'exclusion des seniors pour lesquels on ne semble plus nourrir aucune illusion (+17% en un an). Alors que le nombre de chômeurs atteint un record en France (4,75 millions de demandeurs d'emploi en mars 2013 dont 3,22 millions sans aucune activité) et a augmenté de 11,5% en un an, les jeunes hommes de moins de 25 ans sont plus nombreux de 13,5% sur un an alors que les jeunes femmes de la même tranche d'âge ont vu leur nombre augmenter de 8%. C'est l'un des effets de la désindustrialisation en France, qui a détruit des emplois le plus souvent occupés par des hommes. Les Français paient cher le choix de leurs gouvernements pour une société de services, et leur démobilisation pour l'industrie. En Europe, le chômage atteint également un niveau record et touche 19,2 millions de personnes soit 12,1% de la population active.

Une actrice de l'Improbable Compagnie dans

L'ECONOMIE SOCIALE RECLAME UN COUP DE POUCE

La promesse figure dans le premier des soixante engagements de François Hollande, celui qui concerne la relance de la production, l’emploi et la croissance : « Une partie des financements sera orientée vers l’économie sociale et solidaire (ESS) ».
Pour les coopératives, mutuelles, fondations et associations qui, ensemble, emploient 2,35 millions de salariés (soit un salarié sur huit du secteur privé), c’est une forme de reconnaissance. D’autant que la crise du capitalisme financier a créé, en contrepoint, un contexte favorable à la relance des valeurs fondamentales de l’économie solidaire, qui « refoule progressivement et systématiquement l’ère économique déterminée par le seul profit », commente le sociologue Edgar Morin. Au point qu’une loi cadre concernant ce secteur devrait voir le jour cette année, qui devrait permettre aux entreprises du secteur d’accéder plus facilement aux moyens qui pourront être proposés par la future Banque publique d’investissement (BPI).
L’économie sociale et solidaire a en réalité besoin d’un coup de pouce. Même si les effectifs des entreprises du secteur ont progressé de 23% entre 2000 et 2010 contre 7% pour l’ensemble du privé, 2011 a marqué un coup d’arrêt : seulement 0,1% de salariés en plus, contre 1,1% pour le secteur privé. La faute à la crise, qui se traduit par une désaffection de fonds à destination du secteur associatif, le plus important dans l’économie solidaire.

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