
L’Europe est-elle trop riche ?
L’Europe, région du monde la plus puissante économiquement, a des atouts si elle veut se rassembler. Mais plus elle tarde à les utiliser, plus le redressement sera difficile. Car les ...
La « démondialisation », fausse piste pour l’emploi ?
Est-ce la mondialisation qui a détruit des emplois, ou les options retenues qui ont entraîné le recul de l’activité industrielle et fait disparaître des entreprises? Dans l’opinion publique, la mondialisation est devenue ...
L’énergie, nouvelle frontière du politique
Dans les programmes des partis, l’énergie fait souvent partie de l’intendance. En réalité, la politique menée construit les modes de vie. Pour des raisons économiques et de sûreté, les partis ...
Le désamour industriel français condamne le commerce extérieur
Le déficit de la balance commerciale française enregistre de tristes records. Peut-on revenir sur l’abandon d’une ambition industrielle ? Un record dont on se passerait bien : 69 milliards d’euros de déficit commercial pour la ...
Le chemin de fer continue de plier face à la route
Malgré les engagements du Grenelle de l’Environnement et à cause de la crise, la suprématie de la route n’est pas entamée par le chemin de fer qui cherche toujours un ...
Le « made in France », cache-misère industriel des politiques
Compter sur le « fabriqué en France » pour enrayer la désindustrialisation tient du rêve. Bien sûr, c’est utile. Mais il faudrait d’abord manifester une ambition industrielle. Edith Cresson et Francis Mer ...
Total en mer du Nord et l’anticipation du risque
Total a su éviter qu’aucune victime ne soit à déplorer sur la plateforme offshore désertée en mer du Nord à cause d’une fuite de gaz. Mais l’absence de réponse à ...
Nucléaire : tout est-il sous contrôle ?
L’incident à la centrale de Penly intervient dans un contexte où l’industrie du nucléaire civil doit, après Fukushima, faire encore plus la démonstration de sa maîtrise en matière de sûreté. ...
Pollution : le diesel en ville, une hérésie
Le différentiel de prix avec l’essence va favoriser le gazole alors que les carburants sont de plus en plus chers. Mais en milieu urbain, le développement du diesel aggrave la ...
Le démantèlement nucléaire, au doigt mouillé
Impossible de se faire une idée sur le coût du démantèlement du parc nucléaire, alors qu’il doit normalement être provisionné. Tout dépend de la méthodologie, et du sens donné à ...
Nucléaire: sûreté et concurrence sont-elles compatibles?
Le recours à des entreprises extérieures pour assurer la maintenance des centrales aboutit à une sous-traitance en cascade préjudiciable à la transparence. Au moment où les coûts du nucléaire vont ...
Pourquoi les raffineries ferment-elles en France?
Trois usines fermées en 18 mois : les raffineurs désertent-ils l’Hexagone? Le raffinage français n’est pas le seul touché, mais il encaisse. Après la fermeture de la raffinerie Total de Dunkerque en ...
L'automobile dans le chaudron de la mondialisation
Treize années après l’Alliance Renault Nissan complétée par un récent accord avec Daimler, PSA (qui coopère avec Fiat, Mitsubishi, Ford et BMW) négocie un même genre de rapprochement avec General ...
Buy european act, un passage à l'acte compliqué
Le projet de « Buy European Act » de Nicolas Sarkozy anime l’Europe depuis longtemps. Il implique une volonté politique qui a toujours fait défaut à l’Union, longtemps trop libérale, aujourd’hui trop ...
Archives quotidiennes : 31/12/2011
Le « made in France », cache-misère industriel des politiques
Compter sur le « fabriqué en France » pour enrayer la désindustrialisation tient du rêve. Bien sûr, c’est utile. Mais il faudrait d’abord manifester une ambition industrielle. Edith Cresson et Francis Mer se rejoignent sur ce point.
La surenchère des différents candidats – déclarés ou non – à l’élection présidentielle sur le « made in France » n’a, en vérité, qu’un seul intérêt : braquer le projecteur sur l’effondrement de l’activité industrielle française depuis une vingtaine d’années.
Le concept d’entreprise sans usines a fait florès
En dix ans la part du secteur manufacturier dans la valeur ajoutée a baissé en France de 22% à 16% (un recul deux fois plus rapide que pour l’ensemble de la zone euro) alors que l’Allemagne… 
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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON
Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.
ARTICLES ET CHRONIQUES

L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE
L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?
Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE
L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE
Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.