Archives mensuelles : novembre 2011

Michel Barnier, commissaire européen, s’est fait retoqué par ses pairs un projet interdisant aux agences spécialisées de noter les pays sous assistance financière. Un mauvais signal politique.

 

C’est au moins la deuxième fois que Michel Barnier, commissaire européen aux Affaires intérieures et à ce titre en charge de la régulation des marchés financiers, voit un de ses projets retoqué.

 

Le sinueux chemin de la régulation financière

 

La première fois, en mars 2010, son idée d’instaurer un passeport pour les hedge funds qui souhaitent opérer en Europe avait été retirée du menu d’un conseil européen par la présidence espagnole afin de ne pas gêner  le Premier ministre britannique alors que des élections se profilaient en Grande Bretagne.

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Cinéma:

 

Avec « Toutes nos envies », le réalisateur Philippe Lioret livre l’histoire d’une double lutte, l’une juridique, l’autre contre la maladie. L’une sera gagnée, l’autre pas, on ne vous dira pas laquelle.

 

Jeune juge au tribunal d’instance, Claire (Marie Gillain) se bat contre les sociétés de crédit à la consommation qui ont peu à peu asphyxié Céline en l’incitant à emprunter sans avoir les moyens de rembourser.

 

Claire fait la connaissance de Stéphane (Vincent Lindon), un magistrat plus âgé qu’elle qui s’emploie d’abord à lui ôter ses illusions avant de se rallier à sa cause, décidant de combattre à ses côtés le surendettement en partie dû aux méthodes abusives des organismes de crédits. Claire a dans… SUITE

 

 

Sortir de l’euro pour retrouver de la compétitivité à l’exportation : pourquoi pas ? Encore faut-il pouvoir exporter beaucoup! Des idées fausses qui pourraient être extrapolées à d’autres pays de la zone euro.

 

Que pourrait-il se passer si, décidée à quitter la zone euro pour ne pas boire la potion amère que les chefs d’Etat et grands argentiers veulent lui infliger, la Grèce choisissait la faillite ?

 

Car c’est bien le dilemme : sans aides des partenaires de la zone euro si elle fait bande à part, la Grèce qui affiche une dette de 350 milliards d’euros et dont les caisses sont vides, fera défaut. C’est à dire qu’elle ne remboursera pas sa dette, ni le capital ni les intérêts.

 

Les créanciers… SUITE

Littérature:

 

C’est un roman d’aventurier, non d’aventures, que nous livre, sur fond d’histoire franco-russe contemporaine, le romancier Emmanuel Carrère sous le titre « Limonov » : le récit d’un personnage fascinant toujours vivant aujourd’hui, pour lequel l’écrivain français vient d’obtenir le Prix Renaudot.

 

Né en 1943, Edouard Limonov fut d’abord poète-voyou-tailleur en chambre en Ukraine, puis idole de l’underground à Moscou, clochard avant d’être valet de chambre de milliardaire à Manhattan, écrivain à la mode à Paris, soldat perdu dans les Balkans (du côté des Serbes), trappeur traqué dans les monts de l’Altaï, politicien co-fondateur du Parti national-bolchévik dont les militants sont des crânes rasés, guérilléro attisant les foyers d’insurrection dans les républiques séparatistes slaves, prisonnier à… SUITE

 

Impossible de se faire une idée sur le coût du démantèlement du parc nucléaire, alors qu’il doit normalement être provisionné. Tout dépend de la méthodologie, et du sens donné à l’arrêt du nucléaire.

 

Bien malin qui pourrait aujourd’hui comprendre le débat sur le coût du démantèlement du parc nucléaire français. Entre les 70 milliards d’euros avancés par les écologistes et les 750 milliards estimés par la Commission Energie (installée en septembre par le gouvernement et à laquelle les ONG ont refusé de participer), il y a de quoi se perdre plusieurs fois.

 

Entre les deux, l’Institut Montaigne chiffre à 220 milliards d’euros le coût de l’arrêt des 58 réacteurs français à horizon 2030 , mais à 124… SUITE

PSA donne la priorité à son expansion à l’international. La R&D suit le mouvement. Le dernier plan de réduction d’effectifs présenté par la direction pose des questions sur l’avenir de l’automobile française.

 

On avait cru comprendre que l’implantation d’usines de production automobile à l’international, justifiée pour accompagner le déploiement des constructeurs sur de nouveaux marchés, ne concerneraient pas les centres de recherche et bureaux d’études. Les capacités d’innovation et le cœur de la valeur ajoutée des marques resteraient dans l’Hexagone, ce qui garantirait l’avenir de la France dans l’industrie automobile mondiale et pérenniserait les emplois hautement qualifiés.

 

Mais le discours de la fin des années 80 net 90 a vécu.

 

Au début des années 2000, l’accent était… SUITE

 

La France est contaminée par l’Italie. La pression se resserre sur Paris. La « bourde » de Standard & Poor’s sur une dégradation de la note française est révélatrice de cette nervosité.

 

Une incroyable bourde, l’annonce par l’agence de notation Standard & Poor’s de la dégradation de la note souveraine de la France à certains de ses abonnés privilégiés ? Peut-être… L’enquête réclamée par le ministre de l’Economie François Baroin, et que mène l’Autorité de marchés financiers (AMF) le dira… peut-être.

 

L’agence tente de faire amende honorable : « La note de la République française est inchangée à « AAA », assortie d’une perspective stable, et cet incident n’est pas lié à une quelconque activité de surveillance de la note», s’empresse-t-elle de… SUITE

 

Le nucléaire est aujourd’hui un dossier clé pour le politique. Pas une raison pour le traiter en comptabilisant des circonscriptions.

 

L’énergie est-elle un sujet trop sérieux pour les politiques ? Comme l’a montré l’accident de Fukushima un quart de siècle après celui  de Tchernobyl, rien n’entre plus aujourd’hui dans le champ du politique que le nucléaire, qui interpelle l’Etat dans le cadre de ses fonctions régaliennes pour assurer la sécurité des citoyens.

 

Encore faut-il que le dossier soit ouvert sur le mode réaliste tout autant que volontariste, et non pas strictement politicien dans un bras de fer plus partisan que constructif.

 

Or, entre les ultimatums d’Eva Joly qui veut négocier les conditions d’un rassemblement des Verts… SUITE

 

Une crise de la dette souveraine succède à une crise économique générée par une crise bancaire. On promet l’austérité aux populations… Mais les acteurs à l’origine de la première crise et de la suite poursuivent le même « business ». 

 

Passé un G20 qui n’aura servi à rien d’autre qu’à ramener l’Europe une semaine en arrière, la crise de la dette souveraine demeure. Nicolas Sarkozy avait affiché de grandes ambitions qui devaient marquer la lutte contre les paradis fiscaux et border l’installation d’une taxe sur les transactions financières.

 

Il ne pouvait pas imaginer que le Premier ministre grec serait à l’origine d’un psychodrame européen qui éclipserait tous les autres sujets à Cannes, et réduirait à néant les efforts sur… SUITE

 

Le dernier plan d’économies ne vise qu’à sauvegarder le triple A de la France jusqu’aux élections présidentielles. Mais tiendra-t-il jusque là ? Le gouvernement et l’UMP ont relevé beaucoup de « courage » là où la stratégie politique prévaut.

 

Vive le courage ! A l’UMP par la voix de Jean-François Copé et parmi les membres du gouvernement comme Eric Besson, on n’a pas manqué de saluer celui de François Fillon, délégué aux mauvaises nouvelles, venu présenter le 7 novembre, à cinq mois des élections présidentielles, un deuxième plan d’austérité après un premier train de mesures révélé le 24 août.

 

A travers le Premier ministre, c’est bien sûr le « courage » du Président de la République, candidat « naturel » de l’actuelle majorité, qui est salué.… SUITE

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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON

Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.

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L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE

L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE

Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.

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