Archives mensuelles : octobre 2011

Cinéma:

 

Nous sommes à Hollywood, à deux ans du grand krach boursier de 1929. Le cinéma s’apprête à passer du muet au parlant, une révolution que refuse l’acteur américain alors célèbre, George Valentin.

 

Tourné en noir et blanc, à 22 images par secondes (contre 24 habituellement) et intégralement muet, le film mis en scène par Michel Hazavanicius repose essentiellement sur les épaules de Jean Dujardin (alias George Valentin). Les seules expressions de son visage traduisent la dégringolade d’une star s’auto-déboulonnant de son piédestal pour avoir refusé le progrès.

 

L’acteur est méconnaissable avec ses fines moustaches à la Clark Gable et ses cheveux gominés à la Rudolf Valentino (une allusion à son nom de scène ?). Il a… SUITE

Sans décision, au sommet de Cannes début novembre, sur ces deux dossiers très politiques en pleine crise financière, les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 se discréditeraient.

 

Attention aux déçus du futur G20, qui se tient les 3 et 4 novembre à Cannes. Alors que les « indignés » manifestent un peu partout, d’Athènes au cœur de New York, contre l’arrogance du monde de la finance  et l’impunité de certaines têtes d’affiches, deux dossiers symboliques vont être particulièrement suivis : celui sur les paradis fiscaux, et l’autre les transactions financières.

 

Deux dossiers au centre desquels figure la finance internationale, et qui n’en finissent pas de traîner alors que les conclusions à apporter sont depuis longtemps clairement énoncées.

 

Mais tout… SUITE

On attendait la création d’une agence européenne de notation pour introduire de la transparence et éventuellement contre-balancer les décisions des trois agences américaines. Mais rien. Est-ce la bonne solution ? En attendant, lentement, l’Europe encadre les modalités de la notation.

 

On pourrait avoir le sentiment que les projets européens de régulation financière sont au point mort. Certains hommes politiques tirent la sonnette d’alarme. Le centriste Jean-Arthuis, ex-président de la commission des finances du Sénat et qui fut lui-même ministre de l’Economie, considère que « en matière de gouvernance européenne dans la finance, on est très en deçà de nos obligations ».

 

L’influence exorbitante des agences de notation donne la mesure du vide sidéral créé par la démission des gouvernements face à… SUITE

 

La France mise sous surveillance pendant trois mois, l’Espagne dégradée de deux crans d’un seul coup…  l’agence de notation Moody’s s’invite dans le débat politique européen.

 

Moody’s veut-elle réveiller les partenaires de l’euro en dramatisant les enjeux et en rapprochant les échéances? Concernant la France, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise. Avec plus de 1.600 milliards de dette publique correspondant à 86% du produit intérieur brut (PIB), elle est le plus fragile des pays qui conservent cette note délivrée par les agences.

 

On peut discuter de la légitimité de ces établissements à délivrer des bons ou des mauvais points. Mais pour qui entre dans une logique financière, ce genre de note est pris en compte lors… SUITE

Mario Draghi, le successeur de Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, qui doit gérer l’euro, est passé par la banque d’affaires qui a camouflé les comptes grecs. Créant les conditions du déclenchement d’une crise dont l’euro est la cible. Où est l’erreur?

 

Dans la crise de la dette souveraine en Europe, la Grèce aura été un détonateur. Mais on sait aujourd’hui qui a masqué les déficits budgétaires du pays pour qu’il soit éligible à l’euro, c’est-à-dire qui a renversé le baril de poudre pour cacher les trous dans les comptes.

 

On sait aussi qui a ensuite spéculé contre la capacité du pays à rembourser ses dettes, et a en quelque sorte allumé la mèche. Un scénario véritablement… SUITE

 

Le choix de l’Irlande de construire son développement économique sur le dumping fiscal, a abouti à un échec. L’Union européenne, qui a fait l’impasse sur l’harmonisation de la fiscalité, devrait remettre la coordination à l’ordre du jour.

 

La crise en Irlande aura au moins permis de faire tomber un tabou dans l’Union européenne : celui de l’harmonisation fiscale. Avec le temps et pour combler un déficit politique grave sur la question, l’Union européenne semblait avoir admis que la concurrence fiscale était un bon moyen d’obliger les Etats à réduire leurs prélèvements.

 

En plus, elle permettait aux nouveaux membres d’accélérer leur développement économique en pratiquant des taux attractifs. Surtout, elle sauvegardait la souveraineté des Etats dans la gestion de… SUITE

 

« Le capitalisme financier est en bout de course », estime Michel Rocard. C’est ce qui explique, entre autres, le regain d’attention dont profite l’économie sociale et solidaire (ESS) fondée sur des valeurs qui ont toujours combattu celles du capitalisme financier.

 

L’ancien Premier ministre connaît bien le sujet : alors qu’il était au Commissariat au Plan, il fut à l’origine de la création du Conseil supérieur de l’économie sociale, comme il le raconte dans son dernier livre « Si ça vous amuse » (Editions Flammarion). Et il pointe la nécessité de revitaliser ce type d’économie pour relancer le syndicalisme et l’esprit socialiste, et vice versa.

 

Recréer de l’espérance collective

 

D’autres que Michel Rocard dressent le même constat sur le monde de l’argent devenu fou, et ils sont… SUITE

 

 

Le déficit de la balance commerciale française enregistre de tristes records. Peut-on revenir sur l’abandon d’une ambition industrielle ?

 

Un record dont on se passerait bien : 69 milliards d’euros de déficit commercial pour la France douze mois. Jamais un déficit mensuel ne fut plus lourd.

 

Certes, on mettra en avant la facture énergétique avec le renchérissement des hydrocarbures pour expliquer cette dérive. Malheureusement, l’explication est beaucoup plus structurelle. D’après les statistiques de Douanes, il faut remonter  à début 2004 pour retrouver une balance mensuelle positive du commerce extérieur français.

 

Si on regarde du côté de l’Allemagne qui a la même monnaie et connaît les mêmes contraintes énergétiques, la balance commerciale en  a été excédentaire de 153 milliards… SUITE

 

Nicolas Sarkozy entrerait dans l’histoire au G20 s’il faisait aboutir un projet de taxe pour réduire les inégalités entre pays riches et pauvres. L’Europe est prête à avancer dans cette direction. Le chantage à la délocalisation financière ne fonctionne plus.

 

Faut-il taxer les 3 millions de milliards d’euros échangés chaque année dans la finance? La taxe sur les transactions financières, improprement appelée taxe Tobin, revient dans le débat.

 

Depuis quinze ans, les altermondialistes et quelques économistes comme l’ancien chef économiste de la Banque mondiale Joseph Stiglitz la réclament. Mais les cercles libéraux et les investisseurs internationaux étaient parvenus à en empêcher la mise en œuvre, arguant du déficit de compétitivité que créerait cette taxe dans les pays… SUITE

Ce matin au marché, sur des filets j’ai flashé. /«Donnez-moi de la limande», ai-je dit à la marchande. /Et pour être originale, l’ai pannée de céréales. /Avant d’être croustillant, l’enrobage fut… bondissant ! /Pour finir dans notre assiette, comme autant de fines paillettes

 

Comptez autant de filets de poisson que vous avez de convives. Merlan, julienne, cabillaud, sole font aussi bien l’affaire que la limande.

 

Dans un magasin Bio, procurez-vous un panel de céréales : lin blond, lin brun (on dit qu’ils absorbent les graisses…), son d’avoine, céréales toastées. Dans un premier bol, cassez 1 ou 2 œufs. Salez légèrement, poivrez généreusement. Dans un autre bol, réunissez à parts égales vos céréales gourmandes… SUITE

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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON

Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.

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L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE

L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE

Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.

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