Archives mensuelles : mars 2011

Après la catastrophe japonaise, les élus doivent reconsidérer la politique énergétique française en établissant de nouvelles hiérarchies.

L’idée, formulée par le sommet européen du 25 mars et reprise par Nicolas Sarkozy, de soumettre les centrales nucléaires à un stress-test, sera insuffisante pour répondre à la situation créée par la catastrophe japonaise de Fukushima.

 

Les résultats rassureront peut-être sur l’état de ces centrales… et encore : le simple fait de devoir vérifier les conditions de sûreté peut suffire à introduire le doute, alors que la sûreté en question ne souffre a priori aucune approximation. De ce point de vue, l’opinion publique a déjà envoyé des messages clairs.

 

Des options nucléaires à revalider

 

Une enquête de l’Observatoire de l’énergie du… SUITE

 

Arriver chez des amis avec des fleurs, c’est joli mais un peu banal – voire inopportun quand vos hôtes possèdent un jardin !  Les bonbons chantés par Brel, c’est bien. Mais les confitures maison, c’est mieux !

 

Voici quelques conseils pour vous lancer dans la confection de ce présent original et goûteux.

 

Etape 1. Réunissez les pots, petits et grands, dont vous disposez. On n’en a jamais assez ! Procurez-vous des fruits de saison chez votre marchand de primeurs ou, mieux, allez les cueillir vous-même, alliant le bonheur  champêtre au plaisir culinaire.

 

Etape 2.  Comptez  seulement de 650 à 800 grammes de sucre pour 1 kg de fruits (selon leur propre teneur en sucre et acidité), soit 40 à… SUITE

Dans  le nucléaire, l’homme et la technologie doivent être au service de la sûreté. Cette énergie présente un bilan carbone beaucoup plus favorable que les énergies fossiles dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Mais elle présente d’autres risques, qui peuvent dégénérer en catastrophe ; on le voit au Japon. Au regard du développement durable, cette énergie n’est pas neutre non plus et implique le respect d’une véritable culture de la sûreté.

 

Banalisation interdite

 

Tout d’abord, le nucléaire oblige tous les acteurs de la filière à une surveillance de chaque instant des paramètres de sécurité des centrales. Rien de ce qui touche au nucléaire ne doit être banalisé, ce qui suppose – parallèlement à l’exploitation des centrales –… SUITE

 

La situation du Japon fait rebondir le débat du nucléaire en France. Certes, Nicolas Sarkozy, Président de la République, a tranché : la stratégie énergétique française, qui repose sur la prédominance du nucléaire (75%) dans la production d’électricité, ne sera pas être remise en question, a-t-il affirmé le 14 mars. Et il l’a répété au Tricastin le 25 novembre.

 

Mais l’évolution de la catastrophe nippone implique de faire preuve d’humilité et d’en tirer les enseignements. Face à une déferlante de situations incontrôlées, il est normal de s’interroger sur la légitimité des choix.

 

Le Japon est le premier pays concerné : malgré une digne retenue de la population, des questions commencent à être posées sur la gestion des réacteurs des… SUITE

 

Les rejets effectués en mer à la centrale de Fukushima et les retombées du nuage radioactif vont-ils affecter la chaîne alimentaire ? Y a-t-il un risque à consommer du poisson, au Japon et ailleurs ?

 

Pour l’instant, comme à la pêche, personne ne pipe mot. Ou presque. Pour ne pas effrayer les poissons… qui auraient toutes les raisons de l’être. Et pas seulement eux. D’ailleurs, si personne n’en parle, tout le monde y pense : quelles vont être les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur les produits de la pêche ?

 

Les Japonais, bien sûr, sont les premiers à se poser la question. La façon dont ils désertent les poissonneries est assez éloquente.  Les vents ont poussé le nuage… SUITE

 

80% de la maintenance des centrales nucléaires d’EDF est assurée par des sous-traitants sélectionnés sur appels d’offres. Et les fournisseurs, dont Areva, doivent trouver des solutions nouvelles plus compétitives.

 

Parmi les premières déclarations d’Henri Proglio après sa nomination à la présidence d’EDF, l’une concerne la maintenance des centrales nucléaires : « Pour 2010, mon intention est de gagner 1,5 à 2 points de coefficient de disponibilité, avec un objectif de 85% de disponibilité à terme, au-delà du meilleur taux atteint par EDF dans le passé (83,6%) ».

 

L’objectif est financier. Mais la quête de productivité peut être mauvaise conseillère au regard de l’impératif de sûreté. La catastrophe de Fukushima implique de réviser toute recherche de compétitivité dans le nucléaire qui… SUITE

La logistique adaptée au e-commerce et à la livraison urbaine se structure autour de ses impératifs, avec ses réponses spécifiques.

Le e-commerce poursuit son époustouflante progression : 24% en 2010 après 25% en 2009, 28% en 2008, 34% en 2007… En 2010, 27 millions d’internautes de l’Hexagone ont réalisé un achat en ligne, générant un chiffre d’affaires supérieur à 31 milliards d’euros pour les 73.000 sites marchands. Mais dans ce processus d’achat adapté à la vie moderne, il y a toujours en bout de course une opération physique pour livrer la marchandise soit à domicile, soit dans un point de contact où elle est déposée. C’est l’objet de la problématique, pour les livraisons urbaines, du fameux « dernier kilomètre».

 … SUITE

2010 a été marqué par un rebond du commerce mondial dont les transports ont profité. Toutefois, la fin des mesures de relance budgétaires pourraient ralentir le mouvement en 2011.

Quand le commercial mondial tourne rond, le transport international se porte bien. De ce point de vue, après la faible progression de 2008 (+2,2%) et l’effondrement de 2009 (-12,2%), la reprise des exportations mondiale de 13,5% en 2010 selon l’organisation mondiale du commerce (OMC) est de nature à rassurer les opérateurs de transport.

 

Une G2 sino-américain dans les échanges mondiaux

Toutefois, toutes les régions du globe ne sont pas logées à la même enseigne : si les économies en développement ont profité d’un essor de 16,5% de leurs exportations l’an… SUITE

Sans remise en question, les émissions du transport mondial de marchandises pourraient tripler d’ici au milieu du siècle. Des solutions existent pour réduire l’empreinte écologique des transports.

 

Même si les résultats des travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ont pu prêter à la controverse, il est maintenant admis par les gouvernements que, pour limiter l’élévation de la température moyenne mondiale à 2°C à la fin du siècle (ce qui est déjà un bouleversement pour les équilibres écologiques), la division par 2 d’ici à 2050 des émissions mondiales de gaz à effet de serre soit impérative.  Mais le secteur des transports qui représente près de 23 % des émissions mondiales de CO2, n’en prend pas le… SUITE

Le nucléaire civil ne représente, après tout, que 17% de la production mondiale d’électricité – mais 75% en France. Toutefois, une approche manichéenne ne semble pas être la solution au problème, au moins à horizon d’une génération.

 

La situation du Japon fait rebondir le débat du nucléaire en France. Face à une déferlante de situations incontrôlées, il est normal de s’interroger sur la légitimité des choix, notamment aux Etats-Unis, en France et au Japon – trois pays qui, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, totalisent 56% de la puissance nucléaire mondiale installée dans 31 pays.

 

On pourrait même imaginer se passer entièrement de l’apport du nucléaire. Après tout, il n’y a qu’une quarantaine d’années que l’atome civil contribue… SUITE

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ECO-INDUSTRIES, UNE FILIERE EN BOURGEON

Une nouvelle filière industrielle prend forme : celle des éco-industries. Elle est l’une des douze filières identifiées par les Etats généraux de l’Industrie conclus en janvier 2011, et certainement la plus innovante. Malgré tout, la structuration du secteur de l’économie verte prend du temps. On dénombre en France 12.000 éco-entreprises. Ce sont des PME innovantes principalement dans la gestion des eaux usées, la gestion des déchets, les énergies renouvelables. Des pôles de compétitivité se sont engagés, à l’image d’Advancity, le pôle de la ville durable et des technologies urbaines, jouant le rôle d’intégrateur et d’accélérateur de croissance pour ces PME. Les éco-industries sont un levier pour l’emploi. Depuis une quinzaine d’années, la croissance de l’emploi dans les secteurs de l’environnement a été trois fois plus rapide que dans le reste de l’économie. On y compte aujourd’hui plus de 430.000 salariés. Le Grenelle de l’Environnement avait promis 600.000 emplois verts en 2020, mais la crise avait jeté un doute sérieux sur la crédibilité de l’objectif. Pourtant, l’Observatoire des emplois et métiers de l’économie verte conserve le même cap, car plus des deux tiers du chemin ont été faits.

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L'EAU DE PLUIE N'EST PLUS POTABLE

L’eau de pluie n’est plus pure. Mais surtout, elle n’est plus potable. Ainsi, l’eau qui tombe du ciel serait devenue nocive pour l’homme ? On pense aux nuages radioactifs, suite aux catastrophes de Tchernobyl voilà vingt cinq ans et surtout de Fukushima il y a seulement un an. Les particules radioactives ont eu le temps de se disperser, mais elles sont toujours actives. Et il y a bien d’autres sources de contamination possibles. Les besoins d’eau ont augmenté plus vite que la démographie : alors que la population mondiale a quadruplé en un siècle, la consommation d’eau a été multipliée par six. Et elle est très inégalitairement répartie. Et d’ici à 2050 avec 9 milliards de personnes sur la planète, la demande mondiale en eau va encore augmenter de 55% alors que le cycle de l’eau est immuable et que la quantité d’eau de pluie déversée sur la terre est constante. Aussi, au milieu du siècle, 40% de la population mondiale seront confrontés à des problèmes de ressources en eau.

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LES GRANDS FONDS MARINS SONT-ILS VOUES A LA DEVASTATION?

Quelle gouvernance internationale pour la gestion des grands fonds marins, s'interroge l’Institut océanographique de Paris ? Un exemple: 25% de la production pétrolière (86 millions de barils/ jour) vient aujourd'hui de l'offshore. En 2030, il faudra 115 millions de barils par jour. Mais dans l'intervalle, les réserves d'où sont pompés 60 millions de barils auront été asséchées. Il faut donc découvrir, d'ici là, l'équivalent d'une production de 90 millions de barils/jour. Principalement grâce à l'offshore profond. Dans quelles conditions? Et comment sera gérée une ressource qui ne se reconstituera pas?

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UNE CRISE, PAS UNE DEROUTE

L’histoire de la dette française est celle des 30 dernières années. Mais le dérapage est récent. De 20% du PIB en 1981 à l’arrivée de la gauche, cette dette avait atteint 55% lorsque Jacques Chirac fut élu président. Avec Lionel Jospin à Matignon, la dette fut globalement stationnaire à 60%. Elle était quasiment au même niveau (64% pour un peu plus de 1200 milliards d’euros) lorsque Nicolas Sarkozy accéda à l’Elysée en 2007. Mais aujourd’hui, la France supporte une dette publique de plus de 1700 milliards d’euros, soit un peu plus de 85% du PIB: une augmentation de 20 points de PIB en quatre ans.
Cette dette, de 26.300 euros pour chacun des 65 millions de Français, n’est pas la plus lourde parmi les économies développées. Celle du Japon représente environ 200% du PIB nippon, celle des Etats-Unis 99% du PIB. Neuf pays européens sur vingt-sept ont une dette supérieure à 80% de leur PIB, dont l’Allemagne (83%) et le Royaume Uni (80%).
La France pointait l’an dernier au cinquième rang des puissances économiques mondiales. L’Union européenne demeure la région la plus riche du monde avec un PIB global de 16.100 milliards de dollars contre 14.600 milliards pour les Etats-Unis.

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CARBURANTS ET EURO SUR UNE MEME BALANCOIRE

Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, alors que le prix du baril à 125 dollars est bien en dessous du record de 145 dollars de juillet 2008. Certes, le prix du brut a progressé ces derniers mois. Mais surtout, l’euro par rapport au dollar était plus élevé qu'aujourd'hui : 1,47 dollar en février 2011, 1,57 dollar en avril, et 1,50 dollar en août… soit 12% de plus que le cours actuel de 1,32 dollar. Quand l’euro baisse par rapport au dollar, le prix à la pompe en euro grimpe mécaniquement par le simple jeu des parités. Selon les professionnels, « pour une baisse de 10 centimes de l’euro par rapport au dollar, l’impact est une hausse de 5 centimes par litre pour l’essence et de 6 centimes pour le gazole ». Les taxes interviennent aussi : une augmentation de 10% sur le prix hors taxes correspond alors à 12% de hausse en intégrant le différentiel de TVA.

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