François Hollande a désigné son principal adversaire : le monde de la finance présenté comme une puissance des ténèbres à l’origine des crises. Une façon de marquer son coup de barre à gauche, de balayer les accusations de mollesse en promettant « la fin des privilèges ».
Le risque: un amalgame entre la spéculation et le financement de l’économie.
François Hollande, dans son discours du Bourget le 22 janvier , a désigné son véritable adversaire : c’est « le monde de la finance ».
Et pour mieux insister sur sa capacité de nuisance, il en a théâtralisé la présentation. « Sans nom et sans visage », ce n’est pas un humain. « Sans parti » et qui « ne présentera jamais sa candidature » : ce n’est pas un… 
Grand patron, Jean-Louis Beffa s’attaque au paradigme du modèle libéral pour prôner une forme de cogestion à l’allemande fondée sur un pacte national. Le pire, pour la France, étant de ne pas choisir.
Jean-Louis Beffa n’est pas connu pour être un intellectuel qui jongle avec les concepts.
PDG de Saint Gobain pendant 21 ans, il est un pur produit de l’élite française, polytechnicien diplômé de l’Ecole des Mines, à tel point sorti du rang qu’on lui prête le rôle de parrain du fameux corps des ingénieurs des Mines. C’est dans ce vivier que les capitaines d’industrie français les plus huppés furent recrutés avant que la mondialisation ne remette en question une trop grande consanguinité.
Validant de plus en plus tard leurs premières cotisations, les jeunes générations ne pourront liquider leur retraite à taux plein qu’au-delà de l’âge légal de 62 ans.
« Que restera-t-il de nos retraites ? » De nombreux jeunes ont posé cette question à l’occasion de la réforme qui, en France, a repoussé l’âge légal de départ en retraite à 62 ans. Ils s’interrogent sur « un possible déclassement des jeunes générations par rapport aux précédentes », constate le Conseil d’orientation des retraites (COR) qui s’est penché sur la question .
Les jeunes ne constituent pas un ensemble homogène. Pourtant, des lignes de fond apparaissent, à prendre en compte dès l’entrée sur le marché du travail pour mieux considérer les situations en fin de… 
«Retour à Killybegs», de Sorj Chalandon. En toile de fond, la guerre aux frontières d’un même pays, l’Irlande. Une guerre fratricide que se livrent nationalistes catholiques aspirant à l’indépendance de leur Ile et unionistes protestants loyaux à la couronne britannique.
«Dieu nous a fait catholiques, le fusil nous a fait égaux» justifiaient les soldats de l’IRA, l’organisation paramilitaire nationaliste avant qu’elle ne dépose les armes en 1994.
Trois générations de Meehan, farouches catholiques irlandais, vont vivre cette guerre dont les héros suppliciés se nommèrent John Connolly, Bobby Sands… Il y a Patrick le père, Tyrone le fils et Jack le petit-fils. Ils lutteront pour la même cause, une Irlande catholique unie.
La France reste une puissance économique et financière, mais doit remettre en question ses choix économiques pour restaurer ses capacités industrielles. Il n’y a pas de fatalité. Il faut juste, pour l’Etat, faire preuve de volonté.
Voilà, c’est fait, la France a perdu son triple A : on va pouvoir s’intéresser à la maladie et oublier le thermomètre.
Notons au passage que cette dégradation d’un cran de l’agence Standard & Poor’s est moins sévère que celles, de deux crans, qui l’ont accompagnée pour l’Espagne, l’Italie, le Portugal et Chypre. Mais même si les marchés avaient déjà anticipé cet état de fait dans la mesure où la France doit déjà consentir des taux de 3,3% pour ses emprunts à… 
Une taxe sur les opérations financières a existé en France jusqu’en 2008. La même majorité est-elle prête à voter une loi qui contredirait une décision prise il y a trois ans ? Le chantage aux délocalisations entre dans le débat.
On ne s’attendait pas à voir réapparaître aussi vite un projet de taxe sur les transactions financières, après l’échec du G20 de novembre dernier sur le dossier et le classement sans suite par l’Assemblée nationale d’un projet voté par le nouveau Sénat de gauche.
Mais le périmètre du projet n’est plus le même : il ne s’agit plus de tenter de rallier les vingt pays de la planète à la création d’une taxe au bénéfice de l’aide au développement… 
Avec l’élection présidentielle, le temps n’est plus à l’analyse économique. Entre hausse de TVA et réforme de la CSG, la gauche et la droite ont choisi leur camp pour mener la bataille politique.
Le sommet social du 18 janvier serait-il mal parti ? A quelques semaines d’une élection présidentielle, il risque fort de s’y jouer un remake du débat sur la réforme des retraites, comme si le président sortant en retard à ce jour dans les sondages comptait sur un électrochoc et un nouveau clivage de l’opinion publique pour mieux se positionner face à ses électeurs.
Au départ, partisans et adversaires de la TVA sociale dans les deux camps
Les prix du gaz naturel sur le marché spot ont baissé en 2011, de même que ceux du baril de pétrole sur neuf mois. Et pourtant, le tarif du gaz naturel augmente encore de 4,4%. Analyse d’une formule mystère pour déterminer les hausses.
Les augmentations de tarifs du gaz restent un mystère. Bien sûr, on rétorquera qu’elles sont « transparentes » dans la mesure où elles ne sont que l’application d’une formule validée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le gouvernement. Formule contestable toutefois, on y reviendra.
Mais dans un premier temps, on constate simplement que depuis janvier 2005, alors que l’inflation cumulée en France à fin 2011 a été de 12%, les tarifs réglementés… 
Exposition:
« Leurs pieds nus sont chaussés de sandales delphiques, ils lèvent vers le ciel des fronts scientifiques », disait d’eux Apollinaire. Le poète rendait ainsi hommage à l’incroyable discernement de ces collectionneurs de toiles de maître que furent les Stein, une fratrie éclairée à laquelle le Grand Palais consacre une exposition en tous points passionnante.
A travers une époustouflante collection d’œuvres d’art, dont certaines sont peu connues voire méconnues, provenant des musées de San Francisco, de New York et de Paris, l’exposition retrace l’aventure de ces quatre Américains qui s’installèrent à Paris au tout début du siècle dernier. D’abord Leo et sa sœur Gertrude, puis l’ainé des Stein Michael et sa femme Sarah.























