L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

Après la révélation d’un nouveau fichier d’exilés fiscaux français, belges et allemands au Luxembourg, des questions se posent sur la politique du Grand Duché avant qu’il ait consenti à la ...

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Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Pour revenir à la situation de mi-2012, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse d’un quart en un an. Impossible, même avec un plan massif pour l’emploi, bien tardif mais ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Une carrière fulgurante, des résultats mitigés. Maintenant, Emmanuel Macron va devoir convaincre qu’il peut être un leader politique autrement qu’avec des petites phrases douces et assassines.   Macron président ? Que l’ex-ministre de ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Même si les autorités de Bruxelles ont voulu être rassurantes, le compte à rebours a commencé pour les eurocrates anglais de l’Union européenne.

 

En officialisant, le 28 mars dernier, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne par une lettre envoyée le lendemain à Bruxelles, Theresa May, le Premier ministre britannique, a déclenché un compte à rebours implacable pour l’avenir des fonctionnaires européens de nationalité anglaise.

 

Car, même si les conditions du divorce vont devoir être négociées pendant au moins deux années, il est évident que la participation de Londres aux travaux des membres de l’Union va vite être réduite à la portion congrue. Jusqu’à disparaître, même si, à ce jour, personne ne peut dire dans quelles conditions… SUITE

En liant la fermeture de Fessenheim à la mise en service de Flamanville sur laquelle plane de nombreuses hypothèques, le gouvernement et EDF reportaient de facto les échéances, avant même le conseil d’administration du 6 avril.

 

Le nucléaire français s’est-il transformé en un théâtre d’ombres, dans lequel les acteurs interpréteraient un jeu de rôles opaque écrit par avance? Le conseil d’administration d’EDFa décidé le 6 avril que la demande d’abrogation pour l’exploitation de la centrale ne sera faite que dans les six mois qui précéderont la mise en service de l’EPR de Flamanville. Ce qui revient à repousser la fermeture de ladite centrale, pourtant promise par François Hollande à la fin de son quinquennat.

 

Dans un premier temps,… SUITE

Le candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle dénonce un acharnement des juges, mais il n’est pas un citoyen lambda.

 

Pas plus qu’on ne peut être un homme normal quand on est président, on n’est pas un justiciable normal lorsqu’on aspire à le devenir.

 

Non, François Fillon n’est pas un justiciable ordinaire. Pas plus que François Hollande, qui avait projeté dans sa campagne électorale l’image d’un « président normal » en rupture avec celle de son prédécesseur et adversaire Nicolas Sarkozy, ne fut un citoyen normal après avoir endossé les habits de président. En 2011, François Fillon lui-même avait raillé le candidat socialiste en démontrant qu’un chef d’Etat ne peut ni ne doit être « l’homme du quotidien ».… SUITE

Les Français ne s’accommodent pas des passe-droits et autres conflits d’intérêts révélés par les « affaires ».

 

Leur aspiration à plus de transparence démontre que la corruption n’est pas endémique en France, et que l’esprit de la démocratie peut l’emporter.

 

« C’est une image qui me blesse », a déclaré François Fillon à l’Emission politique du 23 mars sur France 2 après que le journaliste David Pujadas a présenté une synthèse des poursuites dont le candidat à la présidentielle de la droite et du centre est la cible. Mais le journaliste avait aussi exhumé une séquence plus ancienne dans laquelle François Fillon déclarait : « on n’est respecté que lorsqu’on est honnête, qu’on est transparent ». « Je suis honnête », a martelé l’ancien Premier ministre. Pour… SUITE

La SNCF commercialise les billets TGV des nouvelles lignes à grande vitesse sur Bordeaux et Rennes qui seront exploitées à partir de juillet prochain.

 

Avec des hausses de tarifs importantes, mais des possibilités de prix cassés.

 

La vitesse a un coût, donc un prix. Et lorsque la vitesse augmente, les tarifs suivent. Il était donc prévisible que la mise en service en juillet prochain des TGV de la ligne Océane sur Bordeaux et de la ligne Armorique sur Rennes, vingt huit ans après le TGV Atlantique, se traduise par une augmentation des tarifs sur ces destinations.

 

Pour un gain de temps de 35 minutes entre Paris et Rennes et de 70 minutes entre Paris et Bordeaux, la… SUITE

Pour  relancer la construction européenne en panne soixante ans après le traité de Rome, le choix d’une Europe à plusieurs vitesses semble s’imposer.

 

Le principe des coopérations renforcées existe. Dans quels secteurs l’appliquer ?

 

A quoi ressemblerait une Europe à plusieurs vitesses ? En privilégiant cette hypothèse au sommet de Versailles du 6 mars dernier pour tenter  d’insuffler une nouvelle dynamique à la construction européenne,  les dirigeants de quatre pays de l’Union (dont trois des fondateurs de la Communauté européenne) n’ont pas encore relancé le processus, au point mort soixante ans après la signature du traité de Rome.

 

Car cette Europe « différenciée », selon le terme retenu à Versailles, existe déjà ! L’euro auquel participent 19 pays sur 27 (hors Royaume… SUITE

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ».

Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde politique, dont l’application fut passablement édulcorée par le Parlement.

 

« D’affaires en scandales, du monde politique aux milieux économiques, la chronique est longue de ces manquements à la loi et de ces renoncements à la morale qui font les gros tirages des gazettes en même temps qu’ils alimentent le scepticisme des Français vis-à-vis de leurs élites.

 

Face à cette montée de la corruption, véritable cancer dont les effets ravageurs se diffusent à tout le tissu social, certaines mesures d’urgence ont été prises, notamment par le Parlement, qui a… SUITE

Bien que la croissance française déçoive, la Bourse de Paris se fait remarquer par le montant des dividendes versés aux actionnaires. Les meilleurs d’Europe, dans un pays qui n’a pas encore effacé la crise.

 

C’est le paradoxe de la Bourse : bien que la croissance économique en France s’est traînée autour de 1,1% en 2016 alors que le gouvernement attendait 1,4%, les entreprises cotées du CAC 40 ont été particulièrement généreuses avec leurs actionnaires. Avec plus de 54 milliards d’euros de dividendes versés selon la société Henderson Global Investors, la place de Paris flirterait même avec ses records,  alors qu’aux Etats Unis, au Royaume Uni, en Australie et dans les pays émergents, on a au contraire observé un ralentissement… SUITE

Pourquoi ce concept fourre-tout fait-il florès dans les déclarations des candidats à l’élection présidentielle ? 

 

Il révèle un rejet qu’on peu analyser sur un quart de siècle et qui s’est amplifié à cause de promesses économiques non tenues. Avec au final une stagnation du niveau de vie pour de nombreux électeurs .

 

Dans le domaine économique, les promesses non tenues sont le terreau dans lequel s’enracine l’anti-système. Les inégalités persistent ou se creusent, avec des riches plus riches et des pauvres qui tombent dans l’exclusion. L’ascenseur social est bloqué. Avec le temps, les désillusions se sont accumulées chez les électeurs déçus par les partis de gouvernement, toutes étiquettes confondues.

 

L’emploi, par exemple, n’a pas été au rendez-vous du quinquennat… SUITE

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et revivifier la démocratie.

 

Messieurs les députés, osez la transparence ! Vous ne pouvez plus vous y soustraire. Ne serait-ce que pour démontrer à vos concitoyens votre attachement à défendre la démocratie plutôt qu’à lui planter des couteaux dans le dos. Car l’affaire Fillon n’a pu que dégrader l’impression des citoyens qui, selon le dernier baromètre politique du Cevipof de janvier dernier, ne sont plus que 45% à avoir confiance en leur député et plus que 11% à se fier encore aux partis alors que la politique leur inspire de la… SUITE

Malgré quelques améliorations au cours du dernier trimestre, l’année 2016 s’est terminée avec 17% de plus de chômeurs qu’en juin 2012, au début du mandat de François Hollande.

 

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi  à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue.

 

Quant à l’ex-Premier ministre et candidat Manuel Valls, il va avoir bien du mal à revendiquer un bilan auquel il est forcément associé dans la lutte contre le chômage. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande,… SUITE

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.

 

Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, la France est à son tour questionnée.

 

Qu’est-ce que la France partage avec  les Etats-Unis et le Royaume-Uni ? La désindustrialisation.

 

Brexit et Trumpisme

 

Aux Etats-Unis, « l’industrie manufacturière ne représentait plus que 12,2% du PIB américain en 2015, et 8 millions d’emplois ont été détruits depuis la fin des années 1970, remarque la Fabrique de l’industrie. Depuis 2000, environ un tiers des emplois industriels ont disparu dans le Michigan, la Pennsylvanie et l’Ohio ». Or, ces Etats figurent parmi les fameux Swing States… SUITE

Avec l’accumulation des transferts de compétences aux collectivités locales, le débat politique sur la hausse des effectifs de fonctionnaires territoriaux est tronqué.

 

Les fonctionnaires et le poids de la fonction publique en France sont au cœur de ce début de campagne électorale. Mais avant de pointer un doigt inquisiteur sur le nombre de fonctionnaires territoriaux qui sont un élément du débat, il conviendrait que les responsables politiques replacent l’évolution de ces effectifs dans le cadre de la décentralisation, et des transferts de compétences. Car ceux-ci impliquent pour les autorités locales d’adapter le nombre de leurs fonctionnaires aux nouvelles missions assignées aux collectivités territoriales.

 

Tout d’abord, évacuons des éléments à charge qui font florès à droite, qui sont souvent… SUITE

En coupant les ponts avec l’Union européenne, le Premier ministre britannique Theresa May risque de renvoyer son pays 45 ans en arrière.

 

Même si le Royaume Uni a manifesté le désir de rompre son ancrage à l’Union européenne, Londres ne peut contester avoir fait son beurre de son adhésion à la Communauté européenne en 1973. Sur un strict plan commercial, le rapprochement avait même été engagé bien avant cette date, du fait du tarissement des échanges avec les pays du Commonwealth qui, devenant indépendants, rompaient les amarres avec leur ancien colonisateur.

 

Alors que l’ancien empire britannique absorbait la moitié des exportations de la Grande Bretagne en 1950, il n’en représentait plus que le cinquième à la fin des années… SUITE

La réforme des retraites des fonctionnaires fait partie des programmes de certains candidats à l’élection présidentielle, mais elle a été engagée dès 2003 et fut ensuite poursuivie.

 

Si, comme l’a démontré la primaire de la droite, l’objectif pour le prochain locataire de l’Elysée consiste à alléger le poids de la fonction publique dans la gestion de l’Etat, la réduction du nombre de postes de fonctionnaires est l’une des pistes privilégiées.

 

On l’a vu avec François Fillon, vainqueur de cette primaire : il fixe un objectif de 500.000 postes en moins sur un quinquennat, soit près de 10% des 5,4 millions d’agents publics, fonctionnaires ou titulaires, qui représentent 20% de l’emploi total en France (soit, selon l’OCDE sur la… SUITE

guerillero

PATRIOTES ? Les électeurs frontistes souhaitent le rétablissement des frontières et des taxes à l'importation. Mais les mêmes, comme consommateurs, choisissent-ils d'eux-mêmes des produits made in France lorsqu'ils ont le choix ? Pas sûr! On pourrait regarder s'ils ne possèdent tous que des voitures françaises, par exemple. Avant de rétablir des taxes qui augmenteront les prix des produits importés et qui, en retour, pénaliseront les exportations, que ces consommateurs qui se disent patriotes commencent par privilégier les marques françaises, sans forcément cadenasser l'Europe ni verrouiller le libre échange.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.
Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.
Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.
Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.
En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.
Mais il n’existe pas de remèdes miracles pour réduire les coûts. On le voit dans le cas des taxis : les baisses de tarifs dont profitent les clients ne deviennent possibles que par le biais d’une plus grande flexibilité du travail associée à une plus grande précarisation des chauffeurs. Les argumentaires peuvent vouloir démontrer le contraire, il n’en demeure pas moins vrai que, une fois compressés les coûts de structure et les charges sociales, c’est sur les rémunérations que des économies sont trouvées…
Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: TROIS ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.
Dans l’intervalle, les élections nationales seront des tests déterminants : « En France, l’élection présidentielle sera un référendum sur l’Europe », a commenté l’ex-ministre français de l’Economie en faisant allusion à la percée du Front national dans les sondages.
Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.
Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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LE DECROCHAGE DE L'ECONOMIE FRANCAISE EST-IL IRREVERSIBLE?

Certes, un PIB ne fait pas rêver. Mais il peut faire réfléchir, car son évolution est aussi une photographie d’une économie. De 2.134 milliards d’euros en 2014 selon l’Insee, la totalité des biens et services produits sur le territoire français a progressé de 1,1% en 2015. C’est moins que pour l’ensemble de la zone euro qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) , a connu une croissance de 1,6%. Si on considère que la hausse des productions a atteint 1,9% cette année-là pour le peloton des pays avancés, la France est décrochée.
L'économie française subit l’une des plus fortes corrections alors que croissance est trois fois plus élevées pour la Suède, près de deux fois pour la Grande Bretagne et supérieure de 30% pour l’Allemagne.
On peut établir une relation directe entre ces agrégats et les niveaux de vie. Pire: lorsqu’on s’intéresse au PIB par habitant exprimé en PPA, la France ne pointait plus qu’au 24e rang en 2014 selon les statistiques établies par la Banque mondiale. Et si on se focalise sur l’Europe, la Banque de France montre que le PIB français par habitant en PPA est à peine au niveau de la moyenne de la zone euro, et n’arrivait qu’au 11e rang en 2014 de l’ensemble des membres de l’Union européenne.
Ce n’est pas une surprise : le ministère de l’Economie constate que le PIB français décroche depuis 40 ans avec une progression par habitant inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui impacte très directement l’évolution des conditions de vie des Français.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.
Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.
Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.
Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).
Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.
Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !
Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

avril 2017
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