Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Retraites Macron : pas de grand soir avant 2022

Emmanuel Macron promet une grande réforme des régimes de retraite. Mais le projet qui devra être proposé au Parlement après concertation, ne devrait s’appliquer qu’au cours de la législature suivante… après ...

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Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

Indemnisation des chômeurs : questions sur la radicalité de la réforme Macron

En souhaitant bouleverser le système de l’indemnisation chômage, Emmanuel Macron risque de conforter les sceptiques sur les effets de son libéralisme.   A l’inverse, Marine Le Pen préfère ignorer les difficultés ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Dessine-moi une Europe à géométrie variable

Pour  relancer la construction européenne en panne soixante ans après le traité de Rome, le choix d’une Europe à plusieurs vitesses semble s’imposer.   Le principe des coopérations renforcées existe. Dans ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Désindustrialisation,  la faute originelle de la mondialisation en Occident

Désindustrialisation, la faute originelle de la mondialisation en Occident

La désindustrialisation est à l’origine de la tentation protectionniste dans les pays anglo-saxons qui ont initié le libre-échange et la mondialisation.   Après le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald ...

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Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

Brexit : un grand malentendu pour les Britanniques, une mise en garde pour les autres Européens

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.   Ailleurs dans l’Union, l’Europe est ...

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Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Acculés par le scandale, les parlementaires doivent accepter la transparence

Quelle que soit l’issue judiciaire de l’affaire Fillon, députés et sénateurs vont devoir introduire plus de transparence dans l’exécution de leur mission s’ils veulent reconquérir la confiance des électeurs et ...

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Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Quand Séguin fustigeait les manquements à la morale en politique

Il y a plus de vingt ans, Philippe Séguin présidait un groupe de travail sur « Politique et argent ». Il dressa une liste de dispositions à prendre contre l’opacité dans le monde ...

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Pour réaliser des économies, le couperet tombe sur les emplois aidés.

 

Le gouvernement compte sur la formation pour prendre le relais. Mais les effets risquent de se faire attendre très longtemps pour les publics concernés.

 

On n’avance pas dans le bon sens en mettant la charrue avant les bœufs. L’annonce début août par le gouvernement de réduire le nombre des emplois aidés pour les remplacer par la formation avant de présenter la réforme censée le permettre, s’inscrit dans ce cafouillage. Et dans l’intervalle, ce sont des personnes socialement fragiles qui en feront les frais.

 

Vouloir proposer d’autres solutions par le biais de la formation est une idée intéressante, mais les gouvernements qui se sont succédé depuis des… SUITE

L’entreprise dispose de huit semaines pour fixer un plan d’action afin que l’information des voyageurs permette d’éviter qu’une pagaille comme celle du 30 juillet à la gare Montparnasse ne se reproduise.

 

Les naufragés du TGV en gare de Montparnasse le 30 juillet ne le savaient peut-être pas, mais la SNCF mène depuis 2014 un « programme d’amélioration de la qualité de l’information en situation perturbée », indique le rapport établi après la panne au poste d’aiguillage de Vanves du 29 juillet. Bonne nouvelle ! Car compte tenu de la pagaille à laquelle ils ont été confrontés ce jour-là par manque d’information, ces voyageurs n’auraient pas pu le deviner.

 

Une qualité inaccessible?

 

Le rapport en question, réclamé en urgence… SUITE

A la gare Montparnasse le dimanche 30 juillet, la communication de la SNCF  a fait preuve d’une inefficacité à la hauteur de la vétusté des équipements incriminés.

 

La loi de l’emmerdement maximal. C’est justement au cours du fameux week-end de chassé croisé entre juilletistes et aoutiens, celui au cours duquel la SNCF doit transporter un million de voyageurs sur l’ensemble de ses lignes, qu’une panne d’aiguillage à Vanves au sortir de la gare parisienne de Montparnasse a fait s’écrouler dimanche et jusqu’à lundi toute l’organisation du trafic entre la capitale et tout l’ouest de la France, géré forcément sur le fil du rasoir. Sans parler de l’évacuation d’une partie du hall de la gare suite à la présence d’un… SUITE

Les premières réformes du gouvernement Philippe se concentrent sur des symboles, ISF et APL, en favorisant les contribuables les plus aisés.

 

Le sentiment d’une politique menée pour les riches commence à se lire dans la baisse du niveau de popularité d’Emmanuel Macron.

 

Cela ressemble à une double provocation de début de mandat, qui sonnerait la fin de l’état de grâce. D’un côté, une réforme de l’ISF pour alléger la fiscalité des contribuables les plus fortunés. De l’autre, un rabotage des allocations logement, APL en tête, qui va frapper les ménages les plus modestes et les étudiants. ISF et APL : deux symboles. Et pour les avoir souvent utilisés dans sa campagne de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron n’ignore rien… SUITE

Il est plus facile de décréter la flexibilité que d’améliorer la formation professionnelle.

 

Pourtant, les deux volets de la réforme doivent être menés simultanément pour qu’une plus grande fluidité du marché du travail ne soit pas obtenue au détriment des salariés.

 

Quelle que soit la façon dont Muriel Pénicaud lancera la réforme du code du travail, le faux-pas sera inévitable si la ministre ne parvient pas à faire progresser de conserve la flexibilité du marché du travail et la sécurité pour les salariés sur ce marché. Or, à ce stade, la flexisécurité à la française n’a pas donné de résultats tangibles au vu de la situation de l’emploi. Il va falloir convaincre.

 

D’un côté, ce sont les… SUITE

La lutte contre le réchauffement et la sortie du nucléaire vont de pair, mais pas forcément selon le même calendrier.

 

Le gouvernement doit choisir ses priorités. L’option en faveur de la voiture électrique laisse planer le doute.

 

Pour réduire la part du nucléaire, Nicolas Hulot n’a pas indiqué de méthode.

 

Pour manifester sa volonté d’accélérer la sortie de la France du nucléaire, il va falloir que le gouvernement se montre un peu plus convaincant. Et que le Premier ministre Edouard Philippe entre dans le concret des mesures à prendre pour assumer des objectifs qui, jusqu’à présent, n’ont pas été portés par une volonté politique évidente.

 

Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, est la caution d’Emmanuel… SUITE

Les clignotants économiques passent au vert, Emmanuel Macron tire les dividendes des mesures prises durant le quinquennat Hollande.

 

Toutefois, l’inversion n’est pas brutale. La croissance française ne fera pas mieux que la moyenne de la zone euro cette année. Et la dynamique n’est pas encore assez robuste car le nombre de demandeurs d’emploi ne recule pas encore.

 

« Quelle guigne que les quinquennats ! », pourrait pester François Hollande. Qui sait…un an ou deux de plus, et l’ex-président aurait peut-être pu briguer un deuxième mandat, avec un bilan économique plus présentable. Car la tendance s’inverse dans le bon sens depuis le début de l’année, et de nombreux clignotants sont passés au vert. Trop tard pour lui… mais une relative aubaine pour… SUITE

Emmanuel Macron peut faire avancer le projet européen d’une taxe sur les transactions financières.

 

Le trou financier créé dans l’Accord de Paris par le retrait des Etats Unis serait ainsi compensé pour aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique.

 

Comment compenser le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris contre le réchauffement climatique ? Car c’est une chose de pousser des cris d’orfraie lorsque Donald Trump entraîne la première puissance économique mondiale à fuir ses responsabilités sur un sujet qui concerne l’avenir de la planète ; c’en est une autre de trouver des solutions pour palier cette défection.

 

« Make our planet great again », a lancé Emmanuel Macron à son homologue américain. Chiche ! Justement, une occasion… SUITE

Avec 350 députés sur 577 à l’Assemblée nationale, les électeurs ont offert une hyper majorité à Emmanuel Macron.

 

C’est un risque pour la pluralité de l’expression démocratique, mais pas plus que la pratique ancienne des députés godillots appliquant les consignes de vote de partis caporalisés. 

 

La vague Macron a déferlé sur l’Assemblée nationale, confirmant peu ou prou à l’issue du deuxième tour des élections législatives les anticipations réalisées suite aux résultats du premier tour. Le spectre du parti unique, que les perdants ont déjà agité, va continuer de servir.

 

Les perdants du scrutin qui n’ont pas su capter les aspirations des électeurs, n’avaient d’ailleurs pas attendu ce deuxième tour pour alerter l’opinion sur les risques encourus par… SUITE

Une proposition comme le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur aurait pu braquer les syndicats. Mais la négociation a commencé sans déclaration de guerre préalable.

 

Un effet de la combinaison entre « dégagisme » et « macronite »

 

De quoi surprendre. Parmi les pistes ouvertes par le gouvernement le 6 juin dernier pour réformer le droit du travail, une proposition soumise aux partenaires sociaux consiste à permettre aux employeurs de consulter directement les salariés pour nouer des accords d’entreprise. Elle aurait pu faire l’effet d’un chiffon rouge. Car il s’agit ni plus ni moins de la possibilité donnée aux patrons de contourner les syndicats pour faire adopter des dispositions nouvelles.

 

Actuellement, le référendum d’entreprise peut être organisé par des syndicats dans… SUITE

Les Etats-Unis de Donald Trump choisissent de ne plus être un phare pour le monde en refusant d’assumer leur responsabilité comme première économie mondiale.

 

L’accord de Paris n’est pas mort, mais cette absence de vision va isoler Washington au sein de la communauté internationale.

 

Est-ce que la continuité de l’Etat a un sens dans les Etats-Unis de Donald Trump lorsque le 45e président décide de se retirer de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique, signé dix-huit mois plus tôt par son prédécesseur? Que vaut un engagement de la Maison Blanche? Donald Trump cherche-t-il à provoquer en n’hésitant pas à faire un bras d’honneur aux 144 autres pays qui ont ratifié l’accord de Paris, ou… SUITE

Sur le nucléaire, les objectifs pour 2025 fixés par l’ex-président avaient semblé irréalistes. Nicolas Hulot les reprend à son agenda.

 

Ils impliquent en huit ans un volontarisme plus grand qu’en Allemagne ou en Suisse sur la même période.

 

Après les reports en tous genres qui ont marqué le quinquennat de François Hollande dans le désengagement français du nucléaire, le choix du nouveau président de proposer à Nicolas Hulot le ministère de la transition écologique et solidaire, avec le titre de ministre d’Etat,  laisse supposer que le temps du passage à l’acte est arrivé. Ainsi Emmanuel Macron, qui n’a pas vraiment donné de gages aux écologistes pendant sa campagne, compterait-il sur son nouveau ministre pour tenir des promesses largement… SUITE

Avec le Brexit, le gouvernement britannique pourrait sortir d’Europol.

 

Pour ne pas lutter seul contre le terrorisme, il devra renégocier les modalités de coopération avec l’office européen de police. Car la prévention des actions terroristes passe par le partage des informations des polices européennes.

 

L’attentat perpétré à Manchester le 22 mai et revendiqué par Daech, qui causa la mort de 22 personnes parmi lesquelles de nombreux adolescents, va contraindre le Royaume Uni à renforcer sa lutte contre le terrorisme. Réagissant à cet acte meurtrier survenu deux mois après l’attaque menée sur le pont de Westminster par un islamiste radical, Scotland Yard a commencé par relever d’un cran le niveau d’alerte dans le pays, aujourd’hui au plus haut. Mais… SUITE

Edouard Philippe et son ministre du Travail Muriel Pénicaud vont devoir préparer la nouvelle réforme du Code du Travail annoncée par le Chef de l’Etat.

 

Mais quels seront les nouveaux parachutes pour compenser la fermeture du parapluie des acquis sociaux pour les salariés ? Flexibilité d’un côté, formation de l’autre : pour l’équilibre, il faudra convaincre.

 

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat, est un libéral ; il l’a démontré avec la loi, adoptée en juillet 2015, qui porte son nom. Libéral et social peut-être, mais libéral quand même. Edouard Philippe, son Premier ministre, est un homme de droite : il l’a revendiqué à la passation de pouvoir, le 15 mai dans la cour de Matignon. Au diable les étiquettes puisque la… SUITE

L’Union européenne n’est pas à l’origine du recul industriel en France.

 

Au contraire : dans le secteur automobile, le marché unique est un atout. Un dossier rouvert à l’occasion de la campagne pour l’élection législative.

 

Même si la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle apporte une réponse sans équivoque à l’enracinement de la France au cœur de l’Union européenne, la campagne des législatives n’en a pas fini de mettre en scène des adversaires de l’Europe qui voudront contrecarrer la dynamique communautaire du nouveau président. Avec toujours les mêmes références au Brexit. Ce qui pourrait se révéler, pour ces europhobes… contre-productif. Car l’Europe, en l’occurrence, est plutôt un atout. Dans l’industrie, par exemple. A condition d’investir et d’innover.

 

Prenons… SUITE

Fessée électorale

FESSEE ELECTORALE - Lors de la réforme constitutionnelle qui instaura le quinquennat avec dans la foulée des élections législatives pour faire concorder les calendriers, les commentateurs politiques soulignaient que les présidents élus pourraient ainsi s'appuyer sur de véritables majorités pour gouverner, la logique électorale devant permettre aux secondes de confirmer le résultat de la première. Pourquoi s'étonner que le phénomène se produise aujourd'hui? Les vieux partis de gouvernement ont fait perdre le goût de la politique aux citoyens, qui ne se mobilisent plus que dans un contexte de dramatisation. D'où la forte abstention, phénomène qu'on relève dans d'autres démocraties. Quant aux citoyens qui remplissent leur devoir civique, ils sanctionnent ces vieux partis, pour les mêmes raisons que les abstentionnistes. Les Français ont mené une révolution dans les urnes. Ceux qui ne l'avaient pas vu venir n'ont pas vocation à diriger un pays avec lequel ils ont perdu le contact. Reste maintenant à rendre aux électeurs le goût de la politique, pour ne pas laisser la démocratie dépérir.

G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

trou sécu

SECU: SI PROFOND, CE TROU ?

Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé, mais ils soutiennent la comparaison avec d’autres. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux Etats Unis et quasiment au même niveau qu’en Allemagne .

Par habitant, les dépenses des Français ont été évaluées cette même année à 4.959 dollars, loin derrière les Suisses, les Norvégiens, les Américains, les Suédois, les Danois, les Néerlandais ou les Allemands. L’énumération est fastidieuse, mais pas inutile : Les Français ne sont pas hors normes, loin s’en faut.

S’il existe une spécificité française, elle se situe au niveau du financement des dépenses de santé. La Cour des Comptes a dressé en septembre dernier un tableau précis pour 2015, en établissant que l’Assurance maladie a couvert 76,8% des 194,6 milliards d’euros des dépenses de soins et de biens médicaux, et les organismes complémentaires intervenant pour 14,1%. Le reste à charge direct des Français n’est plus que de 8,4%. Notons toutefois que les assurances et mutuelles complémentaires étant financées par les assurés eux-mêmes, les ménages prennent en réalité en charge 22,7% des dépenses de santé, hors Sécurité sociale.

Mais leur contribution ne s’arrête pas là. Car parmi les sources de financement de Sécurité sociale dont l’Assurance maladie est un des volets, les cotisations qui ont représenté 63% du total en 2015, sont assurées à 20% par les salariés et à 7% par les non salariés (les employeurs ayant la charge des 72% restant), selon un rapport de la Sécurité sociale de septembre 2016.

C’est donc au total quelque 40% des dépenses de santé qui, par ces différents canaux de financement, incombent aux assurés, sans parler de la part des recettes de CSG qui viennent alimenter les caisses de la Sécu.

Des économies doivent toujours être réalisées, pour alléger les charges aussi bien des entreprises que des ménages. La tendance est amorcée: après avoir atteint 24 milliards en 2010, le déficit du régime général a été réduit à 13,3 milliards d’euros en 2012 et limité à 6,4 milliards en 2015. Certes, les gymnastiques comptables des experts compliquent les comparaisons toujours difficiles à établir dans le labyrinthe des comptes de la Sécu, notamment avec la mise en place en 2016 de la protection universelle maladie.

Malgré tout, si l’on s’en tient aux grandes masses affichées, ce déficit devrait être contenu à 3,4 milliards d’euros en 2016, avant de repasser à 6,3 milliards en 2017. Un déficit auquel il convient d’ajouter le résultat du fonds de solidarité vieillesse, déficitaire lui-même de l’ordre de 3,9 milliards d’euros cette année.

Mais ces déficits doivent être rapportés à l’ensemble des recettes du régime général (471 milliards d’euros en 2016) et des dépenses (477 milliards), hors fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ainsi, les pertes pour l’ensemble du régime général devraient être inférieures à 1% des dépenses cette année, et porter sur moins de 1,5% en 2017 comme en 2015 (au lieu de 2,8% en 2013). En intégrant le FSV, les déficits passeraient à 1,5% des dépenses en 2016 et un peu plus de 2% en 2017. Bien sûr, des pertes sont toujours trop lourdes. Mais à ce niveau, des solutions doivent pouvoir être mises en œuvre par des actes de gestion et pas forcément par un bouleversement du système.

L’ubérisation, vecteur de précarisation

UBER, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci doivent rétrocéder à Uber une commission de 25% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.
La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Cette mutation vers une économie numérique apparaît pourtant inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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EUROPE: DEUX ANS POUR REUSSIR LA COORDINATION FISCALE

Pierre Moscovici, Commissaire aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, en convient : l’actuelle commission est « celle de la dernière chance pour l’Europe », concède-t-il. Or, l’équipe animée à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président, dispose de moins de trois ans avant les prochaines élections européennes pour mettre en échec les partis eurosceptiques qui gagnent du terrain dans de nombreux pays comme en Grande Bretagne. Un compte à rebours très serré.

Dans ces conditions, la coordination fiscale en Europe devient un enjeu capital. Ce fut une des pistes privilégiées par François Hollande au lendemain du référendum britannique pour repousser le risque d’une dislocation de l’Union. « Il s’agit d’abord d’en finir avec des distorsions de concurrence en commençant par l’impôt sur les sociétés », avait-il déclaré. Si l’Union ne doit être qu’une auberge espagnole dans laquelle chaque membre tire la couverture à lui en s’affranchissant des règles collectives, c’est tout le principe de la construction européenne qui est remis en question.
La Commission est coupable d’avoir laissé en déshérence le projet d’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS). A défaut d’une harmonisation des taux, ce mécanisme pourrait s’avérer efficace pour lutter contre le transfert de bénéfices et les pratiques fiscales abusives utilisées par les entreprises au sein de l’Union.
La Commission en avait émis le principe dès 2001. Et depuis, on n’avait assisté qu’à des tergiversations notamment de la part des Etats membres pour utiliser les travaux du groupe de travail devant plancher sur le sujet. Malgré tout en 2011 – soit dix ans plus tard – la Commission présentait un projet. Qui, lui aussi, dut finir au fond d’un tiroir.

Dans un contexte marqué par le Brexit, Pierre Moscovici se déclare déterminé à relancer le projet ACCIS sur la coordination des assiettes fiscales en Europe. La Commission va devoir progresser sur ce projet avec des Etats toujours soucieux de leur souveraineté en matière de politique budgétaire. Les écueils seront nombreux. Et surtout, elle doit avancer très vite pour que, en 2019 avant les élections au Parlement européen, les tenants de l’Union européenne puissent présenter de résultats concrets et pas seulement des montages abstraits pour tenir les eurosceptiques en échec. Afin de ne pas voir un Parlement gagné par… les adversaires de l’Union.

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CHOMAGE: DES SUCCES TROP TARDIFS POUR GOMMER L'ECHEC DU QUINQUENNAT

Au vu du nombre de demandeurs d’emplois enregistrés par Pôle emploi à la fin de l’année 2016 (3,47 millions de personnes sans aucun travail, 5,47 millions en ajoutant les précaires en temps partiels), François Hollande n’aura pas de regret d’avoir renoncé à briguer un deuxième mandat. La promesse n’a pas été tenue. Depuis juin 2012, début du mandat de François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun travail a progressé de 17%, et même de 24% si l’on ajoute les demandeurs précaires qui ne travaillent qu’à temps partiel. En outre, si on entre dans le détail, on s’aperçoit que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 40% (à cause, entre autres, du recul de l’âge de départ en retraite), et que les demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an sont plus nombreux de 43% sur la mandature (et même de… 82% pour les chômeurs de plus de 3 ans, à cause là-aussi du recul de l’âge de départ en retraite). Il est logique dans ces conditions que la durée moyenne d’inscription à Pôle emploi soit passée de 468 jours en juin 2012 à 581 jours à la fin 2016. Tout le contraire d’une réussite.

Pour un président qui avait annoncé que la lutte pour l’emploi serait sa priorité, et considéré que l’inversion de la courbe du chômage serait un marqueur de sa politique, il aurait été très compliqué de briguer à nouveau les suffrages des électeurs, avec la publication de ces résultats en pleine primaires de la gauche et à quelques semaines du début de la campagne officielle.

Certes, l'ex Premier ministre Manuel Valls qui a assumé le bilan de l’action gouvernementale, peut tenter de pointer la baisse du taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) redescendu au-dessous des 10%, et même à 9,7% pour la France métropolitaine au troisième trimestre 2016. Car l’économie française crée des emplois (environ 159.000 en 2015 par exemple selon l’Insee) ; mais elle accueille aussi un nombre de jeunes sur le marché travail supérieur au nombre des départs en retraite. Ce qui entraîne une augmentation de la population active. Aussi, même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi a connu une hausse en valeur absolue, la proportion par rapport au nombre de personnes au travail a pu reculer un peu.

août 2017
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