Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Avec l’harmonisation fiscale, François Hollande veut réveiller un mythe oublié de l’idéal européen

Face au risque de dislocation de l’Union européenne après le Brexit, les objectifs de la Communauté originelle refont surface.   Le chef de l’Etat relance l’idée d’une harmonisation fiscale, bien plus ...

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Insertion sociale : briser la solitude des vieux

Insertion sociale : briser la solitude des vieux

On vit de plus en plus vieux, mais on vieillit de plus en plus seul.   La société doit s’adapter pour offrir une plus grande autonomie aux personnes âgées et entretenir ...

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Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Face aux enjeux au Moyen Orient, les contradictions économiques de l’Occident

Le poids du fait religieux au Moyen Orient a longtemps été minoré par l’Occident qui a surtout vu des intérêts économiques dans les enjeux géopolitiques régionaux.   Aujourd’hui, l’insécurité créée localement ...

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L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

L’Europe a-t-elle un problème avec le Grand Duché ?

Après la révélation d’un nouveau fichier d’exilés fiscaux français, belges et allemands au Luxembourg, des questions se posent sur la politique du Grand Duché avant qu’il ait consenti à la ...

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Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Emmanuel Macron : un bilan encore virtuel pour un ministre de passage

Une carrière fulgurante, des résultats mitigés. Maintenant, Emmanuel Macron va devoir convaincre qu’il peut être un leader politique autrement qu’avec des petites phrases douces et assassines.   Macron président ? Que l’ex-ministre de ...

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Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Chômage : sur le quinquennat de Hollande, la progression sera indélébile

Pour revenir à la situation de mi-2012, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse d’un quart en un an. Impossible, même avec un plan massif pour l’emploi, bien tardif mais ...

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La face cachée de la dette d’EDF

La face cachée de la dette d’EDF

La gymnastique comptable permet d’inscrire une partie de la dette dans les fonds propres.   Mais l’endettement réel est plus important qu’il n’apparaît.   Selon le rapport financier semestriel du 30 juin 2015, ...

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Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Taxe sur les transactions financières : un outil pour réduire l’immigration

Plutôt que d’en retarder sans cesse la mise en œuvre, une taxe sur les transactions financières permettrait d’aider les pays les plus pauvres à retenir les migrants, dans une forme ...

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La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

La loi Travail, un remède au paradoxe du syndicalisme en France ?

Le taux de syndicalisation en France est quasiment le plus faible des pays européens.   En travaillant au plus près du terrain sur les accords d’entreprises, les syndicats pourraient recréer une ...

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Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Un Brexit à double tranchant pour l’Europe

Economiquement, une sortie de la Grande Bretagne de l’Europe pourrait ne pas créer de bouleversement sur le long terme.   Mais au-delà du débat britannique, l’Europe est placée au pied du mur ...

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Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Face aux fanatismes religieux, la panne d’ascenseur social coûte cher aux démocraties

Lorsque la mobilité sociale ne fonctionne plus, c’est la démocratie qui est en danger.   Ce blocage favorise la fermentation de la radicalisation.   Les attentats du 13 novembre à Paris, perpétrés  pour ...

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Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Quand l’attractivité décroche, c’est l’emploi qui trinque

Même si la courbe du chômage s’inverse, le recul de l’attractivité de la France pénalise la création d’emplois.   Dommage. C’est lorsque l’Insee fait état de statistiques plutôt encourageantes pour l’économie française ...

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Economie : et la confiance, bordel ?

Economie : et la confiance, bordel ?

Au moment où la mécanique économique semble pouvoir être relancée, la France se crispe sur de vieux antagonismes entre les salariés et les entreprises qui ont pourtant partie liée.   Le ...

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Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Comment contrôler les réseaux financiers parallèles qui favorisent l’évasion fiscale ?

Depuis le temps que les Etats disent vouloir s’engager dans la lutte contre l’évasion fiscale, le shadow banking n’a cessé de se développer, offrant de nouvelles opportunités de fraude et ...

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La CGT et le retour de la lutte des classes

La CGT et le retour de la lutte des classes

La loi Travail, même réécrite avec la CFDT, est devenue un marqueur pour les radicaux de la CGT qui veulent exhumer l’esprit de la lutte des classes.   Un mois de ...

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Le manque de cohérence entre les politiques de Paris et de la région Ile de France accroit les effets d’une pollution aggravée par une situation anticyclonique.

 

Les émissions locales de polluants s’ajoutent aux flux de gaz à effet de serre flux qui circulent autour de la planète.

 

Au départ, l’épisode de pollution atmosphérique que connaît la région parisienne depuis plusieurs jours trouve son origine dans une configuration météorologique fort courante. Un anticyclone stationne actuellement sur l’Europe occidentale, caractérisé par l’existence d’une masse d’air froid qui tend à descendre vers le sol en y créant une zone de haute pression. Cette pression repousse les vents à l’extérieur de cette zone, de sorte que la circulation d’air est relativement faible.… SUITE

Avec les deux points supplémentaires de TVA, François Fillon remet à plat le financement de la protection sociale en l’adossant à une large assiette fiscale pour réduire les charges sur le travail.

 

Et revoilà la TVA sociale ! Même si elle ne dit pas son nom, l’augmentation de deux points de la taxe sur la valeur ajoutée, qui passe de 20 à 22% dans le programme économique de François Fillon, vise clairement à compenser une baisse des charges sociales acquittées aussi bien par les entreprises que par les salariés.

 

Au total, sur la base des recettes de TVA de 198 milliards d’euros en 2015 (soit 51% des recettes fiscales de l’Etat) et considérant que l’augmentation ne porterait que sur … SUITE

Après l’emballement du lancement des « cars Macron », la rationalité économique reprend le dessus. Douloureusement.

 

Seize mois après la promulgation de la loi Macron d’août 2015, la libéralisation du transport interurbain par autocar est confrontée à ses premières contradictions. Et les déconvenues ont un goût amer pour les salariés de l’opérateur Megabus qui en sont les premières victimes.

 

Au plan social, les projections avancées à l’occasion du débat à l’Assemblée nationale début 2015 se révèlent pour l’instant fort optimistes. France Stratégie, le commissariat à la stratégie rattaché à Matignon,estimait sur la base de l’exemple britannique que cette déréglementation « aboutirait à la création nette de 22000 emplois » à terme. La tendance est tout autre : on n’en relevait guère que… SUITE

Le patron de Renault et de Nissan prend aussi la tête de Mitsubishi.

Clé de voûte de l’Alliance de ces constructeurs et garant de son fonctionnement, il est devenu intouchable.

Mais se pose la question de la gouvernance future de cet ensemble.

C’est au fin fond de l’Auvergne, à l’usine Michelin du Puy en Velay, que Carlos Ghosn, l’un des patrons les plus puissants de la planète, a commencé sa carrière. Tout juste sorti de l’Ecole des Mines qu’il intégra après Polytechnique, il y fit ses premières armes avant d’entamer, sept ans plus tard, un périple d’industriel globe-trotter qui le mena d’abord au Brésil puis aux Etats-Unis, toujours avec la casquette de Michelin pour redresser des filiales en perte de… SUITE

Le recrutement de l’ancien président de la Commission européenne par une banque d’affaires à la réputation transgressive ne peut qu’accroître la défiance des citoyens envers les institutions de l’Union.

 

Avant même que l’arrivée de José Manuel Barroso au sein de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs ne fut rendue publique début juillet, l’ancien président de la Commission européenne était affublée d’une image peu flatteuse.

 

Ex-Premier ministre portugais, il était peu connu lorsqu’il brigua un premier mandat en 2004. On le présentait déjà comme « un candidat par défaut ». Pour réenchanter l’Europe, c’était plutôt mal parti. Les craintes se confirmèrent notamment lorsque la crise économique éclata. La première Commission de José Manuel Barroso fut alors jugée particulièrement atone et absent.… SUITE

L’administration pèserait trop lourd sur les finances de la France, et pourtant les dépenses semblent incompressibles.

 

Comment se répartissent les personnels concernés dans les trois fonctions publiques, à l’heure où l’on reparle de réductions d’effectifs ?

 

C’est (re)parti ! Avec l’ouverture de la campagne des primaires de droite, la baisse des dépenses de la fonction publique redevient un élément de polémique pour les candidats qui affichent dans leurs programmes des réductions du déficit budgétaire et qui veulent marquer leurs différences avec les politiques de gauche. Il faut « dégraisser le mammouth », selon l’expression maintenant consacrée de l’ancien ministre Claude Allègre – de gauche – et employée sans que l’on ne précise jamais quels effectifs de la fonction publique sont précisément visés.… SUITE

Jusqu’où peut s’exercer la liberté de la presse ?

 

Les difficultés rencontrées par Cash Investigation pour traiter de la construction du stade de Nice, et le ton du débat entre la journaliste Elise Lucet et l’ancien maire Christian Estrosi, sont révélateurs d’un malaise dans la démocratie française.

 

Fort des critiques qui se répandent dans une partie de l’opinion publique sur le rôle des journalistes, l’ancien ministre et ex-maire de Nice Christian Estrosi a sonné la charge hier contre Elise Lucet et son émission Cash Investigation, l’accusant avec son équipe de se transformer en procureurs et magistrats. La rédactrice en chef répliquait en s’en tenant aux éléments d’une enquête menée sur plusieurs mois.Le travail de démolition de la crédibilité… SUITE

Dans l’industrie manufacturière, les filières d’excellence françaises font grise mine.

 

L’Etat doit jouer les pompiers de service, mais ces déconvenues soulignent l’absence de vision qui perdure dans les plus grandes filières.

 

Dans un pays aussi ferrophile que la France avec un opérateur comme la SNCF mondialement reconnu et qui vend son savoir-faire à l’international, on aurait pu penser que l’usine qui fabrique le train à grande vitesse, présenté comme une vitrine technologique et fer de lance de cette industrie, était à l’abri d’une mauvaise fortune. En l’occurrence, le site était confronté à un trou d’air de deux ans dans son carnet de commandes. Un problème conjoncturel, donc.

 

Mais pour que l’industriel ait pris le risque d’entrer dans… SUITE

Y aura-t-il assez de lithium dans le monde pour produire les batteries des voitures électriques ?

 

Les chercheurs français travaillent sur une technologie alternative au sodium… aux réserves infinies.

 

La voiture électrique, en vedette au Mondial de l’automobile à Paris, entame doucement sa percée. Bien qu’encore confidentielles, ses ventes se développent  et le parc s’étoffe.

 

L’université américaine UC  Davies implantée en Californie, état où circulent aujourd’hui le tiers des quelque 200.000 voitures électriques aux Etats-Unis, estime que le nombre de ces véhicules dans le monde devrait être multiplié par cinq en quatre ans, passant  d’un peu plus de 500.000 unités en 2014 à 2,7 millions d’unités en 2018. Rien qu’en Europe on évalue le parc électrique à… SUITE

Dans son livre « Va-t-on payer pour travailler ? », la journaliste Valérie Segond enquête sur des dérives du travail low cost qui se généralisent.

 

« Plus le chômage est élevé, plus le droit de travailler se paie cher », résume la journaliste Valérie Segond. Elle nous le fait constater.

 

Des situations qui se sont banalisées

 

Payer sa formation et sa qualification pour voler sous les couleurs de Ryanair. Payer pour accéder à un stage de reconversion auprès d’une association après un licenciement. Payer pour acquérir une franchise et rebondir lorsqu’on est un cadre au chômage.

 

Mais aussi payer de sa personne en se déqualifiant lorsqu’on est jeune diplômé et en additionnant les stages à des fractions de Smic… SUITE

Compte tenu de la politique de la mairie de Paris au nom de la lutte contre la pollution de l’air, la voiture n’est pas la bienvenue dans la capitale.

 

Lorsque feu le Salon de l’automobile de Paris fut rebaptisé Mondial de l’automobile en 1988, les organisateurs se référèrent à son succès populaire et au passé pour justifier cette poussée mégalomaniaque. Non seulement cette exposition attirait un plus grand nombre de visiteurs que les autres salons automobiles dans le monde (la fréquentation a encore atteint 1,25 million de visiteurs en 2014, après un record à 1,45 million dix ans plus tôt), mais la France est historiquement le berceau de l’automobile, qu’il s’agisse du fardier à vapeur de Cugnot en… SUITE

Après avoir gelé le projet de construction de deux centrales nucléaires piloté par EDF, le nouveau Premier ministre choisit de relancer le projet négocié avant le vote britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne.

 

Pas simple, le Brexit !

 

Sept semaines : c’est le temps qu’il aura fallu à Londres pour faire la démonstration de l’ancrage britannique à l’Europe, n’en déplaise aux tenants du Brexit, au moins dans le domaine de l’énergie. C’est en effet le 28 juillet que Theresa May, nommée Premier ministre du Royaume Uni depuis à peine quinze jours pour conduire le divorce du pays d’avec l’Union européenne, gelait l’engagement de son prédécesseur David Cameron en faveur de la construction de deux centrales nucléaires EPR… SUITE

La pénalité record infligée à Apple par la Commission européenne symbolise les enjeux déterminants liés à la fiscalité pour l’avenir de l’Union.

 

Les résultats d’une coordination devront être probants avant les élections européennes de 2019.

La pénalité de 13 milliards d’euros infligée à Apple par la Commission européenne sera-t-elle un marqueur pour la politique de coordination des politiques fiscales européennes ? En s’attaquant à la première capitalisation boursière mondiale, l’exécutif de l’Union européenne a frappé fort pour marquer les esprits au lendemain du Brexit.

 

En l’occurrence, la Commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager appliqueà la firme américaine un redressement record pour corriger des avantages consentis par le gouvernement irlandais et qui sont contraires au fonctionnement de la politique… SUITE

L’expérience professionnelle acquise à quarante ou cinquante ans permet au créateur d’entreprise de s’appuyer sur des réseaux dont ne dispose pas le tout jeune créateur. Pour gagner du temps et trouver des soutiens.

 

Pour se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, une ou un quadra ou quinqua dispose d’un avantage par définition inaccessible à un tout jeune créateur : ses réseaux. Qu’ils soient professionnels, commerciaux ou financiers, ils sont autant d’atouts déterminants pour lancer une activité sur des bases solides.

 

Ainsi, on assimile trop souvent le créateur de start-up à un geek jeune diplômé plutôt décoiffant, version numérisée de professeur Nimbus voulant concrétiser à travers sa société une idée géniale censée faire sa fortune. La réalité est… SUITE

En votant contre l’Europe, les électeurs britanniques ont avant tout exprimé leur ras-le-bol de la politique d’austérité. Mais la responsabilité en revient à Londres, pas à l’Union européenne.

 

Ailleurs dans l’Union, l’Europe est aussi un bouc émissaire.

 

C’est bien connu, dans un référendum, on répond rarement à la question posée. En France… comme en Grande-Bretagne. Aussi, on peut s’interroger: et si le Brexit n’était rien d’autre qu’un immense malentendu ?

 

A l’occasion du référendum du 23 juin sur le maintien ou non du Royaume Uni  dans l’Union européenne, près de 52% des électeurs  britanniques ont choisi d’en sortir. L’Europe n’a pas su les convaincre des avantages qu’elle peut leur procurer alors que, dans le camp de ses adversaires, on… SUITE

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G&L

REPERES

- Population France : 66,6 millions d'habitants début 2016
(Union européenne à 28: 510,1 millions)
- Population active: 28,7 millions de personnes en 2016
- Chômeurs: 2,8 millions de personnes au sens du BIT (plus 1,5 million dans le halo du chômage) mi-2016, soit 9,9% de la population active
- Produit intérieur brut (PIB) France: 2.181 milliards d'euros courants en 2015 (Union européenne: 13.920 milliards d'euros, zone euro: 10.111 milliards d'euros)
- PIB par habitant: 32.795 euros en 2015
- Smic mensuel brut: 1.466 euros (1.144 euros net) en 2016
- Salaire moyen brut: 2.912 euros (2.202 euros net) secteur privé
- Salaire médian : 1.730 euros
- Dette publique France : 2.170 milliards d'euros fin juin 2016, soit 98,4% du PIB
- Dette par habitant: 34.476 euros
- Déficit commercial: 45,7 milliards d'euros en 2015

L’ubérisation de l’économie, vecteur de précarisation

L'UBERISATION DE L'ECONOMIE, VECTEUR DE PRECARITE

Les chauffeurs Uber en colère en font l’expérience : le modèle économique développé par l’entreprise californienne n’est pas fondé sur le partage, mais sur la précarisation.

Pour concurrencer les taxis en utilisant la plateforme technologique qui permet aux clients de se mettre en relation avec les chauffeurs de VTC, ceux-ci acceptent qu’Uber prélève une commission de 20% sur le prix de leurs courses… sans avoir la liberté de fixer leurs tarifs et en héritant de toutes les contraintes.

Même si l’entreprise présente abusivement les chauffeurs comme des partenaires, elle développe un modèle dans lequel elle se libère de la prise en charge des coûts d’exploitation des véhicules et de toutes les charges sociales des conducteurs, décidant de la politique commerciale sans en subir les effets. En quelque sorte, l’équivalent d’une entreprise sans usine avec seulement un centre de recherche et un service marketing, utilisant uniquement des sous-traitants captifs : un vieux rêve d’exploitation capitaliste, aux antipodes d’un système collaboratif.

Le soi-disant miracle économique de « l’uberisation » n’est rien d’autre, dans ce cas précis, qu’une dérive bien connue accommodée à la sauce numérique.

La problématique posée par l’uberisation de l’économie implique de profondes remises en question. Sous l’effet de la révolution numérique, la multiplication de plateformes collaboratives grâce auxquelles le consommateur devient aussi fournisseur de services, est à l’origine d’une d’économie nouvelle. Depuis le covoiturage jusqu’au financement participatif pour des projets de toutes tailles, en passant par la location de logements de particuliers ou la vente de produits agricoles. Toute une économie qui échappe en partie aux prélèvements fiscaux et aux cotisations sociales.

En bout de course avec l’extension du phénomène, la révolution numérique mise au service de l’économie du partage débouchent sur un manque à gagner pour l’Etat, fragilisant l’équilibre des systèmes actuels de redistribution et de protection sociale déjà malmenés.

Et tout cela sans forcément créer de l’emploi, au contraire.

D’autres professions sont aussi confrontées à cette réalité, comme l’hôtellerie dont les tarifs ne peuvent rivaliser avec ceux de particuliers qui s’organisent pour proposer des hébergements. Les chiffres d’affaires en pâtissent, avec des conséquences immédiates sur les créations d’emplois. Avec des formules du type Airbnb, les consommateurs profitent de nouvelles opportunités à moindre coût et les loueurs y puisent un complément de revenu; il n’est pas certain que l’économie d’un pays y gagne à tous les coups.

En outre, il n’existe pas de remèdes miracles pour réduire les coûts. On le voit dans le cas des taxis : les baisses de tarifs dont profitent les clients ne deviennent possibles que par le biais d’une plus grande flexibilité du travail associée à une plus grande précarisation des chauffeurs contraints d’accepter des baisses de revenus. Les argumentaires peuvent vouloir démontrer le contraire, il n’en demeure pas moins vrai que, une fois compressés les coûts de structure et les charges sociales, c’est sur les rémunérations que des économies sont trouvées…

Cette mutation vers une économie collaborative apparaît ainsi inéluctable. Le rôle des pouvoirs publics consiste à l’intégrer en douceur pour que le système, ébranlé, puisse s’adapter progressivement, afin d'éviter des déchirures dans le tissu social. Le défi n’est plus technologique, mais culturel.

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LE DECROCHAGE DE L'ECONOMIE FRANCAISE EST-IL IRREVERSIBLE?

Certes, un PIB ne fait pas rêver. Mais il peut faire réfléchir, car son évolution est aussi une photographie d’une économie. De 2.134 milliards d’euros en 2014 selon l’Insee, la totalité des biens et services produits sur le territoire français a progressé de 1,1% en 2015. C’est moins que pour l’ensemble de la zone euro qui, selon le Fonds monétaire international (FMI) dans ses perspectives de l’économie mondiale rendues public le 12 avril, a connu une croissance de 1,6%. Si on considère que la hausse des productions l’an dernier a atteint 1,9% pour le peloton des pays avancés, la France est décrochée.
On pourrait considérer qu’il s’agit là d’un trou d’air dans lequel l’Italie et le Japon sont aussi emportés. Mais ce n’est pas le cas. Alors que le Royaume Uni doit conserver en 2016 une croissance de 1,9% et l’Allemagne de 1,5%, la France ne devrait pas décoller. Il est vrai que, dans ses prévisions d’avril, le FMI a revu en baisse ses prévisions pour tous les pays.
Mais par rapport à octobre 2015, la France est un des pays qui subit l’une des plus fortes corrections alors que les projections pour 2016 demeurent trois fois plus élevées pour la Suède, près de deux fois pour la Grande Bretagne et supérieures de 30% pour l’Allemagne.
Tous ces pourcentages décortiqués au dixième de point près restent bien abstraits. Pourquoi leur conférer une telle importance ? Quelle importance que le Royaume-Uni conforte sa place de cinquième puissance mondiale devant la France ? Quelle importance, même si la France pointait encore au quatrième rang à la fin du siècle dernier ? On peut établir une relation directe entre ces agrégats et les niveaux de vie. C’est d’ailleurs pour permettre des comparaisons qui tiennent mieux compte des conditions d’existence des individus que le FMI et la Banque mondiale ont mis au point une autre forme d’évaluation des PIB « corrigés des parités de pouvoir d’achat » (PPA), ce qui contribue à neutraliser l’effet des taux de change dans ces comparaisons.
Selon cette approche, la France n’apparait plus qu’au huitième rang, selon la Banque mondiale dans ses évaluations pour 2014. Et lorsqu’on s’intéresse, cette fois au PIB par habitant exprimé en PPA, la France ne pointait plus qu’au 24e rang en 2014 selon les statistiques établies par la même institution.
Et si on se focalise sur l’Europe, la Banque de France montre que le PIB français par habitant en PPA est à peine au niveau de la moyenne de la zone euro, et n’arrivait qu’au 11e rang en 2014 de l’ensemble des membres de l’Union européenne.
Ce n’est pas une surprise : le ministère de l’Economie constate que le PIB français décroche depuis 40 ans avec une progression par habitant inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE. Les statistiques et les classements montrent que la progression de la production de richesses en France est moins soutenue que dans nombre d’autres pays. Ce qui impacte très directement l’évolution des conditions de vie des Français.

retraité ou chômeur

PRIVILEGIES, LES RETRAITES?

Il serait impossible ici d’examiner en détail les 35 régimes de retraite qui existent en France compte tenu des différences à l’origine de l’opacité du système. On s’en tiendra donc à la branche retraite du régime général de la Sécurité sociale, gérée par la Caisse nationale d’assurance et qui représente plus de la moitié (54%) du total des retraites servies en France. Soit, en 2012, 101,5 milliards d’euros de prestations versées à 13,2 millions de retraités, pour un déficit de 4,79 milliards d’euros de ce seul régime.

Un rappel, déjà : lorsque toutes les conditions, d’âge et de durée de cotisation, sont remplies pour toucher une retraite à taux plein, le montant de la pension au régime général du secteur privé est fixé à 50% du salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années d’une carrière. Autrement dit, dans la plupart des cas, moins de la moitié des derniers salaires.

Mais, pour la retraite de la CNAV, il existe un plafond : le salaire pris en compte dans le calcul ne peut dépasser le plafond de la Sécurité sociale, soit actuellement 3.086 euros. De sorte que la retraite de base de la Sécu est elle-même plafonnée, actuellement à 1.543 euros par mois. Quel que soit le salaire de référence.

Encore s’agit-il d’un montant brut. En net, on tombe à quelque 1.350 euros. Pas de quoi bambocher, une fois déduites les dépenses contraintes de logement, d’alimentation, d’énergie et de téléphone.

Et tout le monde n’est pas à ce plafond, qui suppose un salaire supérieur à la moyenne française. Rappelons que le salaire moyen d’un actif, aujourd’hui, se monte à 2.438 euros selon la Caisse nationale des Urssaf (Acoss).

Des spécialistes préfèrent se référer au salaire médian, évalué à 1.675 euros en 2010 d’après les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Dans les deux cas, on comprend qu’un grand nombre de pensions de « Français moyens » une fois en retraite sont loin d’atteindre le plafond.

Ainsi, le montant moyen des pensions au régime général, pour des carrières complètes, s’est élevé en 2012 à 1.040 euros, précise la CNAV. Soit aux deux tiers du plafond. Gare aux fins de mois !

Mais puisqu’il s’agit d’une moyenne, de nombreux retraités touchent des pensions moins élevées. Ils sont même plus de 420.000 à se situer en-dessous des 787 euros par mois du minimum vieillesse pour une personne seule et 1.222 euros pour un couple de retraités, et à toucher l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour revenir à ces niveaux. On est bien loin, pour toutes ces personnes, de l’image de « nantis » parfois colportée.

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LE CHOMAGE DE TRES LONGUE DUREE DERAPE, L'EXCLUSION PROGRESSE

Entre août 2008 et août 2009, un an après le début de la crise bancaire, le nombre des chômeurs de très longue durée était passé de 272.000 à 282.000, soit dix mille personnes de plus recensées comme demandeurs d’emploi de plus de trois ans. Ils représentaient alors 7,6% de l’ensemble des chômeurs des catégories A, B et C (chômeurs sans aucun emploi ou en situation professionnelle précaire) en France métropolitaine.

Depuis, la situation n’a cessé de se dégrader. Entre août 2013 et août 2014, le nombre de ces chômeurs de très longue durée est passé de 560.000 à 660.000, soit 100.000 personne de plus. Non seulement cette population a plus que doublé en cinq ans, mais surtout, la progression sur un an a été multipliée par dix !

Et les dernières statistiques montrent que l’emballement se poursuit: cette population portait sur 810.000 personnes fin 2015!

De sorte que ce sont maintenant 15% des demandeurs d’emploi sans aucune activité ou avec une activité réduite, qui sont éloignés du travail depuis trois ans ou plus. Une personne sur sept incrites à Pôle Emploi!

décembre 2016
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